Ma punition est fini ! ! Je peux dire des Jokes mamzelle Isatis ?
" Et je me demande ce que ça veut dire d´être bon, si il y a un genre de compte quelque part avec un crédit, et que t´as le droit de faire du mal à 10 mecs mais qu´au onzième, tu files directement en Enfer.
Et là, c´est peut-être une petite voix qui te murmure au fond de la tête. Et puis, je me demande aussi ce qui se passe quand la voix se casse..."
DEUS EX - L´Ombre de Jacob, chapitre 20
Chapitre 5 : La Lumière des Temps
Partie 4 : Affronter sa Peur, part 1
La conscience de Hrary lui revient lentement. Il s´appuit sur le sol pour se relever, les yeux encore fermés.
Au froid contact du grillage poreux, il sait qu´il est de retour dans cette autre version de Silent Hill, dans ce visage qu´elle revêt quand tombe la nuit. Quand les sirènes de pompiers se lamentent. Il ouvre les yeux. C´est bien ce qu´il pensait. Il est dans une pièce de la taille de Green Lion, mais il n´y a que du grillage et beaucoup de rouille, ainsi que quelques coprs démembrés fixés aus murs par de grandes tiges de métal. Harry ramasse la lampe qui est tombée à côté d elui et regarde mieux le sol en se redressant sur ses jambes.
L´immense blason de Samaël le décore, comme si le grillage avait fondu suite à une grande chaleur. Il est trop tard ici pour intervenir, le démon a tracé une marque de plus. Il fait froid. Très froid. On dirait que les ombres rampent le long des murs quand Harry ne les regarde pas. Il ne perçoit presque plus ce battement étrange dans le grillage, on dirait qu´il devient de plus en plus lointain à mesure que le temps passe.
Il vérifie autour de lui : mais Cybil n´est pas là, il est ici seul... Un peu comme si on l´avait é transporté " d´une quelconque manière dans cet univers sans forme. Il secoue la tête, mais sans arriver à se convaincre qu´il ne fait que rêver.
Ce mensonge, et tous ceux qu´il pourrait trouver, ne fonctionne plus du tout. Maintenant que la réalité de ce qu´il vit s´est ancrée dans son coeur, il ne trouve plus de réconfort dans la moindre pensée. Ni même celles qui lui viennent de Cheryl ou de sa femme, ou... de Cybil. Il ne ressent plus qu´un léger malaise.
Il s´approche de la folie, c´est certain. Il sait de moins en moins vers qui se tourner pour jeter un regard d´espoir, on dirait qu´il s´enfonce de plus en plus dans une profonde mer noire... L´espoir et l´esprit qui lui restent sont si faibles... Et il est si seul pour y faire face. Cybil ne veut pas comprendre, Lisa est déjà terrifiée, enfermée dans son propre cauchemar, Kaufmann a intérêt à ne pas le recroiser s´il ne veut pas mourir et Dahlia l´exaspère avec ses délires bibliques.
Harry s´appuie contre le mur et avance lentement vers la sortie. Que ce qui arrive à Silent Hill soit réel ou ne se passe que dans son esprit, il doit tout faire pour lutter. De toute sa fougue. S´il se laisse dévorer par le désespoir, il ne ressortira jamais d´ici. Jusqu´à présent, il est toujours parvenu à revenir dans le monde " réel " après avoir accompli une action. Tuer Aznac, rencontrer Lisa... Cela ressemble fort aux étapes d´une route. Et celle-ci, s´il faut en croire cette délurée de Dahlia, est sur le point de s´achever. C´est la dernière étape. Mais il ne sait pas ce qu´il doit y faire.
Il sort à l´air libre et respire un instant l´air vicié. Il pleut et il fait vraiment froid, de plus, il a une impression différente des autres fois. Le mauvais regard, si froid, est tout autour de lui. Partout à la fois, dans les murs, le sol, le ciel. Les gouttes de pluie. Et il sent bien une présence derrière ce regard, un être vivant qui l´épie comme jamais auparavant. Il frissonne.
" Vous êtes si différents, je me suis trompée... "
Harry regarde à côté de lui, sur la gauche. Il n´y a personne, mais il connaît cette voix.
- Où es-tu, gamine ? murmure-t-il. Ca faisait longtemps...
" Et si tu allais lui demander de bons conseils, Messager ? " fait la voix avec une ironie que ne lui avait jamais connue Harry.
Dans un sens, cette voix est plus terrifiante que le regard. Harry n´y reconnaît pas l´innocence d´autrefois. On dirait la même voix, mais plus la même personne pour actionner les lèvres.
" A moins que tu ne veuilles crever de froid comme un chien... "
- Gamine, qu´est-ce qui t´arrive ? demande Harry méfiant.
" Harry..."
Cette voix, la voix est douce, bien qu´haletante.
" Ne reste pas ici... La Dernière Aube approche, tu peux encore partir. Tu ne dois pas chercher je t´en supplie... "
Un léger frémissement.
" De toute façon... Quoi qu´il advienne à présent, tu fais partie des ténèbres. " reprend-t-elle méchamment.
La voix disparaît pour de bon. Harry ne l´avait jamais si clairement entendue dans la réalité altérée, mais elle était bizarre.... C´est alors qu´il repense à Lisa, seule dans son hôpital, et à sa fille. Ici, la configuration change donc avec un peu de chance, pourra-t-il rejoindre le lac... Lisa vient d´ici, elle doit savoir.
Il tente de se souvenir de la géographie de slieux et reprend vers l´hôpital. Les rues sont désertes, mais sur les murs sont gravés de grands symboles de Samaël... Ils sont beaux lorsqu´on les regarde... Agréables à l´oeil...
Les murs cèdent la place à un grillage baissé. On dirait un grand magasin. Le grillage est enfoncé quelques mètres plus loin et laisse apparaître l´intérieure du bâtiment méconnaissable. Poussé par la curiosité, Harry se faufile aussi loin que lui permet la devanture cassée, mais l´espace est trop étroit pour qu´il puisse entrer. Il arrive juste, agenouillé, à regarder tout l´intérieur.
Il voit les hauts piliers de béton qui entourent des escalateurs lugubrement immobiles. Ils s´enfoncent dans les ténèbres du premier étage. Des plantes en pots sont crevées ici et là, et les grilles des quelques magasins qu´il aperçoit dans le faisceau de la lampe sont baissées et rouillées à outrance. Il devine plus loin de smembres humains jetés au sol... et il dénote une légère odeur de vanille...
Il remarque soudain quelque chose qui reflète sa lampe. Une télévision d´un grand format, posée devant les escalateurs. Bizarre qu´elle soit posée ainsi...
Un bruit éloigné le fait sursauter. Il vient de l´extérieur, on diriat un bourdon qui s´approche... Il se retourne en partie.
La télévision s´allume avec un crissement.
Harry la dévisage.
D´autres écrans, posés sur les ecsalateurs, contre les murs, sur les bancs en fer, s´allument en même temps. Ils y en a tellement que le hall est blanc de lumière. Mais les écrans restent neigeux et silencieux. On dirait une mise en scène. Harry n´aime pas ça. Soudain, l´image s´éclaircit et devient de plus en plus précise. Il n´y a pas de couleur. Une sorte de pièce carrée apparaît à l´écran, l´image sautille et est de mauvaise qualité. Hary sent son coeur frémir par avance.
