Ce n´est pas la quantité qui compte mais la qualité ! Et toi, tu métrise bien ce proverbe pour ce chapitre. Chapeau !
Chapitre 4 : ANWN
Partie 3 : Génération Eternelle
Cybil entraîne Harry avec elle le long des rues dévastées, serpentant habilement entre les gouffres. Elle a l´air de savoir parfaitement où elle va, tout en étant sur ses gardes. Elle a l´épaule gauche en sang et son uniforme porte des traces de griffures dans le dos. Harry n´a aucun mal à deviner ce qui a dû lui arriver : une des " créatures " qui vivent à Silent Hill l´a attaquée. Comme ça lui est arrivé déjà.
Ils se rapprochent d´un pont qui se découpe dans la brume de plus en plus épaisse.
- Officier Bennett...
- Cybil.
- Cybil. Je croyais que vous deviez chercher vos renforts.
- Vous m´avez déjà dit ça.
- Vous n´avez toujours pas répondu.
- Ce n´est pas le moment, Harry.
Ils marchent sur le pont à présent. Cybil met la main sur le p.38 qu´elle porte dans son holster droit.
- Vous avez été attaquée par quoi exactement ?
- . .. Un chien. Ils sont enragés dans cette ville.
- C´est toute cette ville qui l´est, Cybil...
Elle s´arrête et lui jette un regard surpris. Harry n´arrive pas à savoir si elle est d´accord avec lui ou le met en doute.
- Harry... Nous devons faire vite. Pas le temps de discuter maintenant.
- Cybil, où allons-nous exactement ?
- Au commissariat. Et nous devons nous dépêcher ! Allez, suivez-moi et arrêtez de poser des questions stupides. Nous discuterons quand nous serons là-bas.
Elle se retourne et recommence à marcher. Harry comprend alors pourquoi elle a l´air si pressée : la gâchette de l´arme est relevée d´une manière bizarre. Elle est vide. Cybil n´a plus de munitions. Et lui-même n´a plus qu´une balle. S´ils se font attaquer maintenant, ils ont toutes les chances de mourir.
- Il y a des armes au commissariat, explique la jeune femme lorsqu´elle arrive de l´autre côté du pont.
- Vous me faîtes confiance maintenant ? C´est nouveau.
- Disons que j´ai de nouveaux éléments. Venez, Harry, le commissariat n´est plus très loin.
Le quartier commerçant est désert, mais des bruits étranges résonnent, comme des pleurs à moitié humains. Ils se répercutent sur les murs des commerces et des quelques villas du coin ; noyés avec le son de l´eau qui coule dans le canal tout proche, il est impossible de connaître leur direction, mais ce qui les émet se rapproche de plus en plus. Harry suit Cybil sans discuter. Il n´a pas envie de se retrouver face à un monstre de plus. Il a eu son compte.
Le commissariat émerge du brouillard. Les vitres sont fissurées, mais elles ont tenu bon. D´un coup de pied, Cybil force les portes fermées et entre rapidement à l´intérieur. Une fois qu´Harry l´a rejoint, elle bloque l´entrée avec un banc de bois trouvé dans la pièce. Les comptoirs sont poussièreux, avec des avis de recherche qui datent de quelques semaine sau moins.Cybil s´époussette les mains et se dirige vers une porte vitrée sur la gauche. Elle sort un trousseau de clé de sa poche et se met à chercher la bonne.
Harry souffle. C´est la première fois qu´il se sent vraiment en sécurité. La présence de Cybil n´y est peut-être pas étrangère... Il est vraiment heureux de revoir la tête blonde de la jolie flic.
Enfin, elle ouvre la porte et lui fait signe de la suivre dans le bureau.
- Vous allez enfin me répondre, Cybil ? fait Harry en observant de spapiers sur le bureau en face de l´entrée.
- Moui...
La jeune femme est plongée dans son trousseaud e clé et en essaie une sur le grand placard au fond de la pièce.
- Nous ne devons attendre aucun renfort, Harry.
- Pardon ?
Il en lâche presque le rapport qu´il a sous les yeux.
- Les gouffres qui coupent le quartier résidentiel en deux, ceinturent aussi la ville. J´ai fait tous les accès ; ils sont tous bouchés. Il est impossible de quitter cette ville.
La nouvelle clé qu´elle essaie n´est pas la bonne.
- Et votre radio ?
- C´est un autre problème. Elle a cessé de fonctionner dès que je suis arrivée en ville. Ou plutôt, dès que je vous ai trouvé, dans le café. Il n´y a aucun moyen de contacter l´extérieur.
-...
Harry réfléchit brièvement et pose violemment le p.38 sur le bureau.
- Vous le saviez, Cybil. N´est-ce pas que vous le saviez ? C´est pour ça que vous avez l´air si calme !
- Oui, je le savais. Mais la situation est pire que je ne le pensais au début...
Enfin, le placard s´ouvre.
- Harry, des rapports étranges proviennent de Silent Hill depuis maintenant 10 ans. Des accidents bizarres, des suicides inexpliqués, des séismes, des inondations subites... Brams étant proche, c´est nous qui avons hérité d ela tâche de surveiller la ville. On craignais une activité sectaire ou terroriste, mais on s´est vite aperçu que ce n´était que la partie émergée de l´iceberg...
Elle prend un fusil et le lance à Harry.
- Expliquez-vous.
- Eh bien... Des rapports médicaux réquisitionnés par la police du coin montraient les signes d´une étrange maladie, mais elle n´a jamais été identifiée car ce smêmes rapports ont tous disparu...
- Détruits ?
- Ou perdus. En tout cas, on ne les a pas retrouvés.
- Quels étaient les symptômes de cette maladie ?
- Etat psychotique, tendances paranoïques et suicidaires, affaiblissement musculaire, état de manque... On a pensé que c´était dû à une drogue, mais... Aucune drogue ne fait ce genre d´effets... Même la White Claudia...
- La quoi ?
- Une drogue locale. Un trafic est organisé depuis très longtemps, mais on a jamais pu savoir qui tire les ficelles. J´ai cru que vous en faisiez parti...
- Je ressemble à un dealer ?
Elle le regarde froidement.
- A Silent Hill, tout le monde a des choses à cacher.
Cybil et Harry sont retournés dans l´entrée. Cybil est assise sur le comptoir.
- Mais ces rapports mentionnaient autre chose, non ? Hein, Cybil ? Comme par exemple, la disparition des habitants.
- La disparition ? Non, ça, c´est nouveau. Mais vous avez raison, autre chose cloche ici. Les habitants.
- Dîtes m´en plus.
- Silent Hill mériterait d´netrer dans le Guiness des Records. Il n´y a pas eu ici un seul décès depuis près de 20 ans.
- C´est impossible !
- C´est ce qu´on pense aussi. Les derniers décès enregistrés sont ceux du maire, du promoteur touristique et de 5 des 7 conseillers municipaux. Tous décédés dans des accidents dont les causes n´ont pas pu être tout à fait éclaircies...
- Des meurtres ? ...
- Qui sait ? En tout cas, ça n´empêche pas que les habitants ne semblent pas mourir ici. Les gens disparaissent... En 10 ans, il y a eu ici plus de disparitions que dans le reste du pays, du point de vue statistique. Des professeurs, de sinfirmières, des gens ordinaires... Tous envolés. Aucune trace, aucune piste, aucun signe de vie... A croire qu´ils ont cessé d´exister purement et simplement. Ca s´est accentué depuis l´incendie...
- ?
- Vous n´e avez pas entendu parler ? Ca a fait les gros titres de 1992 pourtant...
- J´écrivais une histoire romanesque et je passais beaucoup de temps à la bibliothèque...
- Silent Hill a été ravagée par un incendie criminel en novembre 1992. Le quartier nord a été entièrement détruit, le résidentiel et le commerçant à 60 % et 45 %. Il y a eu près de 160 blessés et 29 tués. Dont une enfant. Une petite de 7 ans, si je me souviens bien... Depuis, tout tourne au ralenti ici. Ils ne s´en sont jamais remis vous savez, ce n´est qu´un petit patelin... trop tranquille...
- Pourquoi me dîtes-vous tout ça, Cybil ?
