CONNEXION
  • RetourJeux
    • Sorties
    • Hit Parade
    • Les + populaires
    • Les + attendus
    • Soluces
    • Tous les Jeux
    • Gaming
  • RetourActu Gaming
    • News
    • Astuces
    • Tests
    • Previews
    • Toute l'actu gaming
  • RetourBons plans
    • Bons plans
    • Bons plans Smartphone
    • Bons plans Hardware
    • Bons plans Image et Son
    • Bons plans Amazon
    • Bons plans Cdiscount
    • Bons plans Decathlon
    • Bons plans Fnac
    • Tous les Bons plans
  • RetourJVTech
    • Actus High-Tech
    • Intelligence Artificielle
    • Smartphones
    • Mobilité urbaine
    • Hardware
    • Image et son
    • Tutoriels
    • Tests produits High-Tech
    • Guides d'achat High-Tech
    • JVTech
  • RetourCulture
    • Actus Culture
    • Culture
  • RetourVidéos
    • A la une
    • Gaming Live
    • Vidéos Tests
    • Vidéos Previews
    • Gameplay
    • Trailers
    • Chroniques
    • Replay Web TV
    • Toutes les vidéos
  • RetourForums
    • Hardware PC
    • PS5
    • Switch 2
    • Xbox Series
    • Switch
    • Pokemon pocket
    • FC 25 Ultimate Team
    • League of Legends
    • Tous les Forums
  • PC
  • PS5
  • Xbox Series
  • Switch 2
  • PS4
  • One
  • Switch
  • iOS
  • Android
  • MMO
  • RPG
  • FPS
En ce moment Genshin Impact Valhalla Breath of the wild Animal Crossing GTA 5 Red dead 2
Liste des sujets

Lost !

Arbuste_en_chef
Arbuste_en_chef
Niveau 26
07 avril 2010 à 12:11:40

:spoiler: 6x11

D'ailleurs il dit quoi à la fin ? La dernière phrase ? J'ai pas trop compris, mais pour moi c'est pas évident qu'il est conscient de la réalité alternative, et encore moins qu'il veuille les prévenir.

:spoiler: 6x11

solic
solic
Niveau 10
07 avril 2010 à 12:16:37

:spoiler: 6x11

il dit: "Yeah of course. Lead the way."

Et la musique de l'IRM c'est le thème de Desmond et Penny! Qu'on retrouve dans la BO saison 4 sous le titre de bah... The constant.

A mon avis, Desmond va pas suivre bêtement Sayid. Il répond de manière trop ambigüe et puis Sayid lui fait un gros regard suspicieux.

Tellement de choses à dire dans cet épisode que j'en perd mes mots^^

:spoiler: 6x11

Arbuste_en_chef
Arbuste_en_chef
Niveau 26
07 avril 2010 à 12:20:47

:spoiler: 6x11

Hum, non, ça j'ai compris. J'suis pas si mauvais quand même. :-p
C'est ce qu'il dit dans la voiture que j'ai pas compris : "I juste need to ??? something."

Et pour la musique je parlais plutôt de celle, beaucoup moins marquante en fait, de quand il entre dans la machine. T'sais, quand ça fait tout mystérieux et tout. Mais bon c'est un peu banal en fait, j'ai juste trouvé que ça collait vachement bien. ^^

:spoiler: 6x11

Polytech
Polytech
Niveau 10
07 avril 2010 à 12:23:27

I juste need to show'em something

Panpii
Panpii
Niveau 9
07 avril 2010 à 12:24:53

Y a les srt anglais si besoin est. :p)

solic
solic
Niveau 10
07 avril 2010 à 12:25:05

Ha lol

:spoiler: 6x11

Alors dans la voiture je comprend: "I just have to show me something"

Mais ça ne veut pas dire grand chose, à moins de le prendre comme une phrase ironique.

il peut aussi dire: "I just have to assure me something" mais là je vois encore moins la signification.