Un corps frêle est violemment jeté d´un bout à l´autre de la pièce filmée et s´écrase sans bruit contre le mur le plus à droite. Harry sursaute. L´image aussi. Le corps est celui d´un enfant, qui se recroqueville, les mains sur les épaules. Ses poignets sont bandés. Ses cheveux noirs sont courts, très courts, et l´enfant porte des vêtements d´écolier... L´image saute de nouveau. Et l´enfant relève la tête vers l´image, le visage en pleurs.
C´est Cheryl.
--------------------- Fin de la part 1
OuI!! Je suis libre enfin ! !
Sinon, ta fic est toujours aussi superbe...
Chapitre 5 : La Lumière des Temps
Partie 3 : Affronter sa Peur, part 2
" Quand tu seras allongé seul dans le noir,
Quand tes appels désespérés se perdront dans le soir,
Quand tu n´auras plus la force d´avancer,
Même plus le courage de respirer,
Alors tu sauras que l´espoir que tu poratis,
N´était que l´illusion née
du cauchemar qui t´habitait. "
Harry a la poitrine oppressée, le souffle coupée. Les yeux des téléviseurs le paralysent, le clouent sur place. Devant Cheryl qui pleure, muette, toujours effondrée contre le mur.
L´image se trouble. On dirait que l´enfant murmure.
Une ombre dans un flash. Une hcose indistincte qui s´élève à ses côtés.
L´image saute. L´enfant disparaît de l´écran. Puis y revient. Elle se protège la tête avec ses bras. Un bras de femme se tend vers elle et l´attrape par les cheveux, la tire de force vers le sol.
Plus rien. Juste du noir.
Les écrans se rallument, parasités. Un endroit noir, ou très sombre, comme l´Enfer. Impossible à identifier. Une ombre se détache pourtant du noir. Deux ailes blanches d´ange se déploient soudain. Nouveau saut de l´image, de nouveau, une pièce grisâtre, sans couleur, effrayante. Pas la même que tout à l´heure. Il y a plusieurs personnes qui y apparaissent par intermittences, comme des fantômes, autour de la table centrale. Un corps s´y agite en silence, se débattant, les membres entravés par des fils très fins. Une tâche sombre grossit sous la table.
Les télévisions se coupent brutalement avec un sifflement. Le centre commercial résonne un instant de crissements pénibles de vieux fer sur le point de craquer. La structure tremble. Harry, encore sous le choc de l´incompréhension, regarde bêtement ses mains et le morceau de clôture sur lequel il est agenouillé. Le cognement dans le grillage a repris, plus fort, plus incontrôlable, comme un premisse à une tempête en approche.
Il n´est pas rpudent de rester longtemps ici, on idriat que toute la structure du bâtiment va s´effondrer. Harry s´extrait tant bien que mal de l´ouverture, les genoux tremblants.
Il a peur. Ces images bizarres montraient bien Cheryl, il en est certain. Et on lui fait du mal. Beaucoup de mal. Il doit se dépêcher de la retrouver. Il doit se concentrer sur Lisa. Il repart vers l´hôpital, un malaise lui embrumant un peu l´esprit.
Les télévisions du centre commercial se rallument en silence sur la pièce noire. Les deux ailes d´ange blanches y brillent toujours. Les écrans implosent brutalement en chaîne.
" C´est ça, Harry... "
Les cris plaintifs du bâtiment redoublent.
" . .. Retrouve le Démon... "
Seule la télé centrale, posée devant les escalateurs, reste intacte. Deux yeux blancs s´ouvrent entre les ailes, envoûteurs et doux comme la neige.
" . .. Et alors, tu verras Dieu..."
Une porte a été ouverte brutalement. Lisa croise les bras devant elle et s´éloigne de la porte d´entrée de la salle, craintive, juste avant qu´elle ne s´ouvre...
Elle pousse un cri et ferme les yeux, éblouie par la lumière qui a jaillit brutalement.
- Du calme, c´est moi, Lisa ! C´est Harry !
- Ha... Harry ?
Lisa ouvre les yeux doucement, s´assurant de l´identité de l´interlocuteur. Elle le reconnaît vite et s´approche d elui, se retenant de lui sauter au cou.
- Oh, vous m´avez fait peur, je pensais que c´était... En fait, je ne sais même pas ce que je pensais que c´était... mais je suis bien contente de vous revoir, Harry. Vous êtes revenu, vous avez tenu votre promesse... Vous avez retrouver votre fille, n´est-ce pas ?
- . .. Pas vraiment... Celui qui la retient m´a clairement fait comprendre qu´il la martyrise et que je dois faire vite.
- Mais alors...
Lisa s´éloigne de Harry, méfiante.
- Pourquoi êtes-vous revenu dans ce cas ?
- J´ai besoin de votre aide, Lisa. C´est à propos de la ville, de Silent Hill. Je veux aller au lac, vous savez comment faire ?
- La route...
- Non, elle est détruite, sans aucun doute. Il y a bien un autre moyen, uen autre voie qui serait... disons, cachée.
- . .. Eh bien... Vous savez, Silent Hill est une si petite ville... La seule autre route qui mène au lac, c´est celle du sud, mais on ne peut pas l´atteindre d´ici...
- Réfléchissez, il y a forcément un...
- Harry ! Je fais mon possible, mais je vous dis qu´on ne peut PAS faire autrement que de passer par Bachman !
Lisa lui tourne le dos et se prend les bras dans les mains, agitée de frissons. D´un coup, elle ne se sent pas à l´aise avec Harry. Il le sent.
- Désolé, Lisa, je... je ne sais pas ce qui m´a pris... s´excuse-t-il maladroitement. Je suis si fatigué de courir de partout après une ombre...
Harry va s´assoir lourdement sur la chaise qui n´a pas bougé de devant le lit sale. Il passe une main dans ses cheveux, l´air profondément désespéré.
- Silent Hill va me rendre fou, Lisa... Je n´en peux plus... Toutes les pistes, tous les chemins menant à ma fille sont détruits, tous les indices me sont cachés, je ne sais plus quoi faire...
- Pourquoi vouliez-vous aller au lac ? demande l´infirmière sans se retourner.
- Ma fille s´y dirigeait. Une personne... Une amie l´a vue.
- Il y a quelqu´un d´autre ici ?
- Non, je ne pense pas qu´elle soit " ici ", comme nous... Enfin, je l´espère... Toujorus est-il que je dois aller au lac pour chercher mon enfant, et que je ne peux pas m´y rendre...
Lisa semble réfléchir et se retourne enfin vers l´homme. Elle s´assoit face à lui.
- Le lac n´est pas un bon endroit, Harry. Mieux vaut que vous n´y alliez pas, même si vous trouvez un chemin détourné...
- ?
- Oui... Il y a... des rumeurs enville, depuis longtemps, sur cet endroit... On dit que les nuits sans lune,si on regarde vers le sud... on peut voir les spectres des gens qui se sont noyés dans ses eaux, marchant parmi les vivants... Et aussi... que les barques se renversent facilement sur ses eaux, que le lac fait se noyer les gens...
- Fadaises ou superstitions.
- Peut-être, mais le lac est vraiment malsain... Il ne faut pas aller là-bas...
- Lisa, dîtes-moi comment y aller quand même, je sais que vous connaissez un chemin. Je vous en supplie. Je ne crois pas à de vieilles légendes poussièreuses et je suis très pressé...