- Nous sommes dans la même galère maintenant... On est coincés ici. Si on ne s´entraide pas, je crains le pire...
Elle déchire un morceau de tissu qu´elle a trouvé derrière le comptoir et se faire un bandage sommaire.
- Cybil, comment êtes-vous arrivée en ville si tous les accès sont détruits ?
- Je m´y attendais... Et vous ?
- Vous d´abord.
- . .. J´ai voulu éviter . .. un... un animal et j´ai perdu connaissance. Je me suis réveillée près du parking de l´épicerie du quartier résidentiel, sur Bachman.
- Un animal ?
Harry sait que la femme a menti. Mais il ne veut pas la forcer à parler. Il a le centiment qu´elle doit se lancer seule s´il veut la garder comme alliée. Et puis, elle aussi a eu un accident, tout comme lui... C´est étrange cette coïncidence.
- Harry, vous connaissez à peu près mon enquête ici à présent. Il n´y aucune énergie, aucune émission radio à Silent Hill. J´ai trouvé quelques-uns des habitants, ou plutôt leurs morceaux... Dans les sacs poubelles qui traînent dans les allées. Sans compter avec ces chiens enragés. Vous avez une idée de la manière d´agir à présent ?
- . .. D´abord, je veux ma fille. Mais je vais avoir besoin d´aide pour retrouver Cheryl, Cybil...
- . .. Très bien... pendant que je continuerai mes recherches, j´ouvrirai l´oeil. De toutes façons, elle ne peut pas partir de la ville...
- Mais ce qui y rôde peut l´atteindre... Moi, je vais à l´hôpital. Vous savez où il est ?
- Pourquoi ?
- J´ai... mes raisons.
- . .. Vous prenez la rue Crichton, droit devant sur la droite en sortant d´ici. Vous poursuivez et vous tomberez sur Koontz. L´Alchemilla est là. Vous ne le raterez pas. Mais restez sur vos gardes et soyez prudent, Harry. Je vais continuer à fureter.
- Merci, Cybil.
Harry se lève du banc où il était assis, vérifie qu´il a bien les poches bourrées de munitions et qu´il a une carabine en bon état avant de s´avancer vers la porte pour pousser le banc qui la bloque. Cybil descend de son perchoir.
- Harry, j´ignore pourquoi, mais j´ai le sentiment que vous découvrirez bientôt ce qui se trame derrière cette galère... Vous risquez d´être seul un moment...
- Cybil, j´ai l´impression que cela nous dépasse...
Il pousse le banc et s´apprête à ouvrir la porte. Il se retourne une dernière fois vers la policière.
- Cybil...
- Oui, Hary ?
- Vous croyez à Dieu ?
- . .. Et vous ?
- Je ne sais plus.
Il sort enfin à l´extérieur.
Cybil regarde un instant la tâche sombre qui s´éloigne et rentre d enouveau dans le bureau où elle a trouvée les armes. Elle pousse quelques dossiers, ouvre les tiroirs et sort d´étranges dossiers rouges de derrière le bureau, cachés contre le mur. Elle s´assoit.
- A nous deux, Silent Hill, murmure-t-elle.
Sur les dossiers, sont marqués : " Pour Cybil Bennett = affaire White Claudia "...
--------------------- Fin de la partie 3
Hehe, ne t´inquiète pas, je travail sans relâche sur She!, j´avais écrit la suite mais je ne l´aimais pas vraiment. C que j´ai relu les dernier chapitre et je trouve que je tourne en rond, que Francis se balade dans la ville sans destination précise ( À noter que j´ai parler de destination et non de but!) et je veux trouver un moyen de lui trouver un guide sans que ça ressemble trop à "the path of the hermit" comme avec Dahlia dans Sh1. J´ai une idée mais je vais y travailler. C´est pourquoi que le chapitre suivant n´est pas sorti hier comme il était supposé. Il devrait y être demain ou mardi sans faute !
Et j´ai lu ton chapitre, franchement, tout simplement sublime, comme d´habitude. Remarque que t´as l´habitude de nous offrir un produit de qualité.
Mais toi aussi, tu fais de la qualité de chez qualité !
Et je rencontre le même problème que toi avec ( toutes ) mes histoires : expliquer de manière logique que mes persos se promènent tout autour du globe ( ou de Silent Hill ) . Franchement, ça épuise le cerveau cette histoire de destination. Mais venant de toi, je pense qu´on a toutes les raisons d´être optimiste !
Chapitre 4 : ANWN
Partie 4 : L´Hadès
Part 1 : Le Chemin de la Gehenne
" "Le Mal" est l´homme.
" Le Mal ", c´est donc le reflet du miroir.
Chaque lumière a sa part de ténèbres, partout où il y a de la lumière, il y a de l´ombre.
Mais dans les ténèbres, il n´y a aucune ombre. "
DEVIL MAY CRY - Le Cauchemar des Ténèbres
Harry suit les indications données par Cybil, mais il se sent de moins en moins rassuré. Ce quartier ci de la ville est plus malsain encore que le résidentiel. Cela fait bizarre de voir des terrasses de café désertes, avec des boissons qui attendent les clients, des T-shirts qui se balancent sur leurs cintres, des portes qui cognent contre leurs battants. On pourrait presque sentir une vie qui n´existe plus. Palpiter un coeur qui est mort. Ici aussi, il y a des sacs poubelles entassés entre les commerces, mais Harry sait maintenant ce qu´ils doivent contenir selon toute vraisemblance : des morceaux de corps, des habitants de Silent Hill.
Les cris bizarres qu´il a entendu avec Cybil ne se sont pas reproduits. Mais il sent de sprésences près de lui, des regards qui se posent, qui épient. Il sait bien qu´il n´est pas seul dans cette rue qui borde le canal. Les créature ssont là aussi, mais elles guettent, elles attendent le bon moment pour attaquer, elles le jaugent. Comme des loups. Les loups sont capables de pister leur proie sur 400 kilomètres. Harry pressent que ces monstres aussi. Peut-être qu´ils l´observent depuis qu´il est arrivé en ville... Un peu comme le mauvais regard qu´il a senti à trois ou quatre reprises, ce regard froid comme du métal.
Il arrive enfin à une intersection. Un peu sur sa gauche en face de lui, il devine les contours d´un haut mur d´enceinte qui se poursuit. Le brouillard s´est encore renforcé. Il n´aime pas ça. Cybil a dit que l´hôpital n´était pas loin, très visible. Il doit être derrière ce mur. Harry avance jusqu´à être à son pied et continue le long du trottoir, ne quittant pas du regard les briques rouges. L´entrée ne doit plus être très loin, il y sera bientôt. Du moins l´espère-t-il...
"..........Harry, tu ne dois pas chercher......."
La voix... Il s´arrête. Quelque part autour d elui, des poubelles sont violemment renversées au sol, des sacs sont éventrés. Des grognements s´élèvent, entrecoupés de pleurs à peine humains. Harry continue sa progression mais en marchant en parallèle du mur, lentement, le fusil posé sur son poignet gauche. Sa main tient des munitions de rechange. Il guette tout mouvement dans la brume. Les pleurs se rapprochent, s´amplifient.
----------------------- Fin de la part 1
Bon, j´ai légèrement été interrompue par ma mère, donc je reprends.
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Chapitre 4 : ANWN
Partie 4 : L´Hadès
part 2 : Devir
A chaque pas que fait Harry, les monstres rugissent plus forts. Il end éduit qu´il est tout près de l´entrée. Du coin de l´oeil, il peut voir les grilles ouvertes de l´entrée principale de l´Alchemilla.
Un bruit de course. L´un des monstres vient d´émerger du brouillard. Harry a du mal à croire qu´il ne rêve pas. Ce n´est pas un chien, mais ce n´est pas non plus un humain. C´est un peu plus grand qu´un gorille, c´est nu, avec une peau cramoisie qui pend par endroits. Le visage est à peine descriptible. Les paupières sont cousues, le nez ( ou ce qui servait de nez ) a été arraché et laisse place à un trou béant, la gueule est ouverte : il en émerge des sortes de sangsues répugnantes. Elles gigotent, sentant du sang tout près d´elles, un sang frais, un sang humain. Les mains de la créature sont crasseuses. Elle se balance d´avant en arrière comme un autiste sans oser s´approcher de Harry. Elle a dû voir qu´il avait un fusil et préfère continuer de le jauger avant de faire quoi que ce soit.
