Chapitre 5 : La Lumière des Temps
Partie 2 : Découvrir l´Amour
La campagne est silencieuse et calme. De loin en loin, on aperçoit les flancs abruptes des collines, ainsi que quelques forêts grisâtres. Le ciel est assez dégagé et le soleil commence à décliner. Une voiture est garée au bord de la maigre route de campagne. C´est une Jeep rouge luisante.
Une longue barrière en bois serpente le long de cette portion, et un portail en fer rouillé en marque la seule ouverture. A l´intérieur, il n´y a que des tombes d´un autre âge, alignées tristement le long d´allées envahies par l´herbe folle jaunie. Les champs entourent le petit cimetière désert, et à travers les trous de la barrière, on peut voir les plus hautes herbes qui s´agitent dans la brise. Il n´y a là qu´un couple.
La femme, une belle brune au teint cireux, marche lentement entre les tombes, empreinte de respect et de curiosité. Elle serre un châle foncé sur ses épaules, aynat un peu froid dans sa robe aux fleurs pastel. Elle regarde les pierres tombales avec intérêt. Son mari reste un peu en retrait.
- Il commence à se faire tard, remarque-t-il en regardant le soleil. On devrait rentrer avant qu´il ne fasse nuit.
- On a encore le temps, répond la femme avec un air ingénu. Parfois, je me demande ce qui compte le plus pour toi : ta femme ou tes précieux livres.
- Entendu, on reste encore, mais un tout petit peu, d´accord ?
La femme sourit et retourne à son observation méticuleuse. Elle réprime parfois son envie de toucher les pierres tombales. L´homme, aux cheveux châtains coupés en brosse, la suit, sans trop s´approcher des tombes.
- Harry, tu as vu ça ? Aucune de ces tombes n´a moins de 20 ans ! C´est fou, non ? Mais viens voir !
- Non, je te laisse ça.
- Elles ne vont pas te mordre, tu sais, fait la femme en se redressant.
- Je n´aime pas trop que tu furettes dans les cimetières, c´est un peu... malsain.
- C´est une manière de me dire que je suis vivante, chéri. Et puis... C´est amusant de regarder les épitaphes et les dates ! Un jour, à New-York, j´ai vu une tombe qui avait 250 ans !
Elle s´arrête soudain devant une tombe presque polie et la désigne du doigt.
- Regarde celle-là. Elle a 132 ans ! C´est un vrai monument ! Je ne savais pas que dans les petites villes, il pouvait y en avoir de si âgées...
L´homme soupire gravement. Il ne peut pas reprocher à sa compagne sa curiosité. Elle ne le montre pas, mais elle est gravement malade, d´une maladie que les médecins n´arrivent pas à définir avec précision. Elle allait mieux ces derniers temps, alors pour lui faire plaisir, il l´avait emmenée en vacances dans cette station balnéaire réputée qu´était la commune de Silent Hill. Ca leur avait fait du bien à tous les deux, ils s´étaient bien amusés. Le mois était vite passé. Ils devaient rentrer maintenant, surtout que la femme reprenait des vertiges. Sur la route, elle avait vu le cimetière de la ville et avait voulu le visiter. Il n´avait pas su dire non, comme d´habitude.
- . .. C´est triste, non ? demande la femme.
- Hein, quoi ? Tu as dit quelque chose ?
- Harry, encore en train de rêver ?
- Tu me connais. Tu disais ?
- Cette tombe-ci, c´est celle d´un enfant. Il n´avait que trois ans. Comme ça doit être dur de perdre un enfant, je ne peux pas imaginer ce que ressentent les parents...
Les enfants avaient toujours été un sujet tabou dans leur couple. La maladie de la femme l´avait rendue stérile. Et les procédures d´adoption étaient longues, trop longues. Les prévisions des médecins n´étaient pas assez optimistes pour leur permettre d´en engager. A chaque fois qu´ils voyaient un enfant dans la rue, le regard de la femme devenait si triste...
- Harry, à ton avis, pourquoi il n´y a pas de tombes récentes ? C´est curieux tout de même...
- Dans les campagnes, on vit longtemps, je suppose. A quoi tu penses toi ?
- A rien. Et puis...