Lisa le regarde dans les yeux. Des yeux tristes, mais sincères. Et surtout déterminés. Harry pourrait être capable d´aller chercher seul le moyen de rejoindre le lac...
- Très bien... La seule voie qui me revient, ce serait par les égouts... Ils sont vieux, mais je crois savoir qu´ils traversent tout le sous-sol de la ville sur des kilomètres... Mais n´y allez pas, écoutez moi Harry ! Restez plutôt ici, je... je pourrais... Ou vous aussi...
- Je ne peux pas reculer maintenant, Lisa.
Harry se lève de sa chaise.
Pendant un court, très court instant, il lui semble que les murs autour de lui deviennent flous, mais l´effet s´estompe immédiatement.
Un tremblement de terre violent secoue soudain l´hôpital. Lisa et Harry tombent à terre. Une odeur de vanille se répand dans la pièce, le bourodnnement lointain se fait de nouveau entendre... Puis tout se calme. Harry hésite un instant, se relève et aide Lisa.
- Mais qu´est-ce que c´était ?
- Je ne sais pas... Lisa, vous êtes sûre d ene pas vouloir m´accompagner ?
- Sans façon, je préfère rester ici... Je... Je sais que je ne risque rien ici...
-... Alors, continuez à m´attendre, je reviendrai à nouveau. Je vous le promets. J´ai comme dans l´idée que les... choses accélèrent à présent... Je ne serai pas long.
Lisa se colle à Harry et l´étreint longuement.
- Par pitié, Harry...murmure-t-elle dans un souffle, des larmes coulant sur ses joues. Faîtes vite... Ma peur m´étouffe de plus en plus... Faîtes vite...
Harry se libère de l´étreinte de Lisa avec un léger soulagement. Depuis la mort de sa femme, personne ne l´avait approché de si près, et il se sent mal à l´aise. Mais il ne laisse rien paraître pour ne pas affoler la jeune femme plus qu´elle ne l´est déjà.
Il lui fait un signe de la victoire et ressort de l´hôpital.
Devant le portail, il s´arrête et respire l´air lourd. L´odeur de vanille est toujours là, assez forte. Il se retourne un instant et regarde les murs noircis de l´hôpital... De nouveau, il perçoit un effet de flou bref... C´est étrange... Les choses s´accélèrent en effet... Le Démon doit être vaincu, qu´il soit ou non le Messie attendu par Dahlia.
Un chant enfantin le tire de sa réflexion. Une enfant chantonne, sa voix claire ressemblant à celle spectrale. Harry cherche de tous côtés et aperçoit soudain la silhouette fluette d´un blanc pâle qu´il a déjà vue dans l´hôpital et en ville. Mais cette fois, le flou regresse, se solidifie, prend forme. Une forme humaine, d´enfant... La forme est de l´autre côté de la rue, à droite de Harry. Elle se tourne brutalement vers Harry, sa tête formant un angle bizarre avec le reste du corps. Il ne distingue pas ses traits, encore effacés. Sans un bruit, l´apparition disparaît en sautillant dans l´impasse derrière elle. Il fait quelques pas incertains...
" Tous les indices ne te sont pas cachés... reprend la voix spectrale. Elle a toujours son ton bizarre, un peu rauque. Seulement, ils sont si près de toi... Tends la main, ouvre les yeux, et ils seront tiens... Harry...A moins que tu ne veuilles pas la sauver ? "
De nouveau, le silence lourd. Si la forme est un indice, Harry ne peut l´ignorer. Il préfère se fier à la voix, même si elle a changé depuis quelques temps, devenant plus austère - mais pas hostile. De toute façon, il n´a guère le choix. Il ne tient pas à aller dans les égouts dans ce monde-ci... Il doit achever "l´épreuve", meêm s´il a du mal à en saisir le sens. Il court à la suite de la silhouette dans l´impasse.
Parfois, je me demande si l´on réfléchit correctement, de la bonne façon. Vous comme moi, nous basons notre pensée sur des préceptes appris, mais si tout ça n´était que du vent en fin de compte, hein ?
Qu´est-ce que la Bien, le Mal ?
La Mort, la Vie ?
Les Vivants, les Non-Vivants ?
Les Esprits... et les Humains ?
Juste ce que l´on nous a appris... et peut-être que c´est cela qui a perdu Silent Hill et tous ceux qui se sont retrouvés empêtrés dans son filet...
. .. Tu n´est pas d´accord avec moi, Harry ?
------------------------- Fin de la part 2
Super ce chapitre ! ! Je l´adore ! T´es vraiment une maître du suspense et de l´horreur ! !
Merci, mais tu es beaucoup plus doué que moi dans ce domaine. Tes Lisa, Francis et Amanda sont si vivants, c´est dingue.
Et je n´ai pas trop envie de décrire la mite que l´on rencontre dans le jeu, j´ai dans l´idée de trouver quelque chose de plus mystique, mais j´ai du mal... Enfin, résultat de mes recherches ( ou de mon inspiration ) demain ( enfin, je l´espère ) . ^^
J´attend le fruit de ton inspiration avec impatience ! !
Dis-moi Silent... C´est moi ou le forum est bien mort en ce moment ? Serait-ce le syndrôme Silent Hill qui fait des siennes ? ?
Chapitre 5 : La Lumière des Temps
Partie 4 : Affronter sa Peur, part 3
Ô Anges Divins ! Etendez vos ailes vers le Ciel
En ces tristes heures où la Terre appelle !
Ô Dieu rayonnant assis sur Ton trône d´éternel,
Entends tes enfants qui pleurent contre le Tyran !
Car en ces Temps difficiles,
Nulle chose n´est plus fragile
Que le maigre espoir qu´ils placent encore en Toi
Il poursuit dans la sombre ruelle, tâchant d´éviter les trous du grillage grâce à la lampe. La rouille s´étend en longues traînées sur les murs, une odeur de brûlé émane de dessous le sol, de cet espace noir et profond que l´on peut voir à travers le grillage. Peu à peu, alors qu´il touche à la fin du boyau, le grillage cède la place à un vieux béton souillé. Harry s´arrête, le souffle presque suspendu.
L´ombre blanche fantomatique est assise au pied du mur scellant le passage. Les contours en sont encore fuyants, mais elle a bien la forme d´un enfant de moins de 10 ans. Sa lumière semble régresser progressivement, à mesure que les ténèbres alentours grandissent. Harry fait quelques pas. L´ombre tient un livre sur ses genoux, mais c´est étrange : Harry voit ses mains et ses jambes à travers le livre, il devine le mur à travers la forme, qui ne le regarde même pas. Ce qui pourrait lui servir de bouche semble bouger, mais aucun son n´en sort. Il fait un pas de plus pour se rapprocher de l´ombre qui devient presque nette... mais elle s´efface littéralement. Il est de nouveau seul dans le boyau décharné. Un authentique fantôme, cette ombre ? ... Harry ne veut pas trop y croire... Mais elle l´intrigue. A nouveau, il a senti son coeur être serré de tristesse et de douleur à mesure qu´il s´approchait...
L´odeur de vanille devient plus forte. Le bourdonnement, plus fort que jamais, passe au-dessus de lui. Un courant d´air secoue Harry. Dans ce ciel noir, il y a quelque chose de vivant qui appelle...