Hary sent toujours la présence d´autres monstres, encore tapis. Il a encore le pistolet que lu ia donné Cybil, rechargé à bloc, avec deux chargeurs de rechange, mais il ne peut pas prendre le risque de baisser son arme et de perdre du temps à prendre en main le p.38 enfoncé dans l´une de ses poches, avec la carte. C´est peut-être ce qu´attend la bête...
Un second pleur émerge, plus de la droite. Un autre monstre semblable vient soutenir le premier. Mais il a l´air plus téméraire, car il s´avance plus. Harry tente de faire un pas de plus, mais le monstre bondit sur la droite, lui coupant le chemin, et il pousse un cri lugubre. Le second fauve s´est rapproché du dos de Harry. Il est presque pris en étau. Enfin, le dernier monstre fait son apparition, pile sur le côté gauche d´Harry. Il est bien pris au piège, ils lui coupent toute retraite. En continuant à pousser leurs gémissements, ils s´approchent lentement de Harry, qui ne sait plus où donner de la tête. Le monstre devant lui se met à ramper bizarrement, presque à plat ventre. Les deux autres se mettent à l´imiter.
Harry prépare son fusil. Ils vont passer à l´attaque. Il ne doit pas rater le premier coup. Le mur d´enceinte de l´hôpital doit être à une cinquantaine de centimètres de lui, cela lui laisse un léger espace pour se dégager si les créatures attaquent en ligne droite... Il a peutêtre trop regardé " Jurassic Park ", mais ça a une chance de marcher... Si son plan est correct, il ne doit se préocuper pour l´instant que du monstre qui se trouve sur son ôté, au milieu de la route. Il se campe sur ses jambes, prêt à agir.
Une série de grognements. Le smonstres s´immobilisent tous en une fraction de secondes. Harry place dans le viseur le monstre de son côté.
- Allez, venez, murmure-t-il.
Son coeur bat à tout rompre.
Enfin, les deux monstres qui l´entourent se redressent et lui sautent dessus. Harry décoche un premier tir dans la tête de la troisième bête et se plaque contre le mur en même temps. Juste devant lui, les deux monstres encore en plein saut se percutent et retombent au sol avec des cris de colère. Elles commencent à se battre comme deux chats.
Harry se sent l´âme d´un chasseur. Il n´aurait jamais cru que ça marcherait. Mais il profite de sa maigre victoire pour se précipiter vers les grilles d´entrée. La troisième créature se relève, la tête à moitié éclatée. Du sang en coule. Son globe oculaire gauche se détache presque du muscle et pend dans le flot de sang. On voit une partie de la puissante dentition qui loge au fond de la gorge, au milieu des sangsues. Une sorte d elangue s´est délogée de la gorge et pend dans le vide.
Mais la bête vit toujours. Elle jette un regard à ses comparses qui sont en train de s´étriper, pousse un beuglement étouffé par des gargouillis de sang dans ses cordes vocales, et se laisse aux trousses de Harry en boitant.
Harry se retourne quand il entend les giclées de sang derrière lui. Il est juste devant les grilles, un pied déjà dans la cour. La mêlée des deux bêtes qui se battent commence à imploser en même temps que les tripes des deux participantes, mais la dernière créature est toujours vivante. Elle est ralentie et perd énormément de sang, elle est plus horrible qu´avant, mais elle est toujours vivante. Deux balles de fusil ne l´ont pas soignée...
Il recharge rapidement le fusil et sort le p.38. Si elle veut du plomb, elle en aura cette saleté... Harry attend qu´elle soit assez proche pour ne pas esquiver et tire une deuxième fois. Le monstre s´affale. La tête a complètement explosé et s´est répandu sur le bitume en dizaines de morceux de chairs et de slitres de sang. Les yeux se sont détachés cette fois et sont écrasés au sol. Mais la bête se relève encore, plus faiblement.
- Mais c´est pas vrai ! peste Harry.
La bête se redresse sur ses pattes, offrant son torse à l´humain. Dernière solution... Il tire une fois avec le p.38 à gauche, là où devrait se trouver le coeur sur un être humain, et cette fois, ça a l´air d emarcher. Le monstre s´affale au sol et ne semble pas vouloir se relever. Son sang coule de ses plaies.
Harry ne désire pas contempler le spectacle plus longtemps et se dépêche de traverser la maigre cour bien entretenue de l´hôpital. Le bâtiment blanc se dresse devant lui de toutes ses fenêtres, tel un fantôme surgi du brouillard. Curieusement, Harry ne se sent pas bien en le voyant. Il sent une peur instinctive monter en lui, sans qu´il puisse se contrôler. Mais il avance quand même vers les portes d´entrée de l´Alchemilla, p.38 rangé mais prêt à agir et fusil rechargé. Il est prêt à affronter ce qui se cachera dans cet endroit. Qu´il soit en plein délire ou bien dans la réalité, il y a bien des créatures bizarres qui vivent à Silent Hill, qui se renforcent à mesure qu´il approche de ce lieu. Il a le sentiment qu´une partie du mystère s´éclaicira. Il faut qu´il s´éclaircisse. Pour qu´il soit sûr de ne pas être fou.
Il pousse la porte.
Il se retourve dans la salle d´attente poussièreuse, avec le joli et sobre comptoir de bois sur la gauche. La pendule qui le surmonte est arrêtée à 13 h 00 précises, les fils des téléphones sont arrachés. Tout n´est que silence... Il avance et fait quelques pas. Il a vite fait de traverser la salle et d´arriver devant le couloir. Il est tout près de deux portes. Alors qu´il s´approche de la première, un coup de feu retentit, suivi d´un cri aigu. Cela vient de la première porte. Il y a quelqu´un dans l´hôpital. Même s´il hésite, il doit être sûr que c´est un humain. Il arme le fusil et ouvre violemment la porte.
La seule chose qu´il a le temps d epercevoir, c´est le bruit d´un second coup de feu qui déchire le silence de l´Alchemilla...
---------------- Fin de la partie 4
En ce moment, j´ai le courage et l´envie d´écrire beaucoup, j´aime bien ça. Désolée pour la coupure, mais je n´ai pas pu faire autrement ( les parents, je vous jure... ) .
Au fait, " Devir " est un mot hébreu. C´est biblique ( étonnés, non ? ) et cela désigne le "saint des saints" . On appelait comme ça la partie la plus sacrée du Temple de Jérusalem...
C´était les 10 minutes mythologiques de Isatiscreator. ^_^
Mais j´allais oublier l´essentiel :
JOYEUX NOËL A TOUT LE MONDE ! !!!
La période bénie des cadeaux ! Comment rater ça !
Et faîtes gaffe, la nuit de Noël est la plus maléfique qui soit, elle apporte malheur et désespoir à ceux qui portent les ténèbres en leurs coeurs...
Et chaque être humain possède sa noirceur... ^^
Joyeux Noel a toi aussi, comme je pense pas venir ici demain et mercredi, ca risque d´être assez charger, je vous souhaite un joyeux noel à tous.
Ce que tu as dit est vrai... malheur et désespoirm j´adore ! !
Toutes mes paroles sont vraies ! lol
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Chapitre 4 : ANWN
Partie 5 : Kaufmann
Par instinct, Harry s´est baissé et a évité de justesse la balle qu´on vient de tirer. Elle lui a écorché la joue, mais il est vivant. Immédiatement, il redresse le fusil . L´agresseur dresse le pistolet. Ils sont à bout portant, mais ils se tiennent mutuellement en joue.
L´homme qu´à Harry en face de lui a un visage froid et dur, aux cheveux bien gominés d´un noir luisant. Il porte un complet gris du plus bel effet.
- Eh, on se calme ! ordonne Harry, asssis sur le sol.
- J´ignorais que certaines de ces créatures savaient parler...
- Je suis un humain ! Si vous avez oublié vos lunettes, c´est dommage. Vous allez vous tenir tranquille ou sinon...
- Sinon quoi ? J´ai un Magnum 44 juste en face de votre coeur. Le temps que vous appuyiez sur la gâchette, vous serez déjà mort.
- Etes-vous donc insensible aux balles de fusil ? fait Harry avec un sourire. Vous avez l´air humain tout comme moi, mais la seule manière d´être sûr, c´est de faire le test, vous ne croyez pas ?
L´homme semble perplexe et réfléchit à la situation. Finalement, il range son arme dans la ceinture de son pantalon. Il s´écarte vers l´une des tables de la pièce d´examen. Harry se relève. Il n´aime pas cet homme, c´est définitif et sans appel.
- Que faîtes-vous ici ? demande-t-il à l´inconnu. Je pensais être seul en ville.
- Je peux dire la même chose, monsieur... ?
- Mason. Et vous ?
- Docteur Kaufmann, répond l´homme sans gaieté.
- Docteur ? Vous travaillez ici alors ?
- Vous êtes un rigolo, vous. ( Il se tourne enfin vers lui et délaisse un instant le baise-en-ville qu´il était en train de ranger ) Vous devez être en vie grâce à un hasard fabuleux.
Le rouge monte à la tête de Hrary. Le Kaufmann commence sérieusement à l´énerver. Il sert les poings.
- Au moins, moi, je ne tire pas avant de parler dès que je vois quelqu´un. Vous êtes un vrai psychopate pour un médecin.
- Je fais ce qu´il faut pour survivre. L´hôpital ne fournit aucune protection contre ses... ses monstres... dit-il en désignant un cadavre sanguinolent étalé au sol. Comment peuvent-ils exister ? Seulement vivre ? !
- Je n´en sais rien, et je ne suis pas là pour le découvrir.
- Alors pourquoi vous êtes-vous perdu à l´Alchemilla ?
- Je cherche ma fille. Elle a 7 ans, les cheveux noirs et courts. Elle ne parle pas beaucoup. Elle s´appelle Cheryl, peut-être l´avez-vous vue...
La description sommaire de l´enfant semble perturber Mickaël Kaufmann. Il se ressaisit assez vite pour ne pas laisser voir une quelconque faiblesse.
- Non, je n´ai vu personne ici. Je me suis réveillé d´une petite sieste il y a 4 heures et je n´ai pas mis longtemps à réaliser que tout le monde avait disparu...
- Pourquoi êtes-vous rester ici si longtemps alors que vous auriez pu partir depuis belle lurette ? fait Harry en regardant le baise-en-ville fermé maintenant. Pourquoi avoir attendu le dernier instant ?
- J´ai fouillé l´hôpital pour vvérifier qu´il n´y avait personne. Et il n´y a personne. Je n´ai plus besoin de rester ici.
Quelque chose cloche dans l´histoire de Kaufmann, Harry est prêt à en mettre sa main au feu. Est-ce à cause de son regard sans sentiment, de sa voix précipitée, de ses gestes trop sûrs d´eux ? Harry ne sait pas trop que choisir. Mais ce qui est clair, c´est que cet homme ne dit pas tout de ce qu´il sait...
- Mason, vous dîtes chercher votre fille ? Etes-vous complètement seul ici ?
- Oui, j´ai eu un accident en arrivant. Et mon épouse est décédée il y a 4 ans...
- Désolé. Mais ne vous faîtes pas trop d´espoir...
- ?
- Pour votre fille. Vous ne devriez pas espérer la revoir. IL y a tellement de monstruosités dehors que...
- Je n´abandonnerai pas, Kaufmann, coupe Harry avec force. Je sais qu´elle va bien. Je le sens. Foutez-vous de moi si ça vous chante, mais je sais qu´elle est quelque part dans cette ville et qu´elle a besoin de moi. On pourrait appeler ça "l ´instinct paternel ". Je sais que mon enfant est là.
- Les enfants... murmure Kaufmann.
Il semble de nouveau reparti à des années lumières de l´hôpital. Harry lui trouve une mine bien grise. On dirait qu´il est malade... Il s´approche et le secoue.
- Eh, Kaufmann, revenez ici !
- Lâchez-moi !
Kaufmann se libère d´un coup brusque.
- Si vous pensez pouvoir vous en sortir, vous et votre fille, faîtes comme vous voulez. Moi, je pars de cette ville. Elle m´a suffisamment pourri l´existence.
- Si nous nous entraidions, on...
- J´ai déjà donné, Mason, je ne recommencerai pas encore la même erreur. J´ai passé 20 ans de ma vie à Silent Hill, j´ai connu le grand incendie de 1992, j´ai vu plus de gens morts que des inspecteurs de la police. Je pense que j´ai droit de souffler maintenant. Si vous vous obstinez à rester ici plus longtemps, vous finirez par mourir, Mason.
Kaufmann a une main posé sur la poignée.
- Pourtant, les gens ne meurent pas à Silent Hill, lance Harry. Etonnant, non ?
- Vous connaissez ces rapports alors...
- Vous aussi, vous êtes médecin, docteur Kaufmann.
Kaufmann rigole amèrement et ouvre la porte.
- Mason, vous les connaissez, mais vous ne savez rien de Silent Hill. Tous les médecins savent que la mort du corps seul... n´est pas la mort.
Kaufmann disparaît dans le couloir avant qu´Harry n´ait pu réagir. Il a du mal à comprendre ce qu´il a voulu dire avant de partir. Il entend la porte d´entrée qui claque dans le silence. Encore une fois, il se retrouve tout seul. Il a un peu froid. Peu importe les délires d´un médecin pas frais, il a Cheryl à retrouver.
Ah... Vous pensiez que j´étais parti ? Non. Je me replonge corps et âme dans ses souvenirs délicieux. Me faire peur, j´aime ça. Surtout quand je sais que ce qu´i m´effraie ne peut plus m´atteindre, comme en regardant un bon film d´horreur. Je vis depuis longtemps à Silent Hill, mais croyez-le ou non, j´ai toujours eu une santé de fer et je n´ai vu Kaufmann que deux ou trois fois, et encore... Nous ne nous sommes pas adressés la parole. Nous étions en charmante compagnie, si vous voyez ce que je veux dire...
Avez-vous déjà contemplé un incendie ? C´est terrifiant et merveilleux à la fois. C´est un festival hypnotique de couleurs violentes, de chaleur, d´explosions, mais qui ne peut pas nous atteindre si on le regarde d´assez loin. Vous fixez les flammes sans pouvoir vous décoller du spectacle... J´avoue que lorsque Silent Hill a brûlé, il y a maintenant 11 ans, j´étais aux premières loges et je contemplais ce brasier offert. Ne me jetez pas la pierre, beaucoup ont fait la même chose.
Et sur les cendres d´un incendie, on ne tarde pas à reconstruire... Mais ça n´a jamais la même âme que ce qu´il y avait avant. Un incendie, ça vous bouleverse une ville. Surtout quand cela a offert du sang au sol. Triste ironie... Silent Hill, la " silencieuse "... Depuis l´incendie, elle hurle, elle se débat, comme un animal qui ne veut pas mourir... Mais il n´y a plus que moi et Harry pour l´écouter...
Et parfois... Sa voix change... On dirait parfois uen voix d´enfant... parfois ma propre voix... et à de rares occasions... Elle ressemble à celle de Harry...
-------------------- Fin de la partie 5
Je file, le foi gras, les papillotes et le saumon fumé m´attendent ! Le loup va se regaler au nom du désespoir et de la fureur de cette planète.
Toute tes paroles sont vraies ? ? Well, la vérité n´est pas une réalité absolu mais relatif. S´il y a une chose que j´ai appris dans mes cours de philo, c´est bien ça ! Mais, bon, je dois avouer que tes propos sont se avéré juste par rapport à mon livre à moi ! ( Et je parle pas de mon roman)
Entk, mange pas trop, car un loup trop gras devient une proie facile face au démon au visage humain que je suis lol ! !
À noter que je ne te traitais pas de "Grosse", mais de faire attention de ne pas trop engraisser. Simple précision, les filles sont souvent suceptible sur ce point, et je parle en connaissance de cause.
Il m´en faut plus pour me vexer, tu sais ! J´assume parfaitement mes 63 kilos et je me fous de ceux qui n´apprécient pas. La vraie beauté est celle du coeur et de l´esprit, pas celle offerte par les yeux.
Et j´ai été prudente, cette année, je n´ai pas été malade. Je suis toujours un loup vif et agile prêt à recevoir Lucifer quand il le verra. Au fait, tu sous-entends que tu serais capable de me faire peur, à moi ? Ne me fais pas rire, mon petit Silent, un loup sauvage ne se laisse dompter que par celui qu´il choisit, et encore...
Je suis dégoûtée, cette année, ils n´ont pas repassé sur notre télévision nationale un dessin animé appelé " l´oeil du loup". C´était un truc si beau que j´en avais chialé.
D´ailleurs, il y a eu pas mal de mouvement ici. Je viens pas pendant 2 jours et bing, plein de nouveaux. C´est la magie de Noël, ça, les pouvoirs d´attraction de Silent Hill se renforcent ( ahaha, rire sardonique effrayant ) . Au fait, j´ai commencé à réfléchir à l´apparence de mon Samaël... J´ai un peu trop regardé le Seigneur des Anneaux je crois... J´ai encore 2 chapitres pour le retravailler... Par contre, j´ai déjà ma fin en tête et elle va sûrement vous étonner ( en tout cas, elle me plaît beaucoup ) . Rendez-vous à la partie 10 du Chapitre 6, dans X temps, pour avoir la réponse. Je suis impatiente d´y écrire...
Chapitre 4 : ANWN
Partie 6 : Passé Oublié ; bribes 1 : Les Disparus du Silence
Harry frissonne toujours. L´Alchemilla est tellement silencieux et froid... Par les fenêtres, on ne peut voir que la maigre cour intérieure couverte de neige, il n´y a rien d´autre, à perte de vue. Il se sent vraiment abandonné. Il n´aurait jamais cru qu´un hôpital désert puisse être si... si malsain. Il marche un peu dans la salle d´examens pour se réchauffer en attendant d´avoir un plan d´action.
C´est bien rangé. Deux lits, des armoires. Il y a du matériel médical sur la table de la pièce, posé sur des radios ou des fiches portant des noms de patients. Il y a des téléphones, des photos dans de petits cadres, des dessins d´enfants. C´est charmant.
Kaufmann...
Harry ne cesse de penser à cet étrange individu. Son histoire de sieste ne tient pas debout, mais d´un autre côté, il ne semblait vraiment pas comprendre ce qui se passe en ville. En gardant son calme... Il ne comprend vraiment pas pourquoi il est resté ici. Il doit y avoir une explication... Il regarde autour de lui.
La pièce comporte trois portes. Celle d´entrée, et deux sur le côté. Harry explore d´abord celle à sa droite.
Il se retrouve dans une salle étroite en longueur, cernée de part et d´autres par des armoirs à médicaments et des tables. Un livre sur la médecine est encore ouvert sur l´une d´elles... Harry en frôle les pages avec douceur. A croire que la personne qui lisait vient juste de partir. C´est une sensation étrange, il sent presque une " présence " dans l´hôpital, il a l´impression que les patients et les médecins vont brusquement apparaître et vaquer à leurs occupations comme si de rien n´était. Comme si Silent Hill était redevenue normale. Mais il n´y a personne. Il faut qu´il redescende sur Terre... Il continue et passe une seconde porte, mais ce n´est que derrière le comptoir qu´il arrive. Il prend le temps d´observer le schéma de l´hôpital au mur avant de repartir.
Au rez-de-chaussée, il n´y a pas de chambres d emalades, uniquement les bureaux des médecins et des entrepôts. Les malades sont aux étages 1 et 2. S´il veut essayer d´en savoir un peu plus sur Kaufmann, il doit explorer son bureau... Il n´en a pas l´habitude, mais bon, il n´a pas le choix. Si cet homme cache quelque chose, il doit le savoir. Peut-être est-il impliqué dans la disparition de Cheryl... Et si l´enfant est là, elle ne pourra pas ressortir sans qu´il le sache. Pour s´en assurer, il griffonne d´ailleurs un message sur un bloc qu´il trouve dans la salle d´examens. Il laisse le message bien en évidence et retourne une nouvelle fois en arrière. Cette fois, il ouvre la porte qu´il n´a pas encore utilisée.
De nouvelles étagères couvertes de médicaments, mais il ne s´en étonne pas. Il remarque juste un journal sur la table proche de la sortie. Il l´examine. Il date du 15 septembre 1999, juste 14 jours plus tôt. La ville n´aurait été désertée que depuis deux semaines ? ! Il a du mal à y croire. Tout à l´air mort depuis bien plus longtemps. La poussière est partout. Mais ce serait aussi logique dans un sens, cela expliquerait que personne ne se soit encore alerté du silence de Silent Hill, que tout paraisse tellement en ordre... Mais toute la population de Silent Hill peut-elle disparaître en 2 semaines ? ...
C´est inconcevable. Il a fallu deux mois à Angikuni pour se vider... " Arrête de penser à cette vieille histoire qui a 50 ans, Harry ! " s´engueule-t-il. Il feuillette le journal, mais il n´y a rien de particulier. Des nouvelles nationales, locales, les chiffres du tourisme... Curieux d´ailleurs, ils sont en baisse. Les touristes ne repartent pas, mais ils ne viennent plus non plus... Quelques informations sur de nouvelles réglementations concernant la cigarette. Il tourne une nouvelle page et cette fois, s´arrête : un article de petite taille a été découpé. Pas moyen de savoir de quoi il parlait, mais cela intéressait vivement l´auteur du mutilage. Peut-être une jolie pin-up... Il repose le journal. Il ferait mieux de se concentrer sur sa recherche du bureau de Kaufmann et de sa fille. Il sort.
Il se retrouve dans le couloir et tente de déchiffrer les plaquettes de sportes. Elles sont poussiéreuses à l´extrême. Cuisine, bureau, entrêpôt, sous-sol... La porte est fermée à clé. C´est un peu bizarre, mais Harry ne s´en inquiète pas plus. Il y a sûrement de la morphine là-bas, que l´on essaye de protéger du vol. Enfin, il trouve. Le bureau de Kaufmann, suivi de celle de conférence. Les docteurs "inférieurs" doivent être dans une autre aile du bâtiment. Il entre dans le sacro-saint bureau de Kaufmann. Il trouvera forcément quelque chose qui lui en dira plus sur cet homme.
Harry se demande au premier coup d´oeil si c´est bien un bureau qu´il a face à lui. Il n´y a que des armoires vitrées, des tables, et deux divans d´un beau cuir noir luisant. Rien d´utile pour travailler... Harry décide de se concentrer sur les tables. Il fouille les tiroirs en essayant de tout remettre bien en place pour ne pas s´attirer d´ennuis avec Kaufmann si celui-ci revient.
Il n´y a que des documents officiels et médicaux. Rien, absolument rien de personnel. Il n´y a pas de photos de proches, même pas une simple plante verte. Kaufmann cultive son aridité de coeur avec soin et minutie. Il est seul et veut le rester, on dirait. Cet endroit n´est pas amical. Harry se sent bizarre face à l´ordre du docteur. L´agencement des meubles est stricte,de telle manière que l´on sait tout de suite que l´on a à faire à quelqu´un de professionel. Et de très froid. Il ne s´est pas trompé sur lui. Harry passe à la seconde table, en face d ela large baie vitrée, et dès qu´il ouvre le premier tiroir, il sait qu´il vient de toucher au but. Il en sort un lourd livre à la discrète couverture mauve. Il attire à lui une chaise posée contre le mur et s´assoit pour mieux se concentrer sur sa découverte.
Pendant un instant, l´ouvrage lui rappelle le livre au titre latin dans la bibliothèque de l´école. Pourtant, il ne lui suffit que de quelques secondes pour comprendre qu´il s´agit d´autre chose. Il n´est rempli que de coupures de journaux, datées par une annotation manuscrite sous chacune. Elles viennent de différents périodiques, sont jaunies pour certaines, d´autres paraissent plus récentes à mesure que l´on s´approche de la fin. Il y a parfois de petites remarques qui sont notées. Cela doit servir de " mémoire " à Kaufmann.