Elle marche en regardant successivement 6 tombes alignées sur deux rangées. Elle els déisgne du doigt. L´homme s´approche.
- . .. Ces tombes-là, sont très vieilles. Elles sont toutes à la même famille.
L´homme regarde. Il déchiffre bien un même nom sur toutes les pierres tombales : " Gillespie ". La dernière personne entourée sous le patronyme est Maria Guéranda Gillespie... en 1805. L´homme ne savait même pas que Silent Hill existait déjà à cette époque. La bourgade semble plus vieille qu´elle n´en a l´air. Mais ce qui le gêne avec ces tombes, c´est leur épitaphe commun : " Que la Dernière Aube leur apporte la Joie et l´Allégresse Promise sur Sa Terre ".
- La dernière aube ? Qu´est-ce que ça peut être à ton avis ? demande-t-il à la femme.
- Certainement l´expression du coin pour l´autre monde. A moins que tu es une autre théorie, monsieur l´écrivain.
- . .. Tu sais, pour les Aztèques et les Mayas, le monde avait été détruit à 4 reprises de par le passé, et nous vivions dans le 5ème. Pour eux, les Aubes étaient le premier lever de soleil que connaissaient chacun des mondes. Leur premier souffle de vie.
- C´est beau... Mais ça m´étonne que cela soit le cas ici.
- Tu as raison.
Il se redresse pendant que la femme se dirige vers le bout du cimetière, là où la palissade est largement cassée.
Il regarde le soleil. Il décline vraiment, le ciel devient sang. Il fait plus frais.
- Chérie... On va vraiment devoir y aller maintenant. Il y a des cimetières partout dans cette région ; aux prochaines vacances, on les visitera tous, je te le promets.
- Je t´obligerai à tenir ta promesse. Très bien, j´arrive...
La femme remonte l´allée, mais soudain...
Un pleurs lui parvient. Très perçant. Elle s´immobilise et franchit une rangée de tombes pour arriver près d´un arbre mort, tout près du trou dans la palissade.
- Harry... appelle-t-elle. HARRY ! Viens vite !
- Tu te sens mal ? !
L´homme se dépêche de la rejoindre, mais il entend très vite les cris. Non, sa compagne va bien. Elle est agenouillée devant un couffin sommaire fait de draps enroulés. Il se penche par-dessus son épaule. Un petit corps de bébé émerge des draps, à peine couvert. L´enfant pleure à s´en casser les poumons.
- Oh, Harry, sa peau est glacée !
- Mais que fait-il ici ? Qui a pu abandonner un enfant dans un cimetière ?
- Peu importe, on le prend avec nous. On ne va pas le laisser mourir de froid et de faim.
- D´accord. Laisse-moi passer...
La femme s´écarte. L´homme prend délicatement le couffin dans se sbras. Le bébé le regarde un instant et commence à se calmer en sentant la chaleur des bras qui le portent. Il esquisse ce qui pourrait être un sourire.
- Il t´apprécie déjà on dirait, s´amuse la femme en mettant un doigt sous la petite main de l´enfant. Celui qui l´a laissé ici n´est qu´un monstre sans coeur...
- Ne le ramenons pas à Silent Hill. Ses parents sont certainement là-bas, il sera plus en sûreté avec nous.
Le couple se met en route pour repartir vers la voiture. Cet enfant représente leur seule chance d´élever un petit être ensemble, alors, c´est peut-être égoïste, mais ils le garderont avec eux. Même si cela leur attirera sans doute des problèmes plus tard.
Arrivés à la voiture, l´homme passe l´enfant à sa femme pendant qu´il ouvre les portières. La femme observe le bébé sous toutes les coutures pour s´assurer qu´il n´est pas blessé. Il est très jeune, il ne doit pas avoir plus d´une semaine ou deux... Heureusement qu´il a pleuré, sinon ils ne l´auraient pas vu et il serait sans doute mort tout seul, dans ce cimetière aux tombes anciennes.
Ils montent dans la voiture et reprennent leur route. La femme berce doucement le bébé pour qu´il s´endorme.
- Il y a une épicerie à Brams, dit l´homme.
- Brams ?
- Tu sais, cette petite ville où nous avons donné du pain aux canards dans le parc. C´est à quelques kilomètres, on y sera très vite. On y prendra du lait en poudre, des couches, tout ce dont il va avoir besoin dans l´immédiat.