Cybil se frotte les bras. La nuit est tombée brutalement quelques minutes plus tôt, alors qu´elle arpentait Bachman à la recherche d´une maison ouverte ou d´un quelconque passage pour traverser vers le lac. La disparition de Harry l´inquiète. Elle a fouillé le magasin d´antiquités de fond en comble, mais elle n´y a trouvé aucun passage ou mécanisme secret. L´écrivain s´est juste volatilisé. Et ensuite, il y a eu cette nuit soudaine et plus froide que la mort, et ce silence inquiétant, étouffant, partout en ville. Pour s´éclairer, elle n´a qu´une petite lampe trouvée dans le magasin, mais sa lumière clignotante et orangée montre qu´elle ne tiendra plus longtemps. Elle marche encore, traverse le gouffre par un morceau de béton intact et continue, jusqu´à passer devant l´église balkanique. Elle frissonne. Le bâtiment est lugubre, dressé au milieu de la nuit.
Elle réfléchit aussi, depuis qu´elle a revu Harry. C´est vrai, elle n´a pas dit tout ce qu´elle savait ou avait vu. Elle n´a pas parlé de cette fille qui était soudain apparue en plein milieu de la route, la forçant à foncer dans le bas-côté pour l´éviter ; de cet espace d´animal bizarre à qui il manquait la cage thoracique et qui lui avait mordu l´épaule. Ni de ces autres créatures à moitié humaines qu´elle avait préféré fuir. Ni de cette nuit bizarre qui tombe par vague sur la ville. Et encore moins de ce regard pressant qu´elle sent en permanence dans son dos quand elle venait... Plein de désir malsain, d´envie, de haine et de colère. Quelque chose de noir et rampant, détestable. Mais lorsque Harry était là, elle se sentait bien... Ils n´auraient pas dû se séparer.
La douleur à son épaule reprend. Le mauvais regard aussi. Et elle continue de marcher, seule, dans la ville déserte, un pistolet à la main. Si elle veut revoir Harry, elle doit absolument rejoindre le lac. Et elle y arrivera.
Cybil, Cybil... Un curieux personnage s´il en est. Quand je l´ai vue, comment dire... Quelque chose que je pensais ne jamais éprouver a jaillit en moi... Un bouillonnement, un emportement violent... Quel mignon visage rond, quels yeux pétillants, quelle peau... hum, si douce peau... Je me rappelle encore la sensation, de cet instant magique autant que profitable où j´ai caressé cette peau de pêche... Cybil... Douce Cybil, si tu savais... De tout ce qui est arrivé à Silent Hill à cette époque, de tous les troubles, tu es la seule chose que je regrette, la seule perte qui m´affecte à présent. Parce que je me dis que... j´aurais dû te sauver, toi aussi... Pour toucher encore ta peau de bébé...
Harry ressort sur ses gardes de l´impasse et regarde vers le ciel, fusil prêt à agir. Il lui reste peu de balles, mais il sent qu´il va en avoir besoin. La masse vivante se déplace dans le ciel, il perçoit l´air qui bouge, le bourdonnement, l´odeur d evanille qu´elle laisse derrière elle. Ca erre comme un corbeau, mais ça sait que l´humain est là.
Un cri perçant. Deux yeux blanc surgissent de l´ombre, bientôt suivis du corps. Harry évite de peu l´immense bête. Elle s´écrase au sol, fait un roulé-boulé et redécolle immédiatement, mais en restant au niveau du sol.
C´est un gigantesque dragon, semblable à ceux que Harry a pu voir sur des enliminures japonaises. Il est bien aussi grand qu´Aznac, sinon plus, mais il a un aspect étrange. Son corps rouge sang est parcouru de tatouages innombrables noirs, fait de lignes et de courbes compliqués. 4 cornes noires irisées s´élèvent de son crâne et une longue crinière parcourt son dos. Ses ailes n´apparaissent pas. Sur le torse, il porte un médaillon tatoué, où Harry reconnaît la Marque de Samaël. Un autre de ces Chiens... Ou plutôt de ses Loups. Ils en ont la combativité et la fougue...
Le dragon pousse un nouveau cri et disparaît dans le ciel. Harry sait que face à cette bête, il n´a aucune chance. Il court pour se réfugier à l´hôpital...
Le dragon réapparaît et défonce le grillage derrière lui. Le choc fait tomber Harry à genoux. Le monstre disparaît dans la noirceur, mais on entend toujours ses feulements-grignements qui se propagent... Harry se relève et prend le pistolet de sa poche. Deux armes valent mieux qu´une. Sans quitter le grillage des yeux, il avance le plus silencieusement possible vers l´Alchemilla... Alors qu´il atteint le portail, le Dragon Rouge surgit de nouveau du sol, vif comme l´éclair. Dans un cri, il défonce le grillage et va vers le ciel.
Harry retombe encor,e mais il a le temps de tirer plusieurs fois avec le pistolet. Le Dragon hurle et va s´écraser contre la façade du bâtiment. Il s´accroche rapidement avec ses puissantes pattes à deux doigts et agrippe sa longue queue au toit. Il redresse la tête et hurle vers Harry. Cette fois, l´humain voit les ailes du monstre. Deux ailes, d´un blanc sale, aux bords parcourus de ce qui ressemblent à des lames brillantes.
Le Dragon agite soudain les ailes tout ens ´accrochant solidement à l´hôpital. Les lames se détachent et fondent droit sur Harry, qui ne les évite qu´avec beaucoup de peine. Puis, le monstre redécolle encore et disparaît dans la noirceur. Quelques instants plus tard, un puissant tremblement secoue le grillage. Harry sait que le Dragon Rouge vient de se poser et avance sur lui. Mais ses balles n´ont pa sl´air de lui faire grand chose, la panique et la peur montent en lui. Les deux yeux de l´animal apparaissent, le Dragon se met devant la lumière d ela lampe, et il semble encore plus grand. D´une seule bouchée, il pourrait bien dévorer Harry. L´humain tire une nouvelle fois, sans résultat autre que de faire hurler le fauve.
Il essaie de mordre. Ses mâchoires claquent tout près de Harry et emporte le p.38. Le Dragon l´avale et se fixe sur l´humain. Un grognement rauque s´élève de sa gorge. Harry tombe à la renverse en butant sur du grillage. Il est coincé entre deux gouffres et un dragon, il ne peut pas s´échapper...
Le fauve le sait. Il s´approche, ouvre la gueule.
Non, Harry n´abandonnera pas. Cybil, Cheryl, Dahlia comptent sur lui... Aussi désespérée que soit la situation, il se battra, d´une manière ou d´une autre. Le Dragon semble rapeticir un peu devant l´homme qui se relève, le plus fièrement possible, fusil à la main.
Des sirènes de pompiers résonnent soudain. Le DRgaon Rouge se redresse de toute sa longueur, siffle et va pour retomber sur Harry...
Mais le temps semble ralentir... Les mouvements du Dragon sont lents, les siens également, tout devient de plus en plus flou et incertain... Il lui semble que le Dragon hurle vers quelque chose ou quelque´un sur le toit de l´hôpital... Il est si fatigué d´un coup, alors que les ténèbres deviennent d´une blancheur éblouissante... Sur le toit de l´hôpital... Il y a une petite forme... Ou deux... C´est si blanc... Deux petites filles côte à côte....