Il regarde le premier article. Une longue description de Silent Hill. Il date du 20 janvier 1979, 20 ans plus tôt. Le docteur a commencé sa manie il y a deux décennies... Comment un homme peut-il entretenir pendant si longtemps un passe-temps ? C´est difficile à croire. Kaufmann écrit ensuite qu´il a fait une prmeière journée assez calme dans l´hôpital, qu´il s´entend bien avec le personnel. Que Silent Hill lui plaît. Une " ville envoûtante " qui ravit celui qui la regarde. C´est bien loin de son état d´esprit actuel...
Mais à mesure qu´il tourne le spages, Harry sent un changement. Les articles se mettent à tourner autour des malades bizarres, dont il n´arrive pas à soigner la maladie. Ses annotations sont soucieuses. Il se sent impuissant face à ces quelques cas qu´il ne comprend pas. Les symptômes du mal ressemblent à ce qu´a décrit Cybil : manque, fièvre, paranoïa hallucinatoire... Les gens deviennent agressifs, ils ne reconnaissent pas leurs proches. Le personnel a peur de les approcher.Mais Kaufmann se révèle passionné par la maladie inconnue.Il accumule les articles à son sujet. Visiblement, elle est apparue pour la première fois en 1982. Les cas se multiplient, mais de manière assez discrète. La maladie ne disparaît pas. Kaufmann traverse des périodes de désespoir.
Il parle d´"impossible bataille". Semble réaliser quelque chose qu´il ne décrit pas dans son livre. Harry se demande ce que ça peut être... Vers 1985, apparaissent les premiers articles sur un possible trafic de drogue nommée " White Claudia ". Cela ressemble à " Claudia la Blanche "... Il y a alors des thèses qui circulent. On dit que l´on a de spreuves que la maladie bizarre est liée à la drogue, qu´elle ne s´étend qu´au niveau local. Mais que les responsables sont introuvables. On dit que la drogue est la seconde source de revenus de la ville. Qu´elle est délicieuse au goût et inoffensive. Que la police est impuissante. Kaufmann écrit des choses bizarres. Il semble penser que la White Claudia est responsable de la maladie, mais sans savoir pourquoi. Il pense à un état de manque exulté par un ingrédient que pourraient rajouter les fabricants. Mais il tâte, il doute, il perd de plus en plus foi en son métier. Il n´est pas policier, mais médecin. Harry pourrait presqua voir de la compassion pour lui s´il n´était pas si différent aujourd´hui.
Et puis, en 1986, les articles se mélangent. DRogue, maladie... et disparitions. Il collectionne avec soin toutes les mentions à des disparitions, à des personnes en fugue. Il ne parle plus de la maladie, mais s´intéresse à la drogue. Harry a un peu du mal à déchiffrer son écriture devenue rageuse et tremblante.
- " Je... Je crois que..." Ah, pourquoi a-t-il fallu que tu écrives comme un chien, Kaufmann ? rage Harry. " Je crois que la drogue rend... "...
Harry a du mal à croire ce qu´il déchiffre.
- " Je crois que la drogue rend immortel ".
Harry réfléchit. Kaufmann est médecin, il sait mieux que personne les effets pervers des drogues... Lui qui combattait la Claudia... Il la glorifie à présent ? ... Bizarre. Il n´y a plus aucune remarque. Juste des articles, sans aucune ordre précis. Il s´intéresse surtout aux lieux des disparitions, aux victimes. Des enfants... à l´école. Des femmes, vers le phare. Les hommes plutôt vers l´église balkanique. Mais tout à l´air de se désagréger, les disparitions deviennent plus aléatoires et fluctuantes. Plus nombreuses. Surtout juste avant novembre 1992.
Il y a alors une large partie sur l´incendie qui a détruit la ville. Surtout sur les victimes. Et la petite fille brûlée vive... Il y a des mots jetés dans les marges, mais ils n´ont aucun sens pour Hrary, on dirait qu´ils sont écrits en langue étrangère pour la plupart. Les mots anglais sont restreints... " Enfant "... " Drogue"... " Vie"... " Mort"... " Destinée ".
Kaufmann se concentre sur l´enfant qui est à l´hôpital. Les articles n´en parlent plus passé décembre 92, mais lui continue de s´ne occuper, colle ses résultats médicaux avec soin dans son carnet. Consigne de nouveau quelques remarques personnelles. " Elle doit survivre ". " Comment a-t-elle pu être prise dans l´incendie ? ". " Qui a fait ça ? ". " Une culpabilité à établir ". Il ne pense qu´à cette môme...
Harry regarde la fenêtre.
- Pourquoi t´es-tu si intéressé à cette enfant, Kaufmann ?
Il regarde à nouveau les remarques, les feuilles de soin.
- " 1 er janvier. Les blessures ne guérissent pas. Continue de parler. L´ai mis sous sédatif. " Bizarre que tu l´ais fait taire... Et bizarre que tu l´ais pas installée avec d´autres patients dans les Soins Intensifs...
En effet, il est marqué que Kaufmann a fait mettre l´enfant dans la chambre 001. Mais la première chambre indiquée sur le plan de l´hôpital, c´est la 101. Au premier étage. Et il n´y a aucune chambre à son niveau. Où se trouvait donc celle de la gamine ? Pourquoi l´a-t-il mise à part ?
Harry continue, mais il est de plus en plus perplexe. Kaufmann cesse de parler de l´enfant brûlée 6 mois plus tard, mais sans dire ce qu´elle est devenue. Vu la gravité de ses blessures, Harry déduit qu´elle est morte. Il aurait mieux valu d´ailleurs. A peine âgée de 7 ans, comme Cheryl. Il frissonne. Non, Cheryl va bien. Il la trouvera.
Kaufmann conclut son album étrange au 18 juillet 1999. Il ne parle plus que d´une infirmière. Lisa Garland. Il la décrit avec une fougue illuminée. Pas de doute, il est accro à elle, mais elle ne cesse de le repousser. Sa dernière phrase est bizarre.
" Elle me l´a promise. Lisa sera à moi. De gré ou de force. "
De qui parle-t-il ? Harry ferme le livre. Kaufmann est vraiment répugnant. Il harcèle une pauvre infirmière, adule une drogue, observe avec un entêtement malsain une enfant en train de mourir... Un homme répugnant, qu´il pourrait tuer sans hésiter s´il entrait maintenant dans la pièce. Mais la manière dont il parle de Lisa... Est-ce elle, la personne qu´il a cherchée dans l´hôpital ? Est-ce pour elle qu´il est resté si longtemps, qu´il ment ? Harry se met à rire et se lève.
Voilà qu´il se met à imaginer une histoire romanesque d´amour impossible. Il faut que l´écrivain en lui se calme. C´est à cause du stress. Après tout, ces histoires poussièreuses de drogue, de maladie, de gamine morte, ça ne le concerne pas. Ce qui le préoccupe, c´est Cheryl. La femme de l´église disait qu´elle était là. Et puis, pendant qu´il la cherche, rien ne l´empêche aussi de jeter un oeil pour localiser la chambre 001. Sa curiosité le pousse à savoir pourquoi cette petite fille de 7 ans s´est retrouvée seule, complètement seule face à la mort, dans une chambre d´hôpital qui n´apparaît pas sur la carte. Elle est bien quelque part pourtant.
Il fouille un peu une dernière fois et ne trouve rien de concluant ou d´aussi intéressant - et inquiétant - que l´album, aussi repart-il. Les autres portes sont toutes solidement fermées. Il ne lui reste que les étages. Par chance, il y a un ascenseur, l´accès aux escaliers étant bloqué lui aussi. Celui-ci, contre toute attente, fonctionne toujours. Harry monte dedans et décide de procéder méthodiquement, étage par étage. Il sélectionne le premier.
Arrivé au bon niveau, il sort mais se retrouve face à une porte fermée qui refuse de s´ouvrir. Idem au deuxième étage. Harry tente de donner des coups d´épaules, mais rien n´y fait, elle est coincée de l´extérieur. Il souffle. Comme à l´école, les portes fermées lui indiquent que sa recherche est vaine. Il a été fou de croire une illuminée. Il est fou de refaire les mêmes erreurs.
Il tourne les talons et re-rentre dans l´ascenseur... Mais il éprouve une sensation bizarre pendant un instant. Un pincement au coeur, suivi d´une impression brève de tournis. Comme avant un malaise. Ca n´a duré qu´une seconde, mais Harry y a bien senti. Ce n´est pas son imagination.
" . ........... Harry.........."
Il écoute attentivement cette voix spectrale. La même que dans le rêve avec les indiens, dans les rues de Silent Hill, dans l´école. Elle voudrait le suivre qu´elle ne s´y prendrait pas autrement. Mais il ne veut pas croire aux fantômes. Il y a une explication logique. Il tend la main vers le boîtier de commandes.
- Mais qu´est-ce que...?!
Un bouton " 3 " est apparu. Sorti de nulle part. Il n´était pas là avant, Harry en est sûr et certain. Les murs de la cabine d´ascenseur semblent se resserrer sur lui. L´air est irrespirable. Il appuie, mais cela donnera une réalité à une hallucination... Pourtant, le bouton luisant a l´air bien réel. C´est si tentant de l´enclencher, de voir où il mène...
"......... Harry, vraiment........"
- Quoi ?
"..........Tu n´écoutes pas..... Tu ne dois PAS chercher, hihi...................."
Sans s´enr endre compte, il vient d´enfoncer le bouton 3. L´ascenseur s´ébranle. Il est bien en train de monter... Harry sent d enouveau qu´il vient de faire une erreur.
" . ..........Ou tu vas le regretter, Harry....... Dieu n´est pas content........... Mais pendant que tu es là, Il me fait moins mal.........hihi..... Alors, reste Harry.......... Reste avec moi.............."
L´ascenseur s´arrête finalement, mais les portes restent fermées. Harry se met à trembler d´instinct. Il n´aime vraiment pas ça. La sensation de malaise disparaît. Mais à travers les interstices des portes de l´ascenseur, des odeurs lointaines de pourriture et de chair brûlées lui parviennent...
------------------- Fin de la partie 6
Encore une fois, notre charmant serveur a eu la bonne idée de pas vouloir de mon texte trop long, alors je l´ai coupé en deux parties. C´est ce qu´on appelle un " ratage " en informatique ^_^
Mais je ne vais pas m´énerver, parce que il fait pas trop mauvais temps, j´écoute un morceau dément au violon de Vision d´Escaflowne, et que j´ai des Yû-Gi-Oh tous les matins cette semaine. Sans compter que le 22 est sorti récemment et qu´on approche du 1er Janvier. Bref, restons zen. -_-
Au fait, au cas où vraiment vous n´avez pas envie de chercher la signification d´ANWN, cela signifie " Cercle de l´Enfer" chez les Celtes. On toruve son équivalent dans le terme Annwyn, " Abîme ". Ne me demandez pas comment on y prononce, je n´en sais rien...
63 kilos, c pas tellement, c´est à peu près ce que je pèse et je suis loin d´être gros. Anyway, sans être obèse, une fille légèrement enveloppé n´est pas laide pour autant. Y´a des limites par contre...
J´ai été étonné de retrouver une photo de moi sur le net, elle date de 2 ans mais elle est pas mauvaise. Je croyais qu´elle avait été deleter...
J´ai eu une offre plutôt louffoque de la part de plusieurs amis à moi... entk, je vais en reparler sur un autre forum, un nouveau pour lancer le projet. C´est un peu osé comme projet mais, d´une certaine façon, intéressante.
Tu es productive, c´est bien... ton histoire est géniale.
Une photo de toi ? Héhé, sois sympa, dis où on peut la trouver qu´on voit un peu à quoi tu ressembles ! Allez, c´est Noël ! On a le droit de se faire peur ! ^^
Et je suis pas productive, c´est juste l´effet Seigneur des Anneaux 2 / Legolas ( o_o ) et le manque de sommeil. Et puis... Je suis très impatiente de faire apparaître mon Samaël. Alors, je me dépêche...
La résurrection de X-1-alpha ! Chouette !
Chapitre 4 : ANWN
Partie 7 : Passé Oublié ; bribes 2 : La Chambre 001
La ville est sombre. On ne voit pas à 2 mètres devant soi sans lumière. Les pas qu´elle fait résonnent. Le sol a été remplacé par du grillage, en-dessous, il n´y a que le vide, le vide sans fond. Celui qui plonge directement vers le coeur des Enfers. Pourtant, elle avance comme si elle savait parfaitement où elle va. La jeune fille en tenue d´écolier. Son visage est fermé, elle refléchit. Elle erre dans cette ville qui ne ressemble plus à une ville, seule, dans le noir... Enfin, seule n´est pas le bon mot. " Elle " est là, avec elle. Ensemble, elles doivent fuir. Ou alors, appliquer le plan. " Elle " n´en a pas envie, mais la fille en écolière en a décidé autrement. Mais avant, elle doit comprendre. Alors elle va vers ce magasin à la lisière du quartier commerçant. Elle regarde un instant l´enseigne, et s´enfonce dans les profondeurs de la boutique. " Le Lion Vert " referme sa gueule sur elle.
Harry respire un bon coup et s´avance. Les portes de l´ascenseur s´ouvrent. Il s´y attendait, mais la vue des murs délabrés le surprend quand même. Dans la petite pièce qui sert de salle d´attente, les murs ont pris une couleur de sang séché et les quelques chaises qui étaient rangées ici soigneusement ont été violemment jetées dans un coin. L´odeur de chair brûlée est forte, mais Hrary est en train de s´y habituer. Il traverse la porte et se retrouve dans un couloir tout en longueur. Une légère vapeur flotte au niveau du sol. Il n´aime pas ça. Les portes des chambres portent des inscriptions qu´il n´arrive pas à déchiffrer. Certaines sont couvertes de sang et portent des traces de mains désespérées. De toutes petites mains, presque celles d´enfant... Harry continue à marcher, le fusil prêt à fonctionner. Il ne se sent vraiment pas à l´aise. Il est dans un étage qui n´est pas censé exister, dans un hôpital qui visiblement n´est pas comme les autres. Ca fait comme à l´école, ça recommence. Et cette fois, il n´a pas entendu les sirènes. Est-ce parce que les murs de l´Alchemilla les ont étouffées ? En tout cas, il sait que cette fois, il n´a aucune chance pour que cela soit un rêve. Il est bien dans la réalité, même si cela lui déplaît. Mais il sent grandir sa volonté de survivre dans ce cauchemar, sa volonté d´arracher sa fille à Silent Hill coûte que coûte, de briser tous ceux qui se dresseront sur sa route pour l´en empêcher.
Il s´étonne un peu de son côté mercenaire. Il ne se savait pas comme ça, mais ce n´est pas pour lui déplaire finalement. C´est sa manière de résister à la folie.
Il arrive dans la cage d´escalier. Dans son dos, les doubles-portes se referment seules et il entend nettement le verrou qui tourne. Il ne peut plus qu´avancer maintenant... Il contemple un bref instant le numéro " 3 ", peint en blanc sur le mur, et descend d´un étage. Il se retrouve devant un numéro familier, le " 2 ". Au moins, celui-là, il apparaît sur la carte de l´hôpital, il n´est plus en terrain inconnu. Il se retourne une dernière fois pour contempler l´étage fantôme... mais il n´y a plus qu´un mur. Exactement comme à l´école. La configuration des lieux change...
Un peu comme dans un rêve.
Harry se sort cette idée d ela tête, il est dans la réalité, pas dans un rêve. Du moins, le suppose-t-il. Il s´approche de la porte de l´étage, qui mène aux couloirs et aux chambres. Si un troisième étage a pu apparaître, alors, il y a une chance pour qu´il trouve cette fameuse chambre 001, celle où était la petite brûlée. C´est fou, mais ça peut marcher. Mais dans ce cas, la chambre doit se trouver au rez-de-chaussée, pas dans les étages. Il revient sur se spas et décide de poursuivre dans les escaliers.
Il franchit le palier du " 1 "... A mesure qu´il s´approche du rez-de-chaussée, on dirait que des vibrations apparaissent dans les marches et les murs. Il pose la main pour vérifier. Il y a bien un battement. Un peu lointain, mais bien présent. Comme dans la salle où il a affronté Aznac... Le même phénomène se reproduit donc...
Enfin, il arrive au rez-de-chaussée. Cette fois, il est bien obligé de quitter la relative sûreté des escaliers... Il pousse la porte et arrive dans le couloir qui mène au bureau de Kaufmann et autres entrepôts. Harry allume juste sa lampe quand il perçoit des pas, plus loin devant lui. Ils proviennent de la partie sombre du couloir, vers l´ascenseur, et ils semblent se rapprocher lentement. Ils sont traînants, comme ceux d´une personne blessée...
Harry prépare son fusil. Il pressent qu´il a à faire à une créature zombie, à un humain cadavérique, comme celui qui lui a bouffé la jambe. Mais ce qui apparaît dans le faisceau de la lampe n´est qu´une infirmière à la longue chevelure rousse. Son visage est terrifié. Son uniforme et son tablier blanc sont tâchés de sang. Elle tient un scalpel à la main, mais ne semble pas vouloir s´en servir pour attaquer. Au contraire, dès qu´elle voit Harry, elle se jette contre un mur sans le quitter des yeux. Elle est blessée à la jambe et aussi dans le dos, parce que c´est de là que coule le sang.
Harry ne sait pas trop quoi faire. L´infirmière n´a pas l´air d´être dangereuse ou " changée ".
- Vous... Vous voulez me faire du mal ? demande-t-elle d´une petite voix.
- Non. Pas si vous ne m´en faîtes pas.
- Je veux juste de l´aide, j´ai peur... Tout a changé si subitement ici... Il n´y a plus personne, mes collègues sont devenues folles, elles m´ont attaquée alors je me suis cachée ici... Mais je ne vous ai jamais vu ici...
- Je cherche ma fille. Vous dîtes que vous étiez là quand Silent Hill est devenue comme ça ? Quand était-ce ?
- Je ne me souviens plus... Je... Je me rendais au chevet d´un patient... et le docteur m´a appelée, il voulait savoir si je me sentais bien, si je n´en manquais pas. Je lui ai dit que non, et il a sourit...
- Vous parlez de Kaufmann ?
- Oui, Mickaël. Il est gentil vous savez, mais il est devenu dur depuis l´incendie. Il veut juste aider les gens...
- De quelle manière ?
Harry sent que le docteur doit les aider d´une manière peu correcte.
- C´est un secret, je ne peux pas le dire. . .. De toute façon, il n´a d´yeux que pour Lisa...
La femme s´adosse au mur. Visiblement, elle est soulagée de parler avec quelqu´un. Harry aussi est content. Elle est un peu embrouillée quand elle parle, mais il met ça sur le compte du stress et de la peur qu´elle doit ressentir.
- Vous travaillez depuis longtemps ici ?
- Je suis arrivée en 1992.
- Alors vous devez connaître l´emplacement de la chambre 001.
- La quoi ? Il n´y a pas de chambre 001 ici.
- Vous êtes sûre ?
- . .. Oui. Pourquoi ?
- Pendant l´incendie, Kaufmann y a soigné une petite fille et . ..
- ALESSA ! !!!!!!!!!!!!!!
La femme se met à hurler en se tenant la tête.
Harry sursaute.
- Vous aussi vous ne parlez que d´elle ! !! Arrêtez, arrêtez ! !!!!!!!!!! Depuis que cette monstruosité est ici, elle.... Vous êtes.... avec ELLE !
La femme braque soudian le scalpel vers Harry d´un air presque fou.
- Mais calmez-vous, je ne suis avec personne ! Je veux juste en savoir plus sur cette enfant, je veux savoir pourquoi Kaufmann y était tellement attaché !
- Vous ne saurez rien, de toute façon, elle est MORTE ! MORTE ! !!! Il aurait dû la tuer dès qu´elle est arrivée ! AAAHHH ! !!!!!!!!!
L´infirmière est soudain prise de convulsions. Le sang coule de plus en plus de sa blessure au dos. Ses jambes ont du mal à la soutenir. Elle se met à courir vers Harry et se jette sur lui, la bave coulant de sa bouche où s´agite une langue noircie. Harry presse la détente du fusil.
La femme s´effrondre au sol en crachant du sang, et tente de se relever, la tête pendante. Harry n´y tient plus. Il la frappe violemment avec le pied, une fois, deux fois, trois fois... jusqu´à ce que l´os craque et que l´infirmière s´écroule définitivement. Son crâne n´est plus que de la bouillis sanguinolente et visqueuse où apparaîssent des morceaux de cervelle et de chairs. Harry a la jambe droite rouge. Il tente de retrouver son calme. La vision du cadavre le dégoûte. Mais son envie est renforcée. Cette gamine brûlée, la petite Alessa, qu´avait-elle de si particulier pour mettre la femme dans un tel état ? Sans doute quelque chose qui justifie que Kaufmann l´ait placée à l´écart, dans une pièce que même cette infirmière ne connaissait pas...
Il fait quelques pas en essayant d´oublier ses jambes tremblantes. La porte face à lui, c´est celle du bureau de Kaufmann. Peut-être que...
Un coup ébranle toute la structure de l´hôpital. Dans le bureau de Kaufmann, tout un tintamarre s´élève. On dirait qu´on pousse des meubles ou que l´on casse tout. En tout cas, il y a quelqu´un...
Harry arme son fusil et ouvre la porte...
C´est incroyable comme Silent Hill peut vous changer un homme. Prenez ce grand guignol de Harry Mason. Un simple écrivain de province, veuf, élevant sa fille tout seul. Un individu peureux qui évitait les ennuis le mieux qu´il pouvait. Il n´intéressait personne. Personne ne se souciait de lui, ne faisait attention à lui, ne se préoccupait de lui ou de sa Cheryl.
Et une fois à Silent Hill, il se révèle tel qu´il est : fort, beau, courageux, déterminé... avec une colère merveilleuse dans le coeur. C´est bien pour ça que je me suis intéressé à lui, que je m´en suis rapproché et qu´aujourd´hui, nous sommes amis. C´est dans l´adversité que l´on reconnaît la vraie valeur des gens, et croyez-moi, Harry vaut son pesant...
En fait, Harry me ressemble. C´est parce que je me suis révolté contre mon père et ses relations que je suis celui que je suis aujourd´hui. Un être magnifique, dénué de peur. Même ma femme me le dit... Mon regret pourtant... C´est que mes enfants n´ont jamais voulu comprendre ça... Mais les enfants sont ingrats... Même à Silent Hill.
------------------- fin de la partie 7
Vous savez, il y a quelque chose qui m´a toujours fait rire à Silent Hill, c´est le "Lion Vert", le magasin de Dhalia. Parce qu´à Lyon, on a un casino qui s´appelle comme ça. Alors, ça fait bizarre de le retrouver dans un jeu d´horreur. Mais en fait, je me rends bien compte que ça ne fait rire que moi... ^^
C´est vrai que t´as parfois l´air bizare, mais c´est moins pire que je ne m´y attendais. En fait, tu ressembles un peu à l´un de mes amis, un ( futur ) grand poète.
Et je suis entièrement d´accord avec toi au sujet de Legolas. Si craquants, ses oreilles pointues et ses yeux bleus.... ^^ Bon, j´imagine bien que c´est pas ça qui t´intéresse chez lui.
Pour Fredo, c´est vrai que lui aussi joue à Invisible Man... Tout le monde a peur d´Internet en ce moment ou quoi ? ?
Le Lion Vert, je m´y attendais que seule moi le connaîtrais. Plus j´y pense, plus ils ont dû pomper sur le jeu pour l´ouvrir, parce que l´enseigne du casino représente le même lion que le magasin de Dhalia...
Et pour X-1-alpha, ça t´apprendra à avoir de sproblèmes de connexion. PLus tu attends, plus tu en as à lire ! ^^ Mais je vais peut-être ralentir la cadence, l´inspiration pour My Heaven redescend. Une vraie chute libre...