- Elle.
- Elle ?
- C´est une petite fille, Harry. Une mignonne petite fille.
Harry a rarement vu sa femme sourire autant. L´enfant aussi semble commencer à se réchauffer. Il sent grandir un sentiment en lui, un sentiment très fort, que jusqu´à présent, il n´éprouvait que pour sa femme. Désormais, il aura deux femmes dans son coeur. Il est ému mais tâche de ne pas le montrer. Il s´éclaircit la voix.
- Comment allons-nous l´appeler, tu as une idée ?
- Oui. Tu te rappelles, il y a 5 ans, avant que je ne commence à être... On en avait discuté. On avait dit que si on avait un garçon, on l´appellerait Damien, et si c´était une fille...
- On l´appellerait comme ta petite soeur.
- Elle avait un si joli nom ! Tu es toujours d´accord ?
La soeur de la femme est morte un an après leur discussion, dans un crash aérien d´une grande ligne. C´était une jeune fille de 18 ans très douce, qu´aimait bien Harry. Son nom était assez rare, de sorte qu´à chaque fois qu´on l´entendait, on avait l´impression qu´il était unique.
Il vérifie d´un regard que la route est dégagé et serre la petite main que lui tend le bébé.
- Bienvenue chez ta nouvelle famille, ma petite Cheryl... On va bien s´occuper de toi, tu verras.
----------------------------- Fin de la partie 2
Petite forme, donc petite partie de transition. J´ai pas trop la forme ce soir... Bon allez, bonne nuit tout le monde ! Faîtes de beaux rêves ^^
Bhen, moi je trouve que tu t´en tire à merveille avec Dahlia!! Aller, courage ! ! Moi je vais prendre un bon bain chaud parce que je suis exténuée.
C´est pour quand le mauvais chapitre ?
Très bien ce chap, mais y a pas la même magie qu´au précédents.
Mais toujours tres bien
Faire un mauvais chapitre exprès ? Bonne idée, j´y réfléchirai. ^^ Et la magie qui n´y est pas, c´est volontaire. Cette scène étant dans le passé, il n´y a pas d´emprise de SH sur Harry et sa femme, c´est un peu comme dans un rêve...
Tiens, en ce moment, je lis un vieux bouquin qui s´appelle " Cauchemar au ralenti ou 12 réalités mal programmées". C´est une compil d´histoires bizarres. Elle slaissent un goût bizarre, mon manque d´inspiration d´hier leur est dû en partie.
Et c´est vrai ce que tu dis, JaYa. Rien de tel qu´un bon bain chaud pour se détendre...
J´ai écouter une émission écoeurante aujourd´hui sur une famille hanté par différents esprits, bons et mauvais, et je dois avouer que ça m´inspire moi aussi. Je devrais me mettre à écrire avant que l´horreur ne quitte mon âme ! !
Pense aux cours, c´est l´horreur absolue sur cette planète. Mes horaires sont pas super pour l´instant, mais ça devrait s´améliorer à la fin de la semaine. Prochaine partie bientôt ! ( si y´en a qui l´attendent... ^o^ )
Bon, j´ai enfin tout planifier dans cette foutue histoire, j´ai la musique du seigneur des anneaux en fond, donc, en osmose avec SH. C´est parti...
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La route se poursuit sans fin
Descendant de la porte où elle commença.
Maintenant, loin devant, la route s´étire
Et je dois la suivre, si je le puis,
La parcourant d´un pied avide,
Jusqu´à ce qu´elle rejoigne quelque voie
[plus grande
Où se joignent maints chemins et maintes courses.
Et vers quel lieu, alors ? Je ne saurais le dire.
Le Seigneur des Anneaux, tome I. - J.R.R. TOLKIEN
Chapitre 5 : La Lumière des Temps
Partie 3 : Connaître les Siens
La silhouette est maintenant entrée dans le magasin. C´est le moment : Harry surgit comme un fauve de derrière le piano, découvrant la lampe. L´inconnu pousse un grognement de surprise et se cache les yeux d´une main.
- Baissez ça, Harry, ou vous allez me faire devenir aveugle ! se plaint l´ombre.
- Cybil ? ! Mais que faîtes-vous là ? reproche Harry en baissant son arme.
