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Liste des sujets

La Nouvelle Eve ( fanfic cross-over )

x-1-alpha
x-1-alpha
Niveau 10
09 avril 2003 à 00:32:04

Eh bien on peut se ballader un peu avant que tout se déchaine.
La vie normale quoi.

isatiscreator
isatiscreator
Niveau 10
09 avril 2003 à 10:02:19

Oki. Mais à mon avis, ça ne doit pas durer longtemps lol

  • Angel of Eternal DAAAAAANTE ( en jean moulant )
SilentFulang
SilentFulang
Niveau 10
09 avril 2003 à 17:01:03

" La vie normale "? Deux mots qui ne vont pas avec Silent Hill. La vie n´est pas normal là-bas lol

isatiscreator
isatiscreator
Niveau 10
09 avril 2003 à 20:53:42

lol

isatiscreator
isatiscreator
Niveau 10
15 avril 2003 à 21:43:28

Bon, je sais, je suis une grosse flemmarde, mais je suis quand même bien contente de cette partie... Elle aura mis du temps à arriver, et elle n´était pas prévu à mon scénario, mais bon...

---------------

Partie 6 : Le désert aux murs sales

Il fait froid, si froid, et tout est silencieux. A travers le brouillard, on ne peut distinguer le ciel. Il règne une lumière étrange, ni claire, ni obscure, presque tamisée, mais terriblement enveloppante. Tout comme le brouillard… La lumière et le brouillard…Deux mains qui se sont refermées sur leur proie, sans lui laisser aucune chance de survie tout en lui laissant de l´oxygène pour la bercer d´illusions. Si froid et silencieux…
Un cœur bat dans ce silence… A chaque cognement sourd et étouffé, la lumière tressaille.
Des larmes qui tombent au sol, au rythme de lointains gémissements… A chaque goutte, l´ombre s´agite.

Si froid et silencieux. Comme un grand désert. Un désert gris et triste. Fait d´uniques bâtisses aux fenêtres muettes et aux murs sans âge, figés dans un décor irréel. Les arbres restent immobiles dans le brouillard. Les portes sont soigneusement fermées. Les voitures sagement garées le long des trottoirs. En fermant les yeux… Un son… Lointain… Qui perce le silence sans vraiment prendre le dessus sur lui… Des vagues… Des vagues qui meurent sur un ponton… Un lac qui gémit sa souffrance et sa soif… Les morts marchent ici parmi les vivants…

Le cœur bat… Mais pourquoi s´entête-t-il ? La lumière se fait de plus en plus mourante sous ses assauts. Pourquoi s´entête-t-il à battre dans le silence et la froideur de sa solitude ? Ses cognements continuent de se répandre. Ils font vibrer le silence. Ils tentent d´éclaircir le brouillard. Mais les larmes les anéantissent. Pourquoi s´entête-t-il dans cette lutte qu´il ne peut pas gagner ? C´est tellement futile. Il attend le sang qui le rendra vivant. Mais le sang a fui, il y a bien des années. Il ne reste que le froid ici. Bercé par le lac. C´est un désert tellement étrange. Il n´y aucun oasis à espérer ici, nul besoin de paroles pour le comprendre. Les morts viennent le chuchoter à l´oreille. Ce n´est qu´une danse macabre. Ce n´est que la Vie.

Le cœur bat. Pour qui peut-il encore lutter ? Pas pour celui qui le mérite en tout cas. Il est incapable de l´entendre battre dans le brouillard. Qu´il se perde dans ce désert et y disparaisse, il ne mérite pas mieux. Mais elle veut croire. Elle, elle perçoit la lumière qui s´agite. Alors, pourquoi ne s´entêterait-elle pas avec elle ? Un peu de chaleur dans ce froid pénétrant, c´est tout ce qu´elle désire. Si elle parvient à la rejoindre, tout ira bien, elle gagnera son foyer, elle le sait. Alors en attendant, elle s´assoit sur un muret et relit encore cette lettre qu´elle aime. Une lettre écrite de sa main. Elle a l´impression de se rapprocher d´elle…

Dans le noir, elle tend son bras vers elle.
Mais elle, elle ne fait que lui tourner le dos. Ses larmes s´écrasent toujours au sol. L´ombre a tout gagné. Mais Laura continue toujours d´espérer.