Enfin, je m´en suis débarrassée, c´est pas trop tôt... Pourquoi plus personne ne vient ici ? C´est tout triste sans personne...
Je viens juste de me rendre compte que Angikuni a été découverte déserte en novembre 1930, et que j´ai fait brûler SH en novembre 1992... Le même mois, par le plus grand des hasards. Comme quoi, les coïncidences. lol
Oups, je file. Marcel Galéa ( mon prof bien-aimé d´informatique ) est en train de nous faire un speech hautement intéressant ( bien évidemment ) .
J´espère que la tranquilité du forum est temporaire ! ! C vrai que c mort depuis quelque jour, moi-même je suis venu rarement à cause du début de session, mais je vais revenir plus souvent... je dois continuer ma propre fic... il n´est pas question de l´abandonner ! !
Ben espérons-le, parce que si ça continue, il y aura bientôt des toiles d´araignées sur les pages du forum... lol
En tout cas, peu importe le silence, je suis comme toi, je n´abandonnerai pas My Heaven. Surtout que j´approche d ela fin, que je me suis défoncée à planifier les évènements et à créer un Samaël... mimi comme tout. Sur ce, poursuivons la plongée en Enfer...
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Chapitre 5 : La Lumière des Temps
Partie 5 : Comprendre le Mal
part 1 : Le Cantique aux Morts
Hors de la vue
Hors de l´esprit
Hors du temps
Pour décider
Courons-nous ?
Dois-je me cacher ?
Pour le repos
De ma vie...
30 minutes - TATU
- Harry, réveille-toi...
Ses yeux s´ouvrent lentement. Il a la tête qui tourne. Le doux visage de Lisa est penché sur lui, inquiet.
- Li... Lisa ? murmure Harry. Qu´est-ce...
- Chut, calme-toi, fait Lisa en lui passant une main sur le front avec douceur. C´est fini maintenant. Tout va bien.
- Il y avait ce dragon et...
- Tu as fait un mauvais rêve, Harry. Mais tu ne crains plus rien, tu es avec moi en sécurité.
Harry se redresse doucement. Il est bien dans la salle d´examens de l´hôpital, allongé sur le lit crasseux. Lisa le couve de son beau regard bleu, mais elle semble différente des autres fois où il l´a vue. Plus calme... Presque comme si elle était sous morphine...
- Quand tu t´es évanoui, j´ai eu peur, et ton sommeil était agité.
- Je me suis évanoui ?
- Oui, il y a une heure au moins. Tu me parlais de choses bizarres à propos du sous-sol.
Il réfléchit. Il a bien été au Green Lion, il a vu Cybil, il a affronté ce dragon rouge...
- Mais tu sais, continue Lisa comme si de rien n´était, il y a des tas de choses bizarres à Silent Hill.
Harry la regarde. Elle est assise sur la chaise, les mains posées sur ses jambes. Elle est très belle, avec ses yeux perdus dans le vague. Ainsi pensive, elle lui fait penser à Cybil. Elles ont un peu la même lueur dans les yeux quand elles réfléchissent. Il se tourne face à elle.
- Comme ces histoires sur la lac, c´est ça ?
- Un folklore très ancien... Mais pourquoi voulais-tu me parler du sous-sol ?
- Pour rien... rien d´important... Ca peut attendre.
Harry se frotte les yeux et se tient un instant la tête. Il a l´impression que les murs bougent autour de lui, qu´ils s´estompent une seconde avant de reprendre leur place. Et Lisa est parfaitement détendue... Il y a une lointaine odeur de vanille.
- Lisa... Je suis un peu perdu... Je ne sais plus trop en j´en suis...
- Pour ta fille ?
- Oui...
Il baisse la tête.
- Je n´y arriverai pas, je le sais... Je ne la retrouverai jamais...
- Ne dis pas ça.
- Mais c´est la vérité. Je ne peux pas lutter contre ce qui est à l´oeuvre dans cette ville...
- Tant qu´il y aura une aube, il y aura de l´espoir.
Harry relève brutalement la tête et la dévisage.
- Une aube ? Ce n´est pas le soleil qui me rendra ma fille ! Et d´ailleurs, il pourrait bien n´y avoir plus jamais de soleil !
- Que veux-tu dire ?
- On m´a dit que tout serait perdu si l´aube se levait avant que je n´ai arrêté ce qui est à l´oeuvre. Mais j´ai échoué. Je suis bien enclin à croire que le soleil ne se lèvera plus maintenant.
- La nuit n´est pas encore passée, il te reste encore du temps. Qui t´a parlé de la Dernière Aube ?
Le ton de Lisa est devenu suspicieux tout d´un coup.
- Dahlia. Dahlia Gillespie.
- Cette vieille folle...
Lisa soupire.
- Tu ne dois pas l´écouter, elle ne fait que répandre des mensonges et sa folie autour d´elle.
- Tu la connais ?
- Tout le monde ici la connaît. A commencer par Kaufmann. Ils étaient souvent ensemble avant l´incendie de 1992. Mais après ça, Dahlia est devenue dingue.
- A cause de Kaufmann ou de l´incendie ?
- L´incendie, je pense. Sa fille y est morte.
- Sa fille ?
L´esprit de Harry est embrumé.
- Ne pas s´approcher de Dahlia, tout le monde sait ça. Elle... Elle est étrange, avec ses vieux bouquins de magie... Elle parle toujours de l´ancien temps, lorsque Silent Hill était encore jeune... Des pratiques qu´on y faisait...
- De la magie ?
- Des sacrifices, à ce qu´il paraît.
Les yeux de Lisa brillent bizarrement lorsqu´elle prononce ce mot. Un frisosn parcourt le dos de Harry.
- Des orgies, des sabbats, que même les sorcières fuyaient. Un grand patron noir, voilà ce qu´on raconte. Mais depuis les accidents, plus personne ne veut en parler. Je me souviens de ce que disait mon grand-père. Tout le monde avait peur à cette époque, mais tout le monde participait. Et se mettait à y aimer.
- Des accidents dis-tu ? De quel genre ?
- Du genre bizarre. Aux causes inexpliquées.
- Ceux du maire et des promoteurs ?
- Tu es au courant ?
- Un peu.
- Ils n´auraient pas dû bouleverser Silent Hill. Ils n´auraient pas dû réveiller les veilles peurs et les anciennes pratiques. Ils n´auraient pas dû déranger ce qui y dormait...
- . ..
Harry n´ose pas ouvrir la bouche. Il est en train de réaliser qu´il connaît la réponse.
-... Samaël ? articule-t-il difficilement.
Lisa se redresse brusquement, agitée d´un frisson.
- Quoi ?
- Ce qui dort à Silent Hill, c´est... Samaël ? répète Harry sans vraiment le vouloir.
Lisa se lève brutalement. Elle en fait tomber la chaise. Harry sursaute. Le mal de tête reprend.
- Je ne sais pas ce dont tu parles. Tu dois être en train de devenir fou ! C´est humain ! Je sais que ça l´est !
Il fait de plus en plus noir.
Harry s´étend sur le lit pour essayer de faire passer son malaise, mais il se sent de plus en plus mal. Lisa continue de le regarder, frissonnante.
Et finalement, ses yeux se referment, comme s´ils étaient faits de plomb.
- HARRY ! !!!!
Il se réveille en sursaut. Le froid mordant le frappe tout de suite.