- Vous êtes gonflé, vous... Ce serait plutôt à moi de me plaindre ! A chaque fois que je vous voie, je manque de me faire tirer dessus ! Je regrette de vous avoir donner une arme, j´ignorais que vous étiez une machine à tuer.
- On apprend à survivre à une vitesse étonnante dans cette ville... Maintenant, vous allez me dire ce que je veux savoir ?
- Du calme, Terminator, je ne suis pas votre ennemie, dois-je vous le rappeler ? Nous sommes embarqués dans la même galère.
- Mais vous avez plus d´informations que moi sur ce sujet. Jouez franc-jeu pour une fois, Cybil...
Harry s´accoude au piano pendant que la jeune femme prend la lampe et examine le magasin.
- Pour commencer, dîtes-moi pourquoi vous me suivez.
- Je ne vous suis pas, Harry... murmure Cybil d´un air absent. Nous avons juste tendance à nous rencontrer par inadvertance dans cette ville clôturée, c´est tout.
- Et bien sûr, comme par hasard, vous traîniez près du Green Lion au moment même où j´y étais. Vous avez vu de la lumière et vous m´avez trouvé, comme dans la chanson.
Cybil se tourne un bref instant vers lui et lui envoie la lampe dans les yeux.
- Il n´y a rien de drôle. C´est vrai, je vous cherchais, mais je ne vous suis pas. Je vous ai vu entrer ici, c´est tout.
Elle baisse la lampe et reprend son inspection.
- Très bien, va pour cette explication, fait Harry en se passant une main sur la nuque.
Il est tellement fatigué qu´il est bien capable de croire que la Bête de Devonshire existe... Il doit courir à Silent Hill depuis maintenant 4 ou 5 heures, peut-être plus, peut-être moins. Il a perdu tout contact avec le temps, et de toute manière, toute estimation serait futile.
- Cybil, vous vous intéressez depuis longtemps à Silent Hill ?
- Pourquoi ?
- Connaissez-vous une certaine Dahlia Gillespie ?
- Gillespie ?
Cybil réfléchit en croisant les bras.
- Non, ça ne me dit rien, fait-elle brusquement. Un peu trop brusquement au goût de Harry. Pourquoi vous intéressez-vous à elle ?
- . .. Je l´ai rencontrée deux fois déjà, et elle tient des propos bizarres, ésotériques.
- C´est l´effet qu´à la White Claudia sur les gens. Elle leur lessive le cerveau, les transforme en légumes délirants. Ils se mettent à voir des OVNIS, des monstres ailés, des spectres et des éléphants volants. Avant que tout leur coprs ne se mortifie et pourrisse littéralement sur place.
- Vous ne m´aviez pas parlé de cet effet, sursaute Harry.
- Parce que je l´ai appris il y a peu. Un agent de police me servait de contact ici, et il m´avait laissé des dossiers sur cette saloperie. On l´a retrouvé il y a 1 mois dans la rue en face de ce magasin... Crise cardiaque, selon le légiste.
- Ce n´est pas votre avis ?
- C´est un peu gros à avaler. Cette homme, je l´ai vu faire 3 fois le tour de la ville durant son jogging, c´était un vrai taureau. Mais depuis qu´il s´intéressait à la Claudia, il avait peur. La dernière fois que je l´ai vu, il... il était terrifié. Surveillait toujours derrière son dos. Et puis, plus de nouvelles pendant 3 mois, jusqu´à ce qu´on retrouve son corps...
- C´est pour ça que vous regardez partout ici, non ? Je ne suis pas idiot, vous êtes en train de chercher quelque chose ici qui nourrisse votre soupçon. Vous connaissez Dahlia, hein ? Vous pensez qu´elle a quelque chose à voir avec la drogue et la mort de ce policier ?
- Je l´ignore pour l´instant. Cette Gillespie n´a jamais fait parler d´elle, je me suis intéressée à cette femme parce qu´elle possède ce magasin. D´après ce que vous me dîtes d´elle, elle doit prendre de la Claudia, mais dire qu´elle en vend, c´est une autre affaire. En tout cas, il n´y a rien ici qui puisse l´indiquer... Bref, ce sont mes histoires, tout ça. Et vous, Harry dîtes-moi. Avez-vous trouvé du nouveau sur ce qui se passe en ville ?
