Je peux t'accorder la lenteur du jeu, quoi que la mise en scène de départ fut pour moi presque jubilante. Ce qui prouve que les opinions peuvent être diverses et les jugements faussement injustifiés, parfois (pardon pour mon obstination). Mais c'est bien vrai, la suite du jeu, jusqu'à la seconde partie, est lente, vide de sens et d'ambiance et on n'offre que peut d'effets bizarres, dont j'ai mentionné dans l'autre post. En fait, pour moi, le jeu a vraiment bien commencé lorsque je suis arrivé au monde-appartement pour la première fois. On se retrouve dans notre bloque-appartement, de l'autre côté de la porte de notre logement. Il fallu passer par un trou pour y arrivé. Étrange... Mais j'étais loin de m'attendre à cela, et s'en a fait la beauté de l'effet. Ensuite, tout devient plus bizarre autour de soi et l'appartement avec la vue en FPS n'est plus en endroit sûr, car les fantômes l'investissent par des manifestations néfastes et totalement délirantes. Comme l'ombre du jeune Walter dans la penderie, les souliers sur la pas de la porte d'entrée, les visages de bébés au-dessus du coffre à objets, etc. Cette fois, plus de lieux où on peut resprier après s'être fais courir après par des ennemis qu'on ne peut tuer. Ils sont partout et on ne peut les éloigner que par des moyens extérieurs.
On aperçoit Walter adulte pour la première fois. Il nous parle de Eileen et de la poupé qu'il lui a volé alors qu'elle n'était qu'une enfant. Ce qui nous fait se questionner sur l'âge du personnage. Plein de choses étranges arrivent dés lors, des choses qui prennent leur sens et d'autres moins. Mais c'est à partir de ce moment et vers la fin que l'ambience s'impose plus. Autant que Silent Hill 1 commence en force, que le 4ième fini sur une note démente.
Le manque de charisme du personnage est vu comme un point très négatif. Pourtant, cela m'a aider à mieux m'identifer au personnage et vivre et ressentir ses craintes, me mettre dans son état psychologique. Pour le point de vue narration, c'est une formule qui ne s'y prête guère. Mais pour l'espérience, je n'ai même pas pris conscience de cette lacune, tout comme je ne me suis pas rendu compte sur le moment l'absnce de la radio et de la lampe de poche.
Certe, le jeu était plus éclairé et rassurez-vous,vous trouverez ce point-ci sans excuses car je l'ai déploré grandement également.
Je suis d'accord avec toi, et la plus part d'entre-vous, le 4ième n'est pas représentatif de la série. J'ai même entendu dire que l'équipe de Yamaoka voulait partir sur un nouveau nom, un nouveau jeu, mais que les studios ont exigés que le nom de Silent Hill figure sur l'opus. Ce serait logique, mais je ne porte pas crédit à une information que je n'ai réussi à authentifier.
La série vieillit. Et il est normal, tout compte fait, que le fruit sûrisse avec le temps. Ce que je pense, toutefois, c'est qu'il serait pourtant si facile de revenir en arrière et simplement nous plonger dans le noir avec des monstres hideux, une trame sonores épouvantable et peu de moyens pour se défendre. La série pour rebonbir et nous offrir un opus rafraichissant, quoique un peu remâché, à nos papiles avides.
Est-ce que quelqu'un s'est attardé à lire les bandes dessinées de Silent Hill? Elles sont riches en scénario, selon moi, et reprendre quelque chose qui s'en inspire pourrait nous cadrer dans un scénare pas trop mal et mettre tout le reste du l'ambience. Revenons sur le sujet d'Alessa. Puisque Harry n'a pus tuer la déesse, alors comment Heather l'aurait pu? Et si Heather venait a devenir l'ennemi? Ce sont des idées fades, certes, mais elles ne pourraient pas agraver ce qui a déjà été fait. Alors... pro-ambiance et non aux trop ambicieuses inovations, selon moi.