Cybil est au-dessus de lui, les mains sur ses épaules. Il neige, mais il fait vraiment très sombre. La nuit ne s´est pas encore retirée, alors ; il reste bien un maigre espoir...
- Nom de Dieu, vous ne pensez vraiment qu´à dormir lorsque le moment est mal choisi ! peste Cybil, toujours assise sur lui.
Elle le secoue violemment.
- Ca fait 4 heures que vous avez disparu ! Et quand monsieur réapparaît, pas moyen de le réveiller, c´est du sérieux ! Vous pourriez être mort maintenant si autre chose vous avait trouvé avant moi !
- Cy... Cybil, calmez-vous, vous me faites mal ! Vous pouvez me laisser respirer ?
Elle se relève précipitamment, le rouge aux joues. Harry s´assoit.
- Comment êtes-vous sorti du magasin, Harry ? !
- Je... Vous me croiriez pas. Mais dîtes-moi plutôt où nous sommes.
- Sur Bachmann.
Elle tend le bras vers l´ombre.
- Le lac est à 800 mètres.
- Comment avez-vous traversé ? Et comment je suis arrivé là ?
- Pour le passage, je me suis débrouillée. Mais vous, vous étiez déjà là. J´ai cru que vous étiez mort quand je vous ai trouvé, alors... Mais quand je vous ai examiné, j´ai vu que vous respiriez encore, alors j´ai voulu vous réveiller. A ce propos... Désolée pour le coquard...
- Le quoi ?
Harry se touche le visage. Son oeil droit et son contour lui font mal.
- Comme en vous appelant ça ne marchait pas, j´ai essayé par la force... s´excuse Cybil. Un peu de glace, et il n´y paraîtra plus rien, ne vous inquiétez pas.
- Pfff..... Ce n´est pas un oeil au beurre noir qui pourrait me paniquer... C´est autre chose qui m´inquiète...
- Votre fille ? Vous verrez...
Elle lui pose une main sur l´épaule.
- On la trouvera si on s´y met tous les deux. Plus question de faire cavalier seul, chacun de notre côté.
- Vous voulez me suivre ?
- En quelque sorte. Vous escorter serait plus juste.
Il pose une main timide sur la sienne.
- Merci... Merci Cybil.
-... Bon, allez, debout maintenant.
Elle l´aide à se relever et lui tend le fusil.
- On a du pain sur la planche. Il y a à peu près 2 heures que la nuit est tombée, mais cette fois, elle ne semble pas anormale. Mais j´ai un mauvais pressentiment.
- Vous avez raison. Dahlia dit que nous devons retrouver ce qui est la cause de ce bordel avant l´aube.
- Il y a un auteur aux monstres et aux disparus ? !
- Vous croyez aux monstres maintenant ?
- J´y suis bien forcée... Mais si vous me sorte qu´il y a le Diable là-dessus, je vous enverrai sur les roses, compris ?
- Dans ce cas, je ne vous le dirai pas.
Harry se met à avancer, suivi par Cybil. On entend le lent mouvement des vagues au loin, bien qu´il n´y ait pas de vent. Et il fait vraiment froid. La neige forme un maigre coussin au sol, suffisant pour garder leurs empreintes.
- Je n´ai encore rien vu ni entendu de suspect ici, explique Cybil, mais ce n´est que temporaire. Après votre disparition, les monstres qui hantent les rues ont... comment dire... C´est comme si ils s´étaient multipliés comme par magie. Et ils sont affreusement humains... Comme dans les films d´horreur.
- Je sais, j´ai mis du temps pour y croire moi aussi, mais les faits sont là. Nous ne sommes pas dans un film ou un jeu vidéo. Votre épaule et ma jambe le confirment. C´est la réalité, Cybil.
- Au fait, qu´est-ce que c´est la " Dernière Aube " ?
Harry s´arrête et regarde la jeune femme.
- Ne soyez pas surpris, vous l´avez murmuré dans votre sommeil.
Harry reprend sa marche, plus lentement.
- Je ne sais pas trop... Et je n´ai pas envie de le savoir.
- C´est curieux ce nom quand même...
- Un jour, j´y ai vu gravé sur un épitaphe dans le cimetière de la ville, je viens juste de m´en souvenir... Je pensais alors, qu´il s´agissait de l´autre monde, de l´au-delà...
- Mais ce n´est plus le cas ?
- Oui....Je, j´ai l´impression que c´est le contraire, mais je ne peux pas l´exprimer avec des mots.
- Alors, oublions tout ça, c´est sans importance.
Il approuve. Ils marchent un moment encore et arrivent en vue de bâtiments sur leur gauche. On dirait un café, ou un bar...
Et alors qu´ils passent à côté, une chaise passe à travers une fenêtre et s´écrase devant eux.
Dans le bar, des cris humains et inhumains retentissent. De bruits de lutte.
Les choses s´arrangeaient à cet instant-là... En tout cas, on le pensait tous. Harry et Cybil s´étaient retrouvés l´un l´autre, ils allaient fièrement main dans la main vers leur destin... J´en frissonne en y repensant. La petite Cybil... Harry m´en veut toujours de la lui avoir soufflée au nez, mais dans ce genre d´affaires, c´est le meilleur qui gagne... Et sans vouloir montrer trop d´orgueil, avouons que je suis bien plus beau que mon pauvre Harry...
Mais à ce moment précis, quand ils étaient ensemble en route vers le lac de Silent Hill, je me demande depuis toujours... Je me demande s´ils se sont rendus compte à quel point ils étaient devenus proches... et importants aux yeux de l´autre, même en ces temps troublés...
-------------------------- Fin de la part 1
Moi, je me demande, au vu du peu de gens qu´il y a sur le forum en ce moment, si ça fait de l´écho quand on crie ?
HEEEEEEHOOOOOOOOOOOOOOOO..........................
......................HEEEEHOOOOO.................
........HEHOOO........................HOO.........
......HO.....
Ouais, y´a bien de l´écho tellement c´est vide...
C´est peut-être seulement le retour en classe qui pèse sur les épaules de tous. Je suis persuadé, convaincu, que tout reviendra dans l´ordre d´ici peu. Ce serait dommage de tout ce perdre de vu ! ! J´adore venir sur ce forum mais je déteste parler tout seul. Ce n´est pas encore le cas mais espérons que la situation ne se désagrègera pas encore plus ! ! Gardons espoir ! ! Et j´ai hate de voir la suite de ton histoire, elle est tout simplement bien orchestré ! ! Parlant de fanfic, faudrait que je mi remettre moi aussi ! !
J´espère vraiment que tu as raison, ami québécois. Parler tout seul sur un forum, ça fait narcissique...
Et j´attends la suite de She!, cette fic, plus on la lit, plus on est accro, et plus on en veut encore. Tu aurais dû l´appeler " White Claudia " ! lol
Lol! Attention de ne pas subir le même sort que Lisa hehe ! !
On fera attention ! ( quoi que, devenir un vrai loup ne me déplairait pas en fait ! ) lol
Lol, ta remarque ne me surprend pas ; )
lol
Bon, c´est pas tout ça, mais le seul moyen pour moi d´oublier un moment ma douleur, c´est d´écrire et de raconter celle des autres...
------------------
Chapitre 5 : La Lumière des Temps
Partie 5 : Comprendre le Mal
part 2 : La félicité de Blink
. .. 30 minutes, un battement d´œil,
30 minutes, après nos vies,
30 minutes pour prendre ma décision,
30 minutes pour finalement décider,
30 minutes pour chuchoter ton nom,
30 minutes pour frayer avec le reproche,
30 minutes de félicité, 30 mensonges…
30 minutes – TATU
Cybil et Harry échangent un coup d´œil et s´arment avant d´avancer aussi vite que silencieusement vers le bar. A l´intérieur, les cris redoublent encore. Des meubles sont renversés. La porte d´entrée, qu´ils entourent, est soudain frappée avec violence de l´intérieur, mais elle résiste et ne cède pas.
Un moment d´accalmie. Un nouveau regard. C´est maintenant qu´ils doivent agir. D´un coup de pied bien senti, Cybil ouvre la porte et pose un genou à terre, prête à faire feu. Harry reste debout, fusil prêt à tirer.
Le monstre et sa victime s´arrêtent et les regardent. Harry reconnaît tout de suite Kaufmann, allongé au sol sous le poids d´un colossal loup d´un noir irisé assez beau. Sur son dos courent des piques semblables à celles des porcs-épics et ses yeux jettent des lueurs sauvages aux deux inconnus qui l´ont interrompu. Il grogne et se détourne de Kaufmann au profit de Cybil. Ses piquants se hérissent, sa gueule s´ouvre sur des dents partant dans tous les sens. De sa longue queue en fouet, il fouette l´air, énervé.
Harry se glisse à l´intérieur du Annie´s Bar pendant que Cybil rengaine lentement son arme. Elle porte la main à la poche qu´elle a sur l´épaule. Le manche d´un petit couteau s´y devine. Le loup face à eux avance à pas feutrés, toujours concentré sur l´humaine qui au sol.
- Harry, murmure Cybil en fixant l´animal. Baissez votre arme doucement… Sans gestes brusques.
- Cybil ?
- Faites ce que je vous dis, Harry… Je sais ce que je fais… Les balles sont précieuses, et j´ai un autre moyen de nous en débarrasser…
Le monstre ne tient plus. Dans un cri suraigu, il se jette sur l´humaine d´un saut, mais Cybil, très rapidement, se jette en avant en sortant son couteau de l´étui. Elle lève la lame. Elle s´enfonce profondément dans le ventre de la bête qui pousse un nouveau hurlement et s´écrase au sol à l´extérieur du bar. Harry se précipite et ferme la porte. Le loup tente un nouvel assaut, mais s´écrase lourdement contre le bois de la porte. Dans un grognement sourd entrecoupé de vomissements gluants, il s´éloigne dans les ténèbres. Harry et Cybil le regardent disparaître sans être plus rassurés. Un couteau dans le ventre, le monstre réussi encore à bouger…
- Mason, que faites-vous encore ici ? fait Kaufmann en se relevant. Vous êtes toujours sur mon dos on dirait.
- Une connaissance à vous ? demande Cybil.
- Pas vraiment. Juste un sale type que j´ai croisé à l´hôpital.
- Et en plus, vous avez trouvé une copine à ce que je vois, continue de rager Kaufmann en ramassant son baise-en-ville jeté dans un coin. Vous allez bien ensemble, deux fouille-merdes.
- Charmant… murmure Cybil.
- Alors Mickaël, commence Harry en s´approchant. C´est moi qui devrais être étonné. La sortie de la ville, c´est dans l´autre sens il me semble.
- Je vous en pose, moi, des questions, Mason ? On est en démocratie, je suis libre d´aller et venir dans ma ville sans pour autant vous faire un communiqué à chaque déplacement.
Il regarde dans son baise-en-ville et se rend compte qu´il manque quelque chose. Il cherche du regard et finit par y retrouver. Ce qu´il cherche a glissé sous l´un des billards. Il se couche à plat ventre pour y récupérer, sous le regard intrigué de Cybil qui s´approche.
- D´ailleurs, vous aussi, vous ne faites pas ce que vous dîtes… reprend le médecin. Je pensais vous revoir avec votre fille et vous vous ramenez avec une belle blonde…
- Ça n´a rien à voir. D´ailleurs, cette jeune personne porte un nom.
Kaufmann finit par prendre un objet qui fait un bruit de sac plastique. Au moment où il se met sur les genoux pour le ressortir, Cybil lui écrase le poignet avec son talon. Il lâche un petit cas noir.
- Mais qu´est-ce …?! Vous êtes dingue !
- Non. Juste policière.
Elle appuie plus fort sur le poignet, faisant pousser des gémissements de douleur à Kaufmann.
- Pour vous, ça sera inspecteur Bennett, Mickaël.
- C´est dans le règlement ce genre de procédés ? demande Harry, appuyé sur le billard.
- Vous allez me faire la morale peut-être ?
- Moi ? Pour lui ? Vous pouvez continuer, Cybil. Même plus fort si vous en avez envie.
Elle lui sourit et se penche pour ramasser le paquet, appuyant encore plus fort.
Elle examine le paquet. Le sac semble contenir deux objets en verre. Pendant qu´elle l´ouvre, Harry relève Kaufmann et le fait asseoir sur la seule chaise encore intacte.
-Vous ne savez pas ce que vous faites, Mason, rage Kaufmann. Vous ne savez pas à qui vous avez affaire.
- Au contraire, je sais très bien ce que je fais, Mickaël. Comme vous saviez très bien ce que vous faisiez en tuant Alessa.
- Al… ? !
Kaufmann ferme les yeux et se met à rire comme un dément.
- Vous vous croyez malin, mais vous ne savez rien d´Alessa…
- Vous n´êtes qu´un tueur d´enfants, c´est tout ce que j´ai besoin de savoir.
- En plus d´être un dealer, intervient Cybil en s´approchant d´eux. Regardez-moi ça…
Elle montre à Harry deux fioles, qu´elle vient de sortir du sac. L´une contient une poudre blanche, l´autre est remplie du liquide rouge qu´Harry avait trouvé à l´hôpital, renversé.
- Qu´est-ce que c´est ?
Elle lui tend la fiole blanche. Harry l´ouvre et sent tout de suite son odeur, une odeur de vanille…
- Je vous présente White Claudia. Une puissante drogue hallucinogène dont nous n´avions jamais pu trouver les producteurs, ni les revendeurs. Je crois que c´est le gros lot, aujourd´hui…
Elle s´approche de Kaufmann, fière, hautaine, comme la première fois où Harry l´a vue au café. Elle est très belle ainsi, même si elle est un peu effrayante.
- N´est-ce pas, monsieur…
Elle lui prend son portefeuille et regarde sa carte.
- …Mickaël Kaufmann ? Votre petit trafic s´arrête aujourd´hui, j´en ai peur.
- Il y a plus que cette foutue drogue qui s´arrête aujourd´hui.
- Certes…
Cybil se tourne vers Harry. Il semble absorbé par la senteur de la Claudia. Elle lui reprend vivement le flacon et le bouche.
- Il ne faut pas jouer avec cette saloperie, Harry, explique-t-elle. La dépendance est immédiate…
- …
Il reprend ses esprits.
- Et l´autre fiole ?
- Je ne sais pas, je ne l´ai jamais vue…
Kaufmann se lève soudain et reprend la fiole à la flic.