- Toujours le flou, ment Harry. Et pas de trace de Cheryl... Je vous avoue être inquiet, j´ai peur que quelqu´un l´ait enlevée.
Cybil ne réagit pas. Elle se mord la lèvre inférieure et n´ose pas regarder Harry dans les yeux.
- Cybil ? Vous vous sentez mal ?
- Non, mais...
Elle soupire.
- J´ai... J´ai peut-être une nouvelle pour vous, mais...
- Cheryl, vous avez vu Cheryl ? ! bondit Harry en l´empoignant.
- Ne voux excitez pas, j´en sais pas si c´était elle !
- Comment ça ?
- J´étais sur Bachman Road, et j´ai vu dans le lointain une ombre qui se dirigeait vers le lac, c´est tout. Et elle a disparu si vite que j´ai certainement dû rêver, alors calmez-vous.
Harry lâche Cybil. La policière est plus secouée par sa rencontre qu´elle ne veut bien le laisser croire. Mais ce qui intéresse Harry, c´est cette ombre qu´elle a vue.
- C´est une piste. Je dois aller voir.
- Ca ne sert à rien, Harry, vous savez bien que la route est coupée au Sud. Et puis, ne vous précipitez pas. Qui que ce fut, cette personne ne fuyait pas...
Cybil va vers une horloge suisse appuyée contre un mur. Elle contemple l´objet, laissant Harry à ses pensées.
Soudain, Cybil est prise d´un doute. L´horloge est froide au toucher, comme si... Elle regarde au sol. Le parquet est éraflé derrière l´objet comme s´il avait été déplacé et replacé plusieurs fois. Peut-être au cours de l´aménagement du magasin, mais Cybil en doute.
- Harry... Harry ! Venez m´aider.
L´homme lui prête main forte. L´horloge a dû mal à coulisser, mais finalement, en unissant leurs forces, ils parviennent à la déplacer et libèrent ainsi une curieuse ouverture dans le mur. On dirait un passage que l´on a fait en cassant le mur à coups de masse, tant les parois sont irrégulières et abîmées. Cybil et Harry se penchent. Le couloir précaire semble se poursuivre très loin, et même en pointant la lampe, ils n´en voyent pas le bout. Un courant d´air froid émane de l´ouverture.
- Ca à mon avis, ça ne figure pas sur les plans de l´architecte, fait Cybil. Si on y jetait un oeil ?
- Amusez-vous si vous voulez, moi, je vais chercher ma fille.
- Harry, de toute manière, elle ne peut aller nulle part, vous tomberez sur elle à un moment ou à un autre. Et la personne que j´ai vue, je l´ai sans doute rêvée. J´ai appelé, et elle n´a pas répondu. Aidez plutôt la police.
- Vous savez, Cybil... Sans vouloir vous blessez, vous êtes parfois pire qu´une gamine... souffle Harry d´un air désespéré.
Il se redresse, bientôt imité par Cybil qui sourit. Harry ne lui connaissait pas un si joli sourire.
- Au moins, vous êtes plus franc que la plupart de mes collègues. Mais vous, vous êtes une foutue bourrique, si vous me passez l´expression. Ce n´est pas en vous précipitant tête baissée que vous aiderez Cheryl, mais en réfléchissant à vos actes. Si elle est prisonnière, la moindre erreur de votre part pourrait avoir de graves répercussions.
- Mais je n´ai pas de temps à perdre à explorer un stupide boyau au fond d´un magasin d´antiquit..
. .." L´autre église "...
Harry vient de repenser aux paroles de Dahlia. Elle disait qu´il devait se rendre à l´autre église de Silent Hill pour compléter sa route, pour affronter la dernière épreuve avant de retrouver Cheryl... Et si...
Il se penche à l´ouverture une dernière fois et prend la lampe à Cybil.
- Vous avez raison, certainement. Je vais jeter un oeil.
- J´ai mal entendu là.
- Je vous dis que je vais explorer ce tunnel et voir où il mène, ça vous pose un problème ?
- Ah ah ah... Harry. J´y vais. Vous, vous restez sagement ici, à veiller que rien de bizarre n´entre dans le magasin.