:spoiler: 6x11

solic
solic
Niveau 10
07 avril 2010 à 12:25:39

remplacez have par need lol

solic
solic
Niveau 10
07 avril 2010 à 12:26:45

et c'est surement them ouais et pas me XD

Panpii
Panpii
Niveau 9
07 avril 2010 à 12:29:06

Oui, c'est "them".

Arbuste_en_chef
Arbuste_en_chef
Niveau 26
07 avril 2010 à 12:29:28

Merci les mecs. ^^
'Sont où les srt anglais ? Genre avant y'avait tvsubtitles mais c'est down non ?

Polytech
Polytech
Niveau 10
07 avril 2010 à 12:30:33

Non c'est pas down :p

solic
solic
Niveau 10
07 avril 2010 à 12:30:42

subtitles lost sur google et tu trouves un lien direct! :-)

Killer_Bob
Killer_Bob
Niveau 7
07 avril 2010 à 12:48:35

:spoiler: 611

Alors à peine revenu et sans même avoir eu le temps de dire quoi que ce soit, Desmond a donc déjà droit à son centric. Et cette façon de se précipiter là-dedans ne laisse alors pas présager des choses bien excitantes. En gros, on va te donner ce que tu veux, spectateur, à tel point d'ailleurs que ce sera comme tu l'as imaginé, alors ne te plains pas. Hop, gros plan sur l'oeil de Desmond, on lui demande comment il est revenu sur l'île, qu'il a intérêt de nous le dire, et bim, on enchaine avec un long flash ininterrompu sur tout l'épisode. Meet Kevin Johnson all over again donc, qui un épisode après nous avoir montré Michael au fond d'un couloir en train de passer la serpillère nous racontait pendant 40 minutes ses inutiles errances dans les rues de New York. Voilà donc ce qu'on pouvait logiquement craindre de cet Happily Ever After, parce qu'il faut bien avouer que dernièrement Lost a souvent été trop complaisante avec nous, spectateurs, et avec elle-même, surtout. Sauf que en quelques secondes, cette image peu reluisante de l'épisode à venir est enterrée. Desmond est là parce que Widmore l'a kidnappé, on n'a pas à en savoir plus, on n'a pas à en voir plus. On pourra très bien l'imaginer, et c'est parfaitement ainsi.

Pourtant, les inquiétudes continuent. Parce que même si cette première séquences est très rythmée, particulièrement intrigante, certaines choses nous font douter. D'abord simplement un énième souci d'écriture dans cette saison pas vraiment gâtée à ce niveau-là, avec l'homme de Widmore qui meurt devant nos yeux, parce qu'il faut nous montrer que, merde, tout ça est sacrément dangereux et que Desmond va être vraiment spécial d'y survivre. Le fait qu'on ait déjà vu cette scène des millions de fois n'est pas un problème, c'est un moyen pratiquement inévitable pour introduire ses enjeux, mais c'est fait d'une manière incroyablement paresseuse, et c'est souvent le cas cette saison. Un mec en tue un autre, juste, oh, comme ça, il était pas concentré. Et puis bon tout le monde s'en fout, parce que de toute façon, l'intérêt, c'était juste de faire peur au pauvre spectateur que nous sommes. Un peu dur donc de croire à l'histoire lorsque les ficelles sont si grosses, et lorsque le tour de Desmond arrive (et en passant, cette scène évoque quand même cette possibilité qui pourrait expliquer la façon dont on a ôté le corps de l'homme en noir -- ça m'a personnellement évoqué ça: http://img714.imageshack.ck.us/img714/8004/bddharma.jpg et http://img695.imageshack.us/img695/8751/bddharma2.jpg), on sent alors clairement se profiler le coup du voyage dans le temps, et merde, c'est juste soulant que Desmond-centric rime avec épisode linéaire sur un voyage dans le temps à la recherche de Penny, à croire que ce Desmond n'a en tant que tel rien d'intéressant. Et au final, qu'on aime Desmond ou pas, avec ces épisodes totalement à part et reprenant toujours ce même schéma, comme une série à part dans la série, le personnage s'est progressivement isolé, à tel point qu'on peut aimer Desmond sans aimer Lost. Henry Ian Cusick est donc régulier et payé à rien faire depuis le début de la saison, tout ça pour simplement encore lui faire son petit épisode de voyage dans le temps? En cette dernière saison, ce serait la preuve d'un grand manque de courage de la part des scénaristes, incapables de faire une croix sur un personnage que réclame certes le public mais qui est pourtant hors-sujet dans la série depuis deux ans. Sauf que où un épisode comme Jughead sonnait comme une excuse pour justifier la présence de Ian Cusick au casting, dont on ne savait alors pas bien quoi faire mais dont le départ aurait représenté un trop grand risque, tada, Happily Ever After n'est absolument rien de tout ça. Il est même carrément génial, et tellement d'ailleurs que même son titre qu'on pouvait croire cyniquement ironique se révèle en fait bien ambigu.

