Chapitre 3 : Qui est Alessa ?
Amanda sentit un coup de vent derrière elle alors qu’elle entra dans la chambre. C’était comme si une personne était passé derrière elle et avait claqué la porte. La pièce était minuscule, un rectangle d’environ 3 mètre de profondeur par 2 mètres de largeur. Il n’y avait pas grand meuble, qu’une table avec un présentoir pour un tanto et un katana, des armes japonaises. Mais il y avait ce bruit, comme une succion. Amanda resta calme, cherchant la provenance du son. Mais elle était seule et il y avait presque rien dans la pièce. Pourtant, elle était presque certaine que c’était tout près.
Elle fit un pas en avant, tenta de voir derrière le présentoir, mais elle sentit alors bouger sous ses pas. Le sol en planche de bois semblait vouloir céder soudainement, comme si quelqu’un poussait par en-dessous. La pression fut si forte qu’Amanda tomba à la renverse.
Au plafond, elle vu une silhouette se dessiner. Ça ressemblait plus à une tache de rouille qui s’agrandissait. En peu de temps, la pièce perdait de son charme. L’impression d’un incendie accéléré envahi le cerveau d’Amanda alors qu’elle rampa à reculons vers la porte. Pour se redresser, elle s’accrocha à la poignée et se hissa sur ses pattes. Mais la porte refusait de s’ouvrir. Elle hurlait le nom de Francis, mais elle ne l’entendit pas s’impatienter derrière la porte pour la secourir. Elle avait l’impression d’avoir été coupé au reste du monde. Un nouveau regard vers le présentoir lui fit remarquer que du sang coulait maintenant contre l’objet, comme s’il avait fraîchement été utilisé.
Soudainement, le planché se fissura juste devant le présentoir et forma une sorte de rond sombre où une odeur de pourriture en émana, étouffant Amanda. Regardant comme hypnotisé le néant qui se dessinait devant elle, Amanda s’adossa contre la porte lorsqu’une main pâle, cadavérique, s’accrocha au latte de bois et se hissait vers la terre ferme.
Se fut plus fort qu’elle, lorsqu’elle vie le visage mort, ce regard vitreux, ces long cheveux noir lui tombant le long du visage, Amanda se mit à crier. La fillette qui sortait du trou devait avoir une quinzaine d’année, un corps en formation qui aurait normalement dût être séduisant, mais, présentement, sous cette robe bleu, ce n’était qu’un cadavre. Mais un cadavre qui se levait et marchait vers elle.
-Par les flammes, vous serez tous engloutit. Marmonna la fillette, sans pour autant bouger les lèvres, d’une voix caverneuse, venue d’outre tombe. Votre sacrifice sera ma libération.
Soudainement, alors que la fillette était si près d’Amanda, une main la saisit par les épaules et la força à reculer vers le corridor, la porte de la chambre étant maintenant ouverte.
Ni comprenant rien, Amanda faisait face à Francis, la maison avait reprit un aspect normal. Un rapide coup d’œil vers l’intérieur de la pièce lui permis de réaliser que rien n’avait bougé. Ni le plancher, ni le katana.
-Amanda, qu’est-ce qui vous prend ? Demanda Francis d’un air inquiet en la saisissant par les épaules et en la forçant à le regarder.
-Il … il y avait une fillette ici… une robe bleue, des cheveux noirs… Elle est sortie du plancher et…
-Sortie du plancher ?
Francis s’avança dans la pièce et saisit le Katana qu’il tira de son fourreau et planta la lame entre deux lattes pour en faire un levier. Une partie du plancher se souleva pour en dégager une section.
-Qui a t’il ? Demanda Amanda qui examinait la mine inquiète de Francis.
-Alessa, son corps n’est plus là.
-Alessa ? Qui s’est ?
Francis laissa retomber la section du plancher de bois et rangea le Katana dans son fourreau mais le garda en main. Il marcha alors hors de la pièce et s’adossa contre un mur dans le corridor.
-Alessa n’était qu’une gamine ordinaire, né d’un père inconnu. Sa mère était l’une des membres les plus actives de l’ordre, l’organisation religieuse secrète de cette ville qui voue un culte aux dieux ancestrales. Alessa était une gamine presque comme les autres, mais possédait quelques dons qui faisait peur aux enfants de sa classe et à quelques adultes. J’ignore la nature exacte de ses pouvoirs, mais le culte, qui tentait en vain de réveiller les dieux, trouvèrent la clé en cet enfant. Ils la proclamèrent comme étant celle qui réveillerait le dieu ultime des enfants, celui dont le nom ne peut être connu du commun des mortels, Alessa devait être la mère de Dieu. Seulement, lors de la cérémonie, cela ne se passa pas comme prévu. Ce dieu au mille visages n’aima pas devenir mortel et brûla la résidence dans laquelle ils se trouvaient tous. Peu de membre de l’organisation ont survécu, Dahlia en est l’une des leur.
-Et Alessa ?
-Elle fut gravement brûlé. Ils ont enfermé l’enfant au sous-sol de l’hôpital pendant des années dans un coma… artificiel. Il n’y avait rien d’humain là-dedans, ses blessures ne guérissait pas et elle plongeait dans la démence presque tout ceux qui s’en approchait. Mais elle était faible, la moitié de ses pouvoirs étaient perdus.
-Comment peut-on perdre ses pouvoirs ?
-En s’en séparant. De ce rituel, Alessa divisa son être, inconsciemment, en 2. Un enfant vit le jour et elle fut adopté par un jeune couple. La femme mourut alors que la gamine était en bas age et l’homme décida d’amener sa fille adoptive à Silent Hill quelques années plus tard pour lui expliquer ses origines.
-On dirait un plan trop bien orchestré.
-J’ignore si l’ordre est vraiment responsable du retour de l’enfant, mais, les deux moitiés du pouvoirs de retour à Silent Hill, cela transfigura la ville et créa le monde du rêve d’Alessa. Le monde dans lequel nous sommes présentement est la phase du rêve paisible
-Et je crois que je viens de voir ce qu’était son cauchemar.
-C’est ce que je crains.
-Craindre ?
-Elle choisit ceux qui traverse de l’autre coté.
-Tu n’as pas vu ce que j’ai vu ?
-Il y a 2 façons d’entrer dans ce monde : soit parce que ton subconscient désir te montrer quelque chose, te hanter lorsque tes états d’âmes sombre vers la noirceur ou parce que cette ville t’a choisit.
Il y eut soudainement un bruit de fracas contre les vitres de la maison. À l’extérieur, un semblant de lumière semblait se pointer. Mais ce n’était pas la normalité pour autant, un épais brouillard enveloppait la résidence alors qu’une lueur blanchâtre imprégnait les lieux.
-Le jour se lève. Dit Francis. Ce ne sera plus aussi évident de se promener dans les rues, les créatures vont nous voir.
-Où allons-nous ?
-Je crois que l’école doit être notre objectif. Toute ma documentation s’y trouve, on aura peut-être un moyen de se protéger d’une attaque imminente.
Francis tendit le Katana à Amanda sans dire un mot, s’échangeant un regard de complicité.
-Vous faite quoi comme travail au fait ?
-Je suis historien, je voulais faire un ouvrage sur cette ville. La société historique ne pouvant pas m’héberger pour travailler, j’ai trouvé un local dans l’école primaire. La bibliothèque. De nos jours les enfants ne lisent plus…
Amanda fut la première à marcher vers la porte de sortie et l’ouvrit. Un froid vint alors lui caresser les bras alors qu’elle ajusta le katana à sa ceinture. Le calme plat l’enivra.
Mais il ne fallait pas se fier aux apparences, c’est ce que le regard de Francis semblait lui dire alors qu’il prit les devant, arme en main.
-Je n’ai plus tellement de balles.
-Vous n’en avez pas d’autre ?
-Si, dans mon bureau.
-Vous gardez des armes dans un école primaire ?
-Je vous l’ai dit, les jeunes ne lisent plus. De plus, mon tiroir est bien verrouillé.
Francis se mit alors en route alors qu’Amanda le suivit de près. Du ciel, une fine neige commença à tomber sur elle bien que l’hiver était encore loin et qu’il ne neigeait pas beaucoup à Silent Hill, même en hiver…