Harry se redresse et bombe un peu le torse sans le vouloir.
- C´est à moi d´y aller, on ne sait pas ce qu´il y a là-bas. Ce n´est pas à une... une femme de le faire.
- Me jouez pas le numéro du macho. Je suis flic.
- On ne va pas se battre pour un vulgaire tunnel. Je passe devant, je regarde s´il n´y a personne et vous venez après, c´est un deal honnête, non ?
_ Là, c´est vous qui ne me dîtes pas tout de ce que vous savez... déclare-t-elle d´un air suspicieux.
Harry voudrait bien lui dire qu´il y a certainement là-ba,s au bout du boyau, une salle avec une parodie d´église mise en place, avec des écrits sur Samaël, mais il sent qu´il ne doit pas lui en dire plus. La flic a assez à faire avec son enquête qui fout le camp. Et puis, ça touche à Cheryl, et Cheryl, c´est son problème.
- Je suis juste fatigué, c´est tout...
Il entre dans le boyau. Il doit se courber un peu pour ne pas se cogner au plafond étroit. Des murs pendant des toiles d´araignées. Personne ne semble être passé ici depuis un moment. Dans un sens, c´est rassurant.
- Cybil ! appelle Harry. Vous avez parlé de choses bizarres ? Vous pensiez à quoi ? demande-t-il en haussant la voix pour qu´elle l´entende depuis l´entrée.
- Oh... Juste aux chiens enragés, c´est tout ! répond-t-elle en l´imitant. Mais... On doit manquer de sommeil tous les deux, Harry ! On doit s´assoupir sans s´en rendre compte !
- Pourquoi ?
- La nuit et le jour ont l´air de s´alterner beaucoup plus vite ici que dans le reste du monde ! Et on dirait même que le rythme s´accélère ! C´est stupide, hein ?
- Autant que cette neige et ce brouillard ! Je commence à croire que rien de normal ne se passe dans cette ville !
Le tunnel se poursuit encore et encore. Harry n´en voit pas le bout. Cybil suit sa progression depuis l´entrée. Etre avec Harry lui fait du bien. Elle n´aime pas être seule dans cette ville déserte, seule avec ses doutes face à ces choses extraordinaires qu´elle voit et vit. Avec Harry, elle a l´impression de revenir dans un monde normal, balisé, paisible. Et à sa manière de se comporter, Harry doit éprouver la même chose.
Il aperçoit enfin le bout du tunnel. Il a dû parcourir au moins une cinquantaine de mètres dans le boyau.
La pièce où il a atterrit ne ressemble pas à une église, on dirait plus un vieux débarras aux murs sales. Il n´y a qu´un autel sommaire dans un coin, recouvert d´un calice au fond duquel baigne un liquide à l´odeur de vanille. Deux coupes vides l´entourent. L´autel est recouvert d´une simple tapisserie en soie usée, et est surmonté d´un tableau bizarre accroché au mur au-dessus. Il est sombre, mais il semble représenter un corps blanchâtre crucifié sur uen croix métallique. La tête est cachée par un capuchon, et le corps est lacéré à de multiples endroits. Une représnetation du Christ qui n´est certainement pas approuvée par l´Eglise, surtout que le personnage est si malsain... que Harry mettrait à s amain à couper qu´il s´agit de quelqu´un d´autre... Il essuie de la main la poussière qui couvre le bas du tableau et met à nu une inscription faite à la main : " Eclairez-nous de la Dernière Aube, Dieu salvateur né des Souffrances ". C´est bien l´autre église, mais il n´y a ici aucun lien avec Cheryl...
-- Harry ? ! appelle la voix lointaine de Cybil. Qu´est-ce qu´il y a là-bas ?
- Rien ! ! Juste un...
Les sirènes de pompiers retentissent à l´extérieur. Cybil sursaute. Harry en fait tomber sa lampe. Il regarde l´autel et s´aperçoit que les deux coupes vides se sont enflammées seules, d´une flamme d´un rouge sang étrange. Il a soudain mal à la tête, ses tempes tapent douloureusement.
Il s´effondre à genoux, encore une fois, malgré s avaine résistance. Il perçoit à peine l´écho de la voix de Cybil qui ocntinue à l´appeler... Il ferme les yeux... Le silence se fait pendnat un instant, comme si le temps s´arrêtait autour de lui.
" C´est juste un monde de ténèbres........" fait la douce voix spectrale.
Il sent son corps se dissoudre dans les profondeurs des ténèbres...
Cybil n´y tient plus. Le bruit sourd qu´elle a entendu quelques secondes plus tôt ne lui inspire pas confiance et Harry ne répond plus. Dans le noir, elle tâche de s´engager dans le boyau, guidée par la lumière qu´elle voit scintiller au bout. Mais quand elle y arrive, tout ce qu´lele voit, c´est un tableau déchiqueté et le srestes d´un autel brisé, où brillent encore les deux flammes de petites coupes...
------------------------- Fin de la partie 3
J´oubliais une petite précision concernant la Bête du Devonshire, pour ceux qui ne sont pas versé dans la cryptozoologie :
Bête du Devonshire : au 19è siècle, des empreintes de fer à cheval suivant une ligne droite parfaitement rectiligne furent découvertes dans le Devonshire. L´animal avait dû sauter à cloche-pied pour produire de telles marques, sans jamais dévier de sa route, que ce fut en passant sur les toits de maisons ou de l´autre côté de rochers ou collines comme par enchantement. La piste était longue de 150 kilomètres et son origine reste inexpliquée, la bête n´ayant jamais été retrouvée. les officiels prétendirent qu´il s´agissait d´un âne ( ! ) , de supercherie ou un lièvre amputé ( ! ! ) . On signala d´autres apparitions de marques semblables jusque dans la seconde moitié du 20è siècle. Toutes les pistes mesurent plus de 50 kilomètres.
Sur la zik du SDA ?
Mouais, faudrait que je l´écoute pour voir, c´est le generique que tu parles ? !
Tres tres bon ce chapitre, et t´as pas manqué de nous faire part de tes "connaissances" en démonologie comme d´hab ^^
Non, ce n´était pas le générique, même s´il est génial, c´est je crois, la n° 12, " Helm´s Deep ", sur le deuxième album. Ces choeurs sont si beaux... ^^
Et la Bébête inconnue du Devonshire, ce n´est pas de la démonologie, c´est de la cryptozoologie, l´étude des animaux surnaturels ( genre le pégase, la licorne, le dragon... ) . Cette bête, c´est un peu le Bigfoot local... Même si à l´époque, on disait que c´était les empreintes du Diable. Pas mal de sites spécialisés en parlent. Mais comme on dit, la vérité est ailleurs...
J´adore que tu nous fait la classe, miss Isatis. Continue, j´adore ! Comme je le dis souvent, je vais me coucher moins niaiseux ce soir ! !
§¤ThE AnGeL Of DeliRiuM¤§
Quand j´étais petite, je voulais être prof, ça doit venir de là... " Allez, silence dans les rangs, sortez vos cahiers et notez bien le cours "... Je me rends compte maintenant que c´est moins sympa comme métier... Quoique...
" Silence dans le topic ou tout le monde sera privé de Silent Hill pendant 2 jours " ^^
Lol Isatis...
Remarquez, j´aimerais bien avoir un p´tite discution with un prof, voir sa vision des choses.
Remarque que pour avoir une vision crédible de Silent Hill, il faudrait presque ce soit un prof de philosophie ! !
Isatis, tu veux qu´on arrête de parler ? ? Silence dans le topic, ca va être mort lol ! ! Pas grave moi je continue de parler même si tu me donne une retenu lol Je déconne ! ! Continue à nous instruire ! !
Ah là là, les jeunes ne respectent ne respectent vraiment plus l´autorité ^o^;;
VIVE LA REBELLION ! !! METTONS LE FEU À L´ÉCOLE PIS METTONS LE PROF AU MILIEU ! ! lol ( joke)
Nan, je veux pas crever sur un bûcher ! J´ai encore trop de monde à enquiquiner et de conneries à écrire ! T_T
Silent, tu seras le premier puni. Pas le droit de dire de jokes pendant 1 heure.
Et bhen merde, moi pu pouvoir dire quoi que ce soit ! ! . ..
lol
T´as compris le principe, je sais c´est cruel.
Mais c´est la vie ^_^
Permission accordée, monsieur Silent ! ^o^