- Ne jouez pas avec ça. C´est le dernier flacon que j´ai, si on le perd, tout sera fini. Ce n´est pas de la drogue, si c´est ce que vous croyez.
Harry prend le portefeuille. Il sort une vieille photographie aux couleurs effacées. Il n´en croit pas ses yeux.
------------------------- fin de la part 2
Chapitre 5 : La Lumière des Temps
Partie 5 : Comprendre le Mal
Part 3 : Blameless
…Pouvons-nous voler ?
Puis-je demeurer…
Nous pourrions perdre,
Nous pourrions échouer…
30 minutes – TATU
- Je sais peu de choses, c´est vrai, Kaufmann… Mais vous en cachez bien plus…
Il tend la photo devant Kaufmann, qui pâlit.
Cybil regarde aussi. Une fillette aux cheveux noirs et au visage dur et fermé.
- Pourquoi avez-vous cette photo avec vous ? C´est Alessa, c´est la même photo que dans cet hôpital, dans sa chambre. Pourquoi ?
- Vous ne croyez plus que je l´ai tuée ? esquisse Kaufmann dans un sourire.
- J´ai un doute… Dîtes la vérité pour une fois. Qu´est-ce qui est vraiment arrivé à cette enfant il y a 7 ans ?
Cybil reste silencieuse. Kaufmann finit par se prendre la tête dans les mains, les coudes appuyés sur ses genoux. Il a l´air très vieux et désespéré.
- C´est à cause de cette saloperie de Claudia… Quand je suis arrivé ici, il y a 20 ans, j´ai cherché un moyen de la détruire. J´y ai consacré 10 ans, 10 ans de ma vie, de ma carrière ! J´ai fait des centaines d´études, de tests, j´ai prélevé de dizaines d´échantillons pour comprendre comment fonctionnait la maladie bizarre qui ne frappait que Silent Hill… Et j´ai fini par trouver…
- Le lien avec la drogue ? demande Cybil.
Kaufmann incline la tête.
- Une maigre molécule, unique, que l´on retrouvait dans le sang des victimes et dans la drogue. Au défaut d´autre nom, je l´ai appelée " Blink ". Mais personne ne m´a pris au sérieux. Même pas les flics. Tout le monde restait là, immobile, à regarder sans réagir, comme si tout le monde était lobotomisé. J´ai compris qu´il fallait passer un cran au-dessus pour éradiquer cette merde de maladie infectieuse.
- Un vaccin ? fait Harry, vraiment intéressé.
- Un remède. Je n´espérais pas plus, pas avec les moyens que j´avais. Avec un collègue de l´hôpital Brookhaven, nous avons cherché, cherché et encore cherché comme faire mourir cette molécule. Blink se reproduit très vite une fois dans un corps vivant, elle le fait devenir une immense cellule cancéreuse influencée par le mental du malade. Comme si une maladie psychique devenait vraie, prenait corps. Il n´y avait pas de virus ou de bactérie à éliminer, juste cette molécule faisant muter l´ADN à vaincre. Mais elle est plus résistante que tout. Il nous a fallut des années… Jusqu´en 1986… Nous avons trouvé quelque chose. Le remède semblait efficace sur les cultures, les maigres cultures que nous ayons réussi à avoir à partir de Blink…
- Mais il restait à voir si elle était efficace sur un humain… murmure Cybil, commençant à comprendre toute l´histoire.
- Je…Je ne pouvais prendre le risque de tuer l´un de mes patients, alors… J´ai pris le risque, je l´ai absorbé. Pour vérifier s´il marchait, j´ai consommé de cette… cette saloperie…
Il désigne la fiole blanche avec une haine farouche.
- Mais le remède n´était pas efficace. Blink était devenue plus résistante en l´espace de quelques heures. Agloephotis – le remède – a été impuissant et en a démultiplié les effets. Et comme l´a dit la blonde, il n´y a pas de marche arrière avec la Claudia. C´est un baiser mortel qu´elle vous offre. Blink, la molécule de la Claudia, se reproduit à l´infini, comme une cellule cancéreuse… Elle est éternelle…
-" La drogue rend immortel ", murmure Harry.
Kaufmann lui jette un regard à peine surpris, mais reste silencieux.
- … Très émouvant. Des histoires comme celles-là, les dealers m´en racontent tous les jours, fait Cybil. Elle brise la fiole blanche en la faisant tomber au sol. Un parfum de vanille se répand. Parlez-nous de la gosse plutôt.
- Vous êtes un bon flic, vous… Alessa… quand elle est arrivée à l´hôpital, il était top tard. Mais dans ses examens de sang, j´ai découvert qu´elle avait Blink dans le sang, à l´état latent. Mais la drogue n´avait aucun effet sur elle. J´avais toujours espoir de trouver un remède, alors…
- Vous vous êtes servi d´elle comme d´une éprouvette ? !
- Je ne pouvais pas la sauver, elle était en train de mourir ! Je devais tout faire pour comprendre pourquoi la Claudia n´avait pas de prise sur Alessa, pour le bien de tous ! Si j´avais réussi, si on m´avait laissé faire, nous n´en serions pas là aujourd´hui.
- Vous êtes répugnant, lâche Cybil. Elle l´empoigne violemment : Vous n´avez donc eu aucune compassion pour cette enfant ? ! Elle était à l´agonie et vous, vous ne pensiez qu´à votre chère Claudia ! Je devrais vous coller mon poing dans la gueule, salaud !
Harry arrête son geste et l´éloigne du médecin qui reprend son souffle.
- Du calme, ne vous emportez pas, Cybil. On peut encore en apprendre…. Kaufmann. Dans votre foutu bouquin mauve, vous ne dîtes pas quand Alessa est morte…
- Morte ? Alessa est toujours vivante. J´ai… j´ai tout fait pour la retrouver, mais mon esprit était asservi et j´ai vite baissé les bras. Mais elle est vivante… Je le sais. Elle vit toujours quelque part, mon " instinct " me le dit.
- Vous ne dîtes pas tout, comme d´habitude… Mais ça sera suffisant.
Il rend son portefeuille au médecin.
- Cybil, continuons. Il est possible qu´Alessa soit la clé de tout ça. J´ai le sentiment que si on la retrouve, on retrouvera Cheryl.
- C´est ça, pauvres fous… rigole Kaufmann, une main sur les yeux. Mais vous trouverez bien plus. Quand vous la trouverez, il n´y aura qu´une chose à faire : la tuer. Il faut tuer ce monstre qu´est Alessa.
- Un monstre ? vous aimez vraiment cette gosse…
Harry et Cybil s´éloignent vers la porte. Kaufmann s´arrête de rire et redevient brièvement sérieux.
- Il sera avec elle, sans aucun doute.
Harry s´arrête sur le pas de la porte.
- " Il " ?
- Dieu. Ou plutôt Samaël.
Kaufmann recommence à rire comme un forcené. Cybil entraîne Harry vers la rue sombre. Le rire disparaît. Ils se retrouvent dans le silence de Silent Hill.
- Et maintenant ? demande Cybil.
- Il ne nous reste plus qu´à prier… pour ne pas voir Dieu…
-------------------------- fin de la partie 5
N´exagère quand même pas trop, mon histoire n´a rien de vraiment fabuleux... Pour le ciné par contre, si le projet est toujours en cours, j´ai peur qu´ils nous massacrent SH en beauté...
Et pour la suite... Cet après-midi !