Elle ouvrit lentement les yeux, encore à moitié endormie. La moto file à toute allure sur l´autoroute sombre. Plus tôt dans la journée, Dante la couverte de son manteau parce qu´elle avait froid. Puis, la nuit est tombée, et Dante roulait toujours. Elle a fermé les yeux juste quelques instants… Elle a entendu la voix de Mary. Mary est toujours triste. Laura remarqua à peine que dans son sommeil, elle s´était lovée contre le torse de Dante. Celui-ci, pour l´empêcher de tomber, l´entourait au possible avec ses bras sans lâcher le guidon. La position était loin d´être confortable pour lui, mais il n´avait pas voulu réveiller la petite fille, redoutant peut-être d´amers reproches de sa part sur son manque de cœur. Laura ne dit rien et resta comme elle était, réchauffée par le corps de Dante. L´air de la nuit était si froid, un tel silence régnait. Ça la rassurait d´entendre un cœur qui battait tout près d´elle. Elle aurait tellement voulu que ce soit celui de Mary… Comme quand elle venait la voir dans sa chambre à l´hôpital, son si beau sourire sur le visage. Mary ne pouvait pas se lever, alors elle allait à côté de son lit et posait la tête entre ses bras aimants, restant à écouter pendant des heures le rythme de sa vie.
Laura ferma violemment les yeux et se serra davantage contre Dante, qui lui jeta enfin un regard intrigué.
–Laura ? demanda-t-il vaguement inquiet. Qu´est-ce qui t´arrive ?
–…
Elle ne répondit pas et n´avait aucune envie de le faire. Il n´insista pas, considérant que si elle voulait vraiment quelque chose, elle le ferait de manière traditionnelle : en l´exigeant.
La petite fille serrait les yeux pour que ses larmes n´en coulent pas. Elle voulait tellement revenir à cette douce époque. Elle rentrerait de nouveau dans la chambre, souriant pour saluer son amie, avant de la rejoindre et d´écouter son cœur. Et Mary lui dirait encore combien elle l´aime… Nerveusement, l´enfant s´agrippa à la fine chemise noire à manches longues que portait Dante. C´est alors qu´elle entrouvrit les yeux et les fixa sur sa main cramponnée au tissu. C´était étrange… Elle sentait une boursouflure horizontale près de son ventre… Comme une sorte de cicatrice… Sa deuxième main, près de son cœur, sentait le même phénomène, mais presque vertical… Une blessure impressionnante… Laura se demanda ce qui l´avait causée… Un peu honteuse de cette découverte, elle retira vivement ses mains et se recroquevilla un peu plus. La moto continuait de se diriger vers Silent Hill, s´enfonçant dans les ténèbres… Et plus ils se rapprochaient… Plus…

…J´entends ton cœur qui soupire, Mary…Seul, au milieu de ce désert…

----------------------------------- A suivre

Dommage qu´on puisse pas mettre les italiques...>_<

Et qu´est-ce que j´aimerai être à la place de Luara dans cette scène... Argh, je dois être maso pour me faire autant de mal...

  • Angel of Eternal DAAANTE !
SilentFulang
SilentFulang
Niveau 10
16 avril 2003 à 02:12:26

Ne désespère pas, un jour tu trouvera ton Dante a toi ! ! ; )
Sinon ton chap valait la peine de se faire attendre ! !

isatiscreator
isatiscreator
Niveau 10
17 avril 2003 à 00:03:38

Mon Dante, je l´ai déjà trouvé mais i lest inaccessible à jamais, snif...

Sinon, pour l´histoire... Ca a mis du temps parce que je suis vannée par les cours. Pendnat les vacances, je devrai retrouver de la force et pourquoi écrire une ou deux parties facilement.

  • Angel of Eternal DAAANTE !
SilentFulang
SilentFulang
Niveau 10
17 avril 2003 à 00:25:08

C cool ! ! J´ai bien hate que la fds arrive moi aussi, un gros week-end de 4 jours. J´ai un test demain mais ca me stresse pas trop ; )
Entk, j´ai bien hate de me délecter de la suite ! !

isatiscreator
isatiscreator
Niveau 10
17 avril 2003 à 23:16:01

Et moi, j´ai hâte de l´écrire ! lol

  • Angel of Eternal DAAANTE !
isatiscreator
isatiscreator
Niveau 10
19 avril 2003 à 18:44:10

Bon, je me suis un peu étendue sur cette partie, mais j´ai pas trop envie de la toucher, je l´aime bien telle qu´elle est. En tout cas, elle aura mis le temps à être écrite celle-là...

---------------

Partie 7 : Pouvoir féminin

Le building se dressait vers le ciel nocturne, sombre et froide tour de métal et de verre anonyme au milieu de ses consœurs. Il n´y restait que peu de fenêtres allumées, c´était ce qu´elle recherchait. Trish regarda sa montre pour vérifier qu´elle respectait bien son horaire : il était 22 heures 30. La tour de Channel 5 était à présent en train de se vider des derniers cadres qui l´occupaient. Seuls allaient rester les gardes de la sécurité. Ils ne seraient pas nombreux, et si elle suivait bien ce qu´elle avait en tête, elle ne devrait pas attirer leur attention. Plus tôt dans la journée, elle avait pris des renseignements sur le bâtiment. Les cassettes entières des reportages étaient conservées deux semaines avant d´être réutilisées dans de nouveaux films. Elles étaient soigneusement étiquetées et rangées dans le bureau de montage au 6ème étage. Le public ne pouvait y accéder. Il fallait trouver un moyen détourné… Opérer la nuit, furtivement, l´air de rien…
Elle jeta un regard sur l´entrée principale de la tour Channel 5, sans sortir de la cachette offerte par la ruelle sombre située juste en face des hautes portes vitrées. Un homme chauve qui se battait avec son attaché-case s´éloignait rapidement, peu rassuré par le calme nocturne de New York. Seul le rez-de-chaussée était encore allumé et elle voyait deux gardes qui discutaient en regardant le cadre partir. Puis ils rentrèrent à l´intérieur en verrouillant les portes. De là où elle était, elle distinguait la silhouette d´un troisième homme. Si ses informations étaient justes, c´était celui que recherchait la jeune femme. Elle sourit, rajusta un peu sa tenue, puis s´engagea dans la rue sans quitter son doux sourire amusé. Il lui tardait de commencer à jouer avec sa proie. Elle ne pouvait lutter contre sa nature profonde…

Il aimait la nuit. La tour était alors vide et calme, reposante, loin de l´agitation diurne qui la caractérisait. Il ne restait ici que lui et ses gars, elle était tout à eux, ils en étaient les maîtres pour quelques heures. John Londgod et Peter Grant s´étaient assis autour de l´une des tables basses et commençaient leur traditionnelle partie de poker. Il se demanda comment ils faisaient pour ne pas se lasser d´un jeu qu´ils pratiquaient tous les soirs depuis 15 ans… Mais après tout, il fallait bien trouver une occupation pour supporter le vide de ces longues heures de veille dans ce bâtiment désert. Pour sa part, il avait un hobby beaucoup plus terre à terre…
Il s´approcha de la petite radio portative posée sur le bureau de surveillance et l´alluma, s´attirant quelques grognements mécontents de ses subordonnés, anxieux de perdre leur concentration. Une douce mélodie de jazz empli le hall. Il s´appuya contre le bureau, le regard se perdant dans la pièce. De hautes plantes vertes entouraient l´entrée vitrée, puis cédaient la place au simple sol couleur marbre impeccablement ciré. On avait disposé le long des murs et au centre du hall des banquettes en cuir noir autour de tables basses portant les couleurs de la chaîne afin que les visiteurs et les journalistes puissent se détendre. Il y avait dans la journée beaucoup de circulation malgré la relative étroitesse de l´endroit, aussi était-on en général heureux de pouvoir s´asseoir lorsque l´on attendait quelqu´un. Le long du mur est, il y avait tout un long bureau derrière lequel s´affairait les personnes chargées de l´accueil ; en retrait, juste à côté des ascenseurs, il y avait le bureau de surveillance des gardes – celui-là même sur lequel il se reposait actuellement. Les mini-écrans vidéos qu´il dissimulait ne montrait d´ailleurs rien d´inquiétant, tout était mortellement calme.
L´homme s´étira en silence. On arrivait à supporter ce boulot ennuyeux parce qu´on était plusieurs. Les gardes étaient toujours en duo pendant les heures de veille, et lui-même, bien que chef de la sécurité, aimait bien se joindre à eux de temps à autre au lieu de rester dans son bureau au 1er étage à vérifier encore et encore que toutes les caméras fonctionnaient. Une seconde équipe de trois gardes faisait une ronde dans les étages. Au moins, ils bougeaient, eux… Il se dit qu´il les suivrait demain soir. De toute façon, en ce moment, il n´avait guère d´autres sources d´occupation et personne n´Attendait son retour chez lui. Il jeta un bref regard à la pendule suspendue au-dessus des ascenseurs : 22 h 40. La nuit ne faisait que commencer… Il se redressa et alla faire quelques pas vers les vitres histoire de regarder autre chose que ces stupides plantes en pot…

Son attention fut tout de suite attirée par un spectacle des plus intéressants : les trottoirs étaient déserts, mis à part une jeune femme qui pressait le pas pour rentrer chez elle. Elle jeta un regard à la vitre sans teint de l´immeuble, offrant ses beaux yeux bleus à la contemplation de l´homme, puis reprit sa marche. Il s´amusa à la suivre de l´autre côté de la vitre. Elle avait une plastique très agréable à regarder, le corps bien proportionné, les jambes longues et fines semblant ne pas s´arrêter. Ses cheveux blonds ramenés en chignon savamment négligé semblaient luire dans la nuit… Elle passa devant les portes et trébucha soudain en avant. Les deux gardes levèrent les yeux de leur partie. La jeune femme portait sa main à sa cheville et semblait avoir mal. Pendant qu´ils rejoignaient leur chef, celui-ci avait déjà déverrouillé les portes pour porter assistance à la malheureuse blessée.
En entendant les portes s´ouvrir, elle leva les yeux.
– Mademoiselle, vous vous êtes fait mal ? demanda l´homme en costume foncé qui venait de sortir de la tour.
– Je… Je crois que je me suis foulée la cheville…
– Je vais vous aider à vous relever… Prenez appui sur mon bras..
Il l´aida et la releva, mais elle manqua de retomber dès qu´il la lâcha. Il la rattrapa en plaçant sans le vouloir la main sur sa taille. La femme ne sembla pas lui en tenir rigueur, se contentant de sourire d´un air gêné.
– Je crois que je ne vais pas pouvoir rentrer chez moi toute seule… Je suis désolée, vous devez avoir du travail… s´excusa-t-elle.
– Ce n´est rien… Pour aider une jolie femme comme vous, on a toujours le temps.
Elle sourit, et l´homme la trouva encore plus belle vue de près. Elle passa un bras autour de ses épaules pour garder son équilibre pendant qu´il la faisait entrer dans la tour dans l´intention de la faire asseoir sur l´une des banquettes. Peter et John refermèrent les portes en échangeant un sourire entendu : leur chef, Cid Quardis, savait décidément y faire avec les jeunes femmes et ne ratait jamais une occasion d´en draguer une…
Cid et la femme s´avançaient vers la banquette la plus proche. Pour garder son équilibre malgré son pas boiteux, elle se serra davantage contre l´homme.
– Je… Mes excuses encore pour vous déranger dans votre travail… murmura-t-elle.
– Je vous ai dit de ne pas vous en faire pour ça, mademoiselle…?
– Trish, susurra-t-elle à son oreille.
– Ahem… Je… Je vais vous reconduire personnellement chez vous, d´accord ?
– Merci… de l´attention que vous me portez pour m´aider… Il y a longtemps que personne ne s´est préoccupé de moi…
– Et votre petit ami…?
– Je n´en ai pas… Je n´habite pas très loin, il suffit que je me repose quelques minutes… Je ne veux pas vous embêter plus…
– …Nous avons une salle de repos, ça vous ira mieux que ce hall…
– Certainement.
Il changea de direction et se mit à avancer avec sa blessée vers une porte près des ascenseurs, qui menait aux escaliers et à des salles réservées au personnel. Dans son dos, il n´eut aucun mal à savoir que Peter et John souriaient comme deux bien-heureux en imaginant la suite du programme de la soirée de leur chef.
– Nous y serons… seuls ? demanda Trish à mi-voix.
– Oui… hésita-t-il à répondre, craignant que la femme ne s´en offusque.
Mais elle se mit soudain à sourire.
– Tant mieux, je pourrai vous remercier de votre aide alors…
Il apprécia le sous-entendu et se dit qu´il avait vraiment bien fait de rester avec les gars ce soir. Du coin de l´œil, il la détailla encore une fois. Elle portait un haut à manches longues, laissant le ventre à l´air, d´une couleur mauve profond très belle, et surtout, il était très largement décolleté, laissant les épaules nues et offrant une vue des plus… intéressantes sur les atours de la jeune femme. Son pantalon, d´un noir profond et luisant, moulait agréablement ses longues jambes, et grâce à ses bottes, elle gagnait quelques centimètres sur son reposoir du moment…
Il ouvrit la porte d´une main et traversa le mini-hall des escaliers pour rejoindre une seconde porte sur laquelle était indiqué : " Réservé au personnel " . Derrière, il y avait un long couloir parcouru de salles ouvertes.
Il déposa doucement sa blessée sur une banquette de la plus grande des salles de repos et s´assit à côté d´elle.
– Votre cheville va aller mieux maintenant que vous êtes assise…
– Grâce à vous et à votre aide… Je vous suis vraiment… très reconnaissante…
Elle avait soufflé le dernier mot, avec une sensualité étonnante. Cid ravala sa salive et se pencha pour prendre délicatement la cheville incriminée. Trish le laissa faire.
– Il va falloir retirer vos bottes pour reposer…
– Peut-être… y´a-t-il un autre moyen de soigner ça…
Il la regarda.
– J´ai… J´ai menti, vous savez… J´étais sûre de vous trouver ce soir… Ici…
Elle n´en dit pas plus, le laissant tirer ses propres conclusions. Un sourire s´afficha sur le visage de Cid, ce qui la rassura. Ils avaient eu la même façon de réfléchir. Elle sentit ses mains s´attarder sur son mollet.
– J´aimerais voir si ce que l´on dit de vous… est vrai, monsieur Quardis, fit-elle d´une voix faussement ingénue.
Elle passa une main derrière sa tête. Il ne la repoussa pas, se laissant faire. C´était exactement ce qu´elle voulait. Il ne s´étonnait plus de ses gestes maintenant qu´il était enflammé comme une braise… Elle amena son visage tout près du sien, tout en relevant un eu son genou.
– …Mais il y a juste un problème…glissa-t-elle en souriant.
D´un geste rapide, elle baissa violemment sa main, faisant cogner la tête d´un Cid ne comprenant pas ce qu´il se passait, contre son genou.
– …Mon fiancé est très jaloux.
Il laissa échapper un petit gémissement avant de fermer les yeux et de s´abandonner contre Trish, qui l´allongea sur la banquette en se relevant.
Les hommes étaient tous les mêmes. Elle le fouilla et finit par trouver son trousseau de passe-partout. Elle laissa Cid au pays des rêves et ressortit dans le hall des escaliers. Grâce à sa diversion, les autres gardes n´allaient pas s´étonner de ne pas voir leur chef revenir avant une bonne demi-heure, il fallait qu´elle se dépêche. Elle gravit les marches quatre à quatre, tachant de se souvenir de la disposition des lieux, avant de finalement s´autoriser à reprendre son souffle sur le palier du 6ème étage. Elle entrouvrit la porte et jeta un regard prudent à l´étage, écoutant le silence avec attention. Visiblement, l´équipe qui effectuait sa ronde n´était pas là, mais peut-être ne tarderait-elle pas…
Elle s´avança dans le sombre couloir, seulement éclairé par la lumière venant de l´extérieur par les fenêtres. Il ne lui fallut que quelques minutes pour trouver la salle de montage qu´elle cherchait. Elle l´ouvrit grâce à son trousseau et s´y glissa silencieusement. Elle alluma la lumière. Les cassettes vidéos étaient bien entreposées dans un immense placard vitré placé face à l´imposant matériel de montage. Certaines portaient une étiquette datée jaune, c´était celles qui l´intéressaient : les cassettes qui seraient bientôt réutilisées, leur reportage étant déjà monté et diffusé sur la chaîne. Elle ouvrit le placard cadenassé et se mit à chercher la date de la veille, la tête penchée sur le côté. Elle trouva finalement celle qu´elle cherchait : " reportage le Grilleur – 20 / 03 / 2003 " et la prit avec elle avant de ressortir de la pièce et de reprendre les escaliers en sens inverse.
Cela faisait une journée que Dante et la petite Laura étaient partis pour Silent Hill, et ses propres analyses des échantillons relevés sur le lieu du crime l´avaient laissée… dubitative. Aussi avait-elle entrepris de les reprendre. Maintenant, elle allait devoir en plus travailler sur la bande vidéo et sur l´endroit où Silent Hill était censée exister… Dante l´exploitait vraiment ! Elle se promit de lui en toucher deux mots dès qu´elle en aurait l´occasion. Elle l´imaginait déjà levant les yeux au ciel, sans souffler mot, attendant que la " colère " se soit calmée avant de conclure la question d´un baiser en lui disant que cela montrait à quel point elle lui était indispensable. Et évidemment, elle ne saurait rien répondre à ça à part un autre baiser… Elle était vraiment faible face à lui…
Perdue dans ses pensées, elle fit vite de retour dans le hall des escaliers. Elle repartit vers les salles de repos, s´assurant au passage que Cid dormait toujours, et elle poursuivit tout droit vers l´issue de secours. Elle eut un peu de mal à l´ouvrir mais y parvint finalement, se retrouvant dans une ruelle derrière le Channel 5. Elle disparut dans la noirceur des ruelles, aussi silencieuse qu´une chatte, devenant ombre parmi les ombres.

Après sa disparition, le bout d´une cigarette brilla dans la noirceur en face de la porte de secours. Le son d´un téléphone cellulaire allumé. Un numéro rapidement composé. Une ombre qui se tourna vers l´endroit où avait disparu sa consœur.
– Oui, monsieur, c´est moi. Une petite souris vient d´entrer sur la scène…

--------------------------------- à suivre

  • Angel of Eternal DAAANTE !
SilentFulang
SilentFulang
Niveau 10
21 avril 2003 à 23:59:14

Je l´ai lu rapidement et, pour ce que j´ai lu, c extra ; ) Je le fait printer et je continue ma lecture ce soir ! !!

isatiscreator
isatiscreator
Niveau 10
22 avril 2003 à 16:39:22

Ce soir, il risque d´y avoir la suite, ça te fera deux chapitres à imprimer lol

  • Angel of Eternal Daaante !
isatiscreator
isatiscreator
Niveau 10
22 avril 2003 à 20:27:41

Je suis très contente de cette partie, qui clôt le prmeier chapitre de " La nOuvelle Eve " . Préparez-vous, il y a de la lecture en perspective ! lol

--------------
Partie 8 : La Wolfen

Il arrêta la moto dans la première station service qu´il trouva après être sorti de l´autoroute, afin de refaire le plein d´essence et de se reposer un peu de sa longue nuit passée à conduire. Un automobiliste déjà à la pompe leva un regard un peu étonné sur ce drôle de couple qui venait d´arriver. Laura, toujours enroulée dans le manteau de Dante, ne s´était pas réveillée et dormait paisiblement, agrippée d´une main à l´homme. Il coupa le moteur de l´Aprilia et resta un instant à regarder dormir la petite fille, à peine redressé pour ne pas la déranger. Laura arborait un semi-sourire paisible, ses cheveux blonds un peu ébouriffés et ses joues rosies par le froid. Elle avait tout d´un ange, cette gamine. Et elle n´était pas si désagréable, quand elle ne parlait pas… Il secoua soudain la tête. Voilà qu´il se mettait à s´apitoyer sur une môme qui l´horripilait avec ses caprices ! Pour le coup, il se serait presque donné une baffe pour se remettre les idées en place. Laura était tout, sauf adorable. Un fardeau qu´il lui fallait bien transporter maintenant…
Il posa la main sur son épaule et la secoua doucement en l´appelant. La petite ouvrit lentement les yeux en gémissant.
– Qu´est-ce qui y´a ? marmonna-t-elle, encore à moitié endormie.
– Il y a que c´est l´heure de se réveiller, gamine. T´as dormi toute la nuit.
– C´est pas un crime, ronchonna-t-elle en frottant les yeux. Et pis, tu n´avais qu´à t´arrêter si tu voulais pas que je m´endorme sur la moto.
– Pour que nous perdions encore plus de temps ?
– …
Laura se redressa. Le soleil était levé depuis un moment déjà, car le temps était doux et la lumière, chaleureuse. Elle jeta un regard à la station service où ils s´étaient arrêtés pendant que Dante descendait de la moto en mettant la béquille.
– Bon, tu peux me rendre mon manteau maintenant ? Ce n´est pas une couverture.
– D´abord, c´est toi qui me l´as donné.
– On a tous des mauvaises idées à certains moments.
Laura lui tira la langue et sauta à terre pour se défaire de l´habit, qu´elle rendit à son propriétaire. Elle l´observa pendant qu´il remettait son bien sur ses épaules, rêveuse. Date avait beau adopter son air bourru et brute, c´était quand même lui qui lui avait donné le manteau hier, en voyant qu´elle grelottait de froid. Et cette nuit, elle se souvenait bien qu´il l´avait entourée au possible avec ses bras pour éviter qu´elle ne tombe… Il n´était pas aussi méchant qu´il en avait l´air au fond. Peut-être arriverait-elle à empêcher qu´il ne tue Mary lorsqu´ils la retrouveraient. Elle repensa à la cicatrice qu´elle avait sentie courant sur le corps de Dante… Elle avait bien envie de lui demander ce que c´était, mais elle sentait qu´il ne répondrait pas. En plus d´être bourru, il était têtu comme un troupeau de mules…
– Laura, je te parle !
– Hum ? sursauta-t-elle.
– Je te demandais si tu avais faim, fit-il d´un air faussement exaspéré en fermant son manteau.
– Oui, je pourrais manger un éléphant !
– On se limitera à des croissants, ok ?
Elle approuva d´un signe de la tête. Il se mit à marcher vers la boutique, bientôt rejoint par une Laura sautillante et qui avait retrouvé son énergie.
– Dis, Dante, t´es pas fatigué ? Tu dors pas ?
– Le sommeil et moi ne faisons pas bon ménage.
– Pourtant, c´est bien de dormir, on peut faire plein de rêves et t…
Il tiqua au mot " rêves " , faisant s´arrêter l´enfant dans son élan. Il ne dit rien et fit comme si de rien n´était, mais Laura comprit que s´il ne dormait pas, c´était justement à cause des rêves… Ou plutôt, ses cauchemars… Quel genre de rêves pouvait vous empêcher de dormir ? Vous effrayer au point de fuir le sommeil comme la peste ? Elle ne le savait pas, mais se prit soudain à avoir honte d´en avoir parlé. Sans vraiment avoir de raisons d´ailleurs, mais elle avait le sentiment d´avoir fait du mal à Dante et que celui-ci allait encore moins l´aimer qu´avant.
Il poussa la porte de la boutique et jeta un regard à Laura qui était restée en arrière.
– Laura ? Tu as vu la Vierge ?
– N…Non…
– Alors viens au lieu de rester plantée là.
– Voui…
Elle se précipita pour le rejoindre, avec un entrain trop soudain pour être crédible. Elle se perdit dans les rayons de la petite boutique. Dante resta un instant sur le palier.
– Jamais je ne comprendrai cette gamine… murmura-t-il.
Il jeta un regard au vendeur, qui semblait partager la même opinion que lui.

Trish frotta ses yeux pour lutter contre le sommeil. Elle s´étira et but un peu d´eau avant de se repencher sur son écran d´ordinateur, où défilaient des multitudes de photos de visages et de blasons. Toujours rien. Il n´y avait vraiment que dans les films que cette méthode de recherche marchait… Au moins avait-elle eu le temps de faire des tests sur les échantillons et ce qu´elle avait trouvé confirmait ses précédents résultats… tout en la plongeant davantage dans la perplexité. Un tel mélange n´était pas possible. Tout simplement. Il devait y avoir une explication logique qui lui échappait encore…
Le téléphone sonna dans l´agence silencieuse, la faisant sursauter. Elle décrocha.
– " Devil Never… " Oh, Dante, c´est toi…
– A qui t´attendais-tu, le Père Noël ?
– Tu es en forme on dirait…
Elle entendit en fond la voix aiguë de Laura.
– Et Laura aussi, à ce que j´entends.
– Malheureusement… Attends…
La voix de Laura vira un peu plus dans les aigus, bientôt couverte par celle de Dante. Silence.
– Bon, elle est calmée, on peut continuer… reprit Dante.
– Que voulait-elle ?
– Dire bonjour… Non, ça va Laura, elle t´a entendue, elle sait que tu es là… Trish, cette gosse est impossible.
– Tu exagères toujours tout. Ça ne te fera pas de mal.
– Je suis vraiment soutenu…
Trish rit de l´autre côté du combiné. Dante sourit. Il aimait bien entendre son rire, léger comme le chant d´un oiseau.
– Pourquoi appelles-tu ? demanda Trish. Ce n´est sûrement pas pour prendre des nouvelles.
– Tu as trouvé quelque chose pour ces types en noir ?
– Je suis dessus, fit-elle en regardant l´écran d´ordinateur. J´ai été emprunter la bande vidéo à Channel 5. Visiblement, eux aussi s´intéressent à ces gus. Il y avait plusieurs passages mixés sur la K7, on dirait qu´ils préparent un reportage sur eux.
– Ils vont passer à la télévision, super. Content pour eux. Moi, ce que je veux, ce sont leurs noms.
– Il faudra attendre un peu pour ça. Tout ce que j´ai, c´est une image sur laquelle leur plaque apparaît. Il y a un drôle de nom dessus, quelque chose comme " Wolfen " ou " Wolfan " . Je fais des recherches dessus, mais vu le nombre de blasons qu´il y existe…
– Une plaque…
Elle entendit un nouvel éclat de voix de Laura. Le combiné fut lâché, et elle perçut des bribes d´un affrontement entre Dante et la petite fille.

SilentFulang
SilentFulang
Niveau 10
23 avril 2003 à 15:56:56

C cool tout cela, tu t donné à fond ! ! J´aime et j´achète lol ! !

isatiscreator
isatiscreator
Niveau 10
25 avril 2003 à 00:51:35

J´essaie d´allier mon style " roman " à un style agréable à lire sur le Net... Contente que ça te plaise, pour toi, ce sera gratuit lol

  • Angel of Eternal Daaante
isatiscreator
isatiscreator
Niveau 10
28 avril 2003 à 21:34:33

Bon, j´ai ton problème Silent : les caractères spéciaux soi-disant... Alors qu´il n´y en a aucun pour cette partie de ma fic... Bref, la partie est prête, mais le serveur n´en veut pas... Comment tu as réussi à lui faire entendre raison, Silent ?

  • Angel of Eternal Désespoir
SilentFulang
SilentFulang
Niveau 10
29 avril 2003 à 18:59:10

J´ai repartie mon ordi et ca a marché, je sais pas pourquoi. D´après ce que j´ai pu hypothèiser ( ca existe pas ce mot là ? ) ce serait une erreur de copier/coller, une erreur temporaire qui se règlerais en repartant ton ordi. J´y connais rien en info mais ca semble être a peu près ca. Entk, réessait sur ton ordi en le repartant, sinon va sur un autre ordi pour tester.

isatiscreator
isatiscreator
Niveau 10
29 avril 2003 à 21:18:59

VEUT PAS MARCHER ! !!! > :( . ...et tout réécrire... 3 pages, c´est trop long, j´aurais jamais le courage T_T

  • Angel of Eternal Dante désespéréeeeeeeee
isatiscreator
isatiscreator
Niveau 10
01 mai 2003 à 22:48:26

J´ai encore la suite à retranscire, garde ta tête encore 2 jours. J´essaie de tout faire ce soir, mais je garantis rien ( j´ai un poil dans la main de la taille de la Tour Eiffel... )

  • Angel of Eternal Dante
isatiscreator
isatiscreator
Niveau 10
01 mai 2003 à 23:40:23
  • surtout, bosser à copier dans la joie ET la bonne humeur...*

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Voilà la suite, j´espère avoir le courage et la force de tout réécrire en une seule fois...

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La panthère baissa un peu la tête et se fit silencieuse sous l´ordre de son maître. Celui-ci se retourna enfin avec douceur et nonchalance. Il repoussa quelques-unes des mèches de cheveux noirs qui lui tombaient sur l´oeil gauche, puis alla s´asseoir. L´homme face à lui avait toujours la curieuse impression de n´être rien face au dirigeant. Malgré son costume strict et impeccable, ce dernier avait de longs cheveux noirs qu´il attachait en queue, tout en veillant à en laisser retomber une partie de sa longue frange sur la moitié gauche de son visage, mettant en valeurs ses yeux aussi dorés que ceux de la panthère. On aurait pu jurer à sa tête qu´il était un jeune tout ce qu´il y avait de plus banal et non qu´il s´agissait de l´un de splus puissants PDG des Etats-Unis. Le dirigeant le regardait avec un sourire effacé sur le visage.
Il se racla la gorge.

- Agent Andrews, monsieur. Je reviens de la mission de surveillance numéro 10.
- Avez-vous rapporté ce qui m´intéresse ?
- Oui, voici la bande vidéo de la tour Channel 5, dit-il en tendant l´objet au dirigeant.
Il la prit avec délicatesse, sans quitter Andrews des yeux. Il daigna ensuite baisser le regard sur la K7 et pianota sur le clavier de commandes devant lui pour dévoiler un écran de télévision caché dans le mur de gauche. Il introduisit la K7 dans le petit lecteur sur son bureau.
A l´écran, apparut un couloir sombre, où étaient alignées des portes fermées. Il avança la bande jusqu´au moment où une jeune femme apparaissait sur le film. Elle avait des cheveux blonds relevés en chignon et s´engouffrait dans l´une de sportes, avant d´en ressortir quelque sminutes plus tard avec une cassette à la main. Il fit rembobiner la bande jusqu´à l´instant de l´apparition de la femme, et mit en pause.
- Rapidité, silence, précision. Une professionnelle qui savait ce qu´elle cherchait, dit d´une voix détachée le dirigeant. Qu´est-ce que notre petite souris a pris ?
- La bande vidéo sur le dernier meurtre, monsieur.
- Ainsi, elle s´intéresse à Eve...

Il leva la main. La panthère répondit à l´appel muet en se levant et en allant lentement placer sa tête sous la main protectrice, qui se mit à la caresser. Les yeux du dirigeant s eperdirent dans ceux de l´animal. Andrews, lui, se sentait un peu mal à l´aise devant le comportement détaché du dirigeant.
- Intéressant. Très intéressant. Je me demande si elle retrouvera Eve avant nous, qu´en dîtes-vous Andrews ? Cette jeune femme à elle seule est plus capable d ele faire que toute votre équipe réunie, il me semble...
- Elle se déplace constamment, nous avons le splus grandes difficultés à la localiser, monsieur... Depuis que l´affaire est publique, la police ne nous facilite pas la tâche, pas plus que les médias.
- Ne cherchez pas à excuser votre incapacité, coupa le dirigeant d´un ton glacial qui le fit frissonner.

Il se leva et se mit face à la baie vitrée, la panthère se frottant à se sjambes affectueusement.
- Vous savez tout comme moi qu´ils ne cherchent pas un vrai coupable, mais juste le suspect idéal. La police de cette bonne ville ne fait que rassembler des indices suffisants pour qu´elle puisse ensuite s´en servir contre le premier venu afin de se débarasser de cette affaire au plus vite. Elle est dérangée dans son fonctionnement tranquille et ne souhaite que retourner à sa tranquillité en éludant les preuves d´un phénomène qu´elle n´est pas en mesure de comprendre ni d´affronter. Quant aux médias, ils s´y enchaîneront tant que cela sera vendeur.

La vidéo du moment