Je disais la semaine dernière à propos de The Package qu'il fallait désormais que Lost enclenche la vitesse supérieure au niveau de la signification des flash-sideways, et c'est donc instantanément fait avec cet épisode qui permet à la saison 6 de maintenir, voir plus, son niveau. Comme je l'ai dit, la première scène avec Widmore a le mérite de tirer un trait sur les circonstances du retour de Desmond sur l'île, mais elle traite aussi de ce thème qui a fait de Desmond un personnage si important, le sacrifice. Partager le point de vue de Widmore et ses sacrifices personnels (« Destiny is a fickle bitch » pour tout le monde) est intéressant dans le cadre de l'élaboration des camps, avec ceux qui d'un côté accepte la souffrance, et de l'autre la renie, mais le sacrifice auquel on est d'abord censé penser dans cette scène, c'est évidemment celui de Desmond lorsqu'il a fait imploser la trappe à la fin de Live Together, Die Alone. Et il devient clair au vu de cela que Desmond est le personnage idéal pour lancer la deuxième partie de la saison, et où Happily Ever After atteint son objectif, c'est qu'il ne se sert pas de Desmond comme une carte, comme un personnage à compétences particulières. Non, Desmond éclaircit le principe des flash-sideways largement plus de par son profil psychologique, qui, soyons honnête, n'a jamais été particulièrement intéressant depuis le finale de la saison 2 (Avait-il évolué d'ailleurs, jusqu'à Happily Ever After?), que de par cette capacité à « traverser les miroirs ». Parce que ce monde où se retrouve Desmond, c'est ce monde, comme j'aime à l'appeler, sans souffrance. Et donc, évidemment, sans sacrifice.

Et c'est donc Desmond lui-même, outre cette capacité à voir entre les mondes, qu'il est passionnant de retrouver dans ce monde sans sentiment. Parce que Desmond, avec Live Together, Die Alone, avait effectivement importé quelque chose d'alors totalement unique dans la série, cette idée d'un amour extérieur dépassant cet espoir intérieur d'une autre vie que la communauté des Losties commençaient tout juste à bâtir. L'amour était venu lancer la série et faire apparaître l'île avec ce personnage qui était le seul à être aimé en dehors, le seul qui ne se voyait pas satisfait pas de rester tranquillement sur cette île à vivre loin de ce terrible monde extérieur. Et nous le retrouvons donc aujourd'hui dans ce monde où cette île qu'il avait fait apparaître n'existe plus, dans ce monde où elle a coulé, emportant avec elle l'amour. Il va donc sans dire que c'était un des épisodes les plus puissant émotionnellement de la série et du Lost dans toute sa splendeur. A la fois déchirant et incroyablement optimiste, parce que ce que dit l'épisode, avant toute chose, c'est qu'en gros, l'amour est éternel, et ça on peut le dire de mille façons différentes et sonner à chaque fois ridicule (Comme Whitney Houston chantant I love you Ab Aeterno, par exemple). Mais ici, voir Charlie parler de la vérité à propos d'une Claire rêvée, Faraday de Charlotte, et Desmond chasser Penny (dans quelque chose assez proche, encore une fois, du Fléau, mais aussi et surtout de Rencontre du troisième type... mais de manière juste très romantique) tout ça, c'est parfaitement magnifique, parce que la vraie puissance de tout cela, c'est cette notion de vérité émergeant de l'illusion, et tout l'épisode est bercé par ça, et j'irais même jusqu'à dire, mais ça n'engage que moi, que c'est l'épisode le plus Damon Lindelofien depuis 316. Parce que cet aspect de Lost, le plus beau, de traiter d'une vérité intérieure, a priori fantasmée, a priori dramatique, et que l'on chasse jusqu'à ce qu'elle explose sous nos yeux et fasse apparaître le fantastique, c'est pour moi le vrai et grand intérêt de la série, et Lindelof est assez clairement porteur de cela. Et c'est incroyablement bon d'avoir un épisode ne traitant que de cette notion de vérité, parce que cette année la série est juste moins bonne dans sa capacité à rentre des intrigues pas forcément centrales divertissantes. Drew Goddard ou Brian K. Vaughan étaient des mecs capables de satisfaire et divertir, et leur absence se fait réellement sentir, et c'est paradoxalement avec un épisode de la trempe de Happily Ever After que cela est d'autant plus criant. Parce que la force de Lost, depuis le début, c'est toujours d'avoir été capable d'être une série bien plus intelligente que les autres mais sans jamais oublier que son but premier était de divertir. Aujourd'hui, Goddard et Vaughan sont partis, et je ne pensais pas qu'il y aurait une incidence à cela, mais il y en a une très clairement, dans le sens où Lost a désormais cette façon de prendre le spectateur de haut, mais involontairement, on peut le voir avec ces clins d'oeils intempestifs à la destination des fans qui marquent cette tentative de satisfaire, et qui sont justement une façon de dissimuler cette incapacité aujourd'hui, à juste divertir de la manière la plus simple et la plus noble qui soit. D'où cette absence, comme je le soulignais à propos d'Ab Aeterno, d'épisodes cultes cette saison. Alors voilà, finalement, sur le coup, Happily Ever After l'est, culte. Il est tout ce que cette saison a de génial. Et tout ce que Lindelof a de génial. Alors oui, cette folie adolescente dont était porteur certains scénaristes n'est plus là. Aujourd'hui, Lost émeut plus par son intelligence qu'elle ne tient en haleine, à l'image de cet Happily Ever After qui s'impose comme le grand représentant de la saison.

fin du :spoiler:

Killer_Bob
Killer_Bob
Niveau 7
07 avril 2010 à 12:49:24

:spoiler: 611 SUITE

Mais parlons donc de l'épisode en lui-même, si délicieux. La scène où Desmond sauve Charlie est magistrale et traite de ce que je disais à propos de The Package, à savoir que c'est dans la déconstruction de la série, dans le fait de briser cette idée de destin et de force supérieure, que se trouve désormais la vraie magie de Lost. Il y a quelque chose d'incroyable dans le fait de voir tout cela et c'est clairement une des meilleures scènes de la saison, notamment grâce à Giacchino qui joue habilement avec la musique de la scène originale de Through the Looking Glass. Mais le moment déterminant de l'épisode est l'apparition de Mrs. Hawking qui nous révèle à quel point l'épisode est similaire à Flashes Before Your Eyes. Et on vient à reconsidérer une nouvelle fois la nature de l'expérience vécue par Desmond dans l'épisode de la saison 3. Parce que voilà, Faraday le sous-entend, le monde des flash-sideways est peut-être bien du à l'explosion de la bombe H après tout. Pourtant, si ce monde existe à cause de cette explosion, il n'existe en tout cas pas selon cette explosion, et c'est important. Tout laisse alors à croire que ce mal habitant le monde sous-terrain de l'île et qui la contamine en passant à travers ces trous que l'homme a bien voulu lui creuser est également donc porteur de ce monde sans souffrance et l'a toujours été. L'explosion de la bombe a en effet ouvert un passage vers lui, mais il n'est en aucun cas à son origine. Donc quand Desmond a fait imploser la trappe, il a libéré encore un peu plus la force de l'homme en noir, et, il est surtout passé un instant dans son monde, de l'autre côté. Heureusement, Mrs. Hawking le pousse à ne pas succomber à la tentation, et Desmond revient, ressortant de ce trou -- de monstre de fumée -- noire. La scène d'Happily Ever After où Desmond est scanné et qui semble être une référence à notre cher monstre est donc tout sauf un hasard. Sauf que non, Flashes Before Your Eyes ne constitue pas un premier aperçu des flash-sideways puisque dans l'épisode de la saison 3, l'amour existe, Desmond le connait, c'est Penny. Ce n'est pas le cas dans nos flash-sideways -- du moins pas encore -- et heureusement d'ailleurs, sinon où seraient donc les ambiguïtés et les vrais enjeux de cette saison? Mais tout n'est pas si simple, et Flashes Before Your Eyes continue de trotter dans nos têtes puisque même dans ce monde sans île Mrs. Hawking fait toujours figure de personnage omniscient, se conformant bien à cette première description que Lindelof avait fait d'elle lors de la saison 3: un policier voyageant dans le temps. Et entre les mondes?

Entre alors en jeu Daniel Widmore, suivant cette logique des flash-sideways où les Daddy Issues n'existent plus et où on ne se sacrifie plus pour les mythes. Faraday est donc un artiste portant fièrement le nom de son père, mais, ah, il sait reconnaître une illusion quand il voit une une, et arrive donc alors ce discours qui aurait pu sonner faux dans n'importe quelle bouche d'un autre personnage, parce que balancer, comme ça, aussi directement, cette prise de conscience quant au fait de vivre dans un monde factice, est plutôt brutale, surtout lorsqu'on voit comment cette saison a pris ces précautions pour progressivement mettre en relation les deux mondes. Mais c'est Faraday, alors ça marche. Et ça marche, aussi, parce que, rapidement, c'est cette beauté de vivre dans une illusion qui prend le dessus sur ce qui pourrait être une discussion au premier degré, et c'est sacrément bien écrit. Parce que cette idée, de sentir, intérieurement, d'entre les rêves, l'amour, d'une personne certes, mais aussi l'existence d'un autre monde, qui finalement se mélange à l'idée même de fiction, de fantasme, et donc, comme le dit Faraday, de l'idée. Simplement, donc, la volonté de croire. La volonté d'aimer, la volonté de souffrir, et la volonté, si on en prend le risque, de vivre dans un monde alors forcément pas toujours bien rationnel. Et surtout, en fait, la volonté de créer, parce que c'est surtout de ça dont parle, discrètement, Happily Ever After. Parce que cette impression d'assister à une réflexion sur le rapport entre fantasme et réalité persiste et apporte cette touche qui fait de l'épisode un grand moment de télévision. Voir Desmond finalement toucher Penny, qui constitue donc en fait ce point crucial, ce point unique au monde car, oui, c'est l'amour de sa vie, mais c'est surtout le point générateur donc de la fiction, du monde fantasmé, qui le relie alors à l'autre monde fait d'amour et de souffrance. Et là, on parle d'inspiration et de création, d'une personne comme un pont vers un autre monde. La vérité, comme dit Charlie. D'où vient-elle? D'où vient Lost, la série? D'où vient tout ce qu'on imagine, qu'est-ce que la source, si ce n'est un point intérieur qui nous permet d'accéder à l'extérieur, et à sortir de nous-même? Tout ce passage où Desmond se réveille sur l'île avant de repartir dans l'autre monde rationnel est d'une grande beauté et de la trempe de strictement aucune autre série, qu'on se le dise. Qui est aujourd'hui capable de dire quelque chose d'aussi fin et puissant à la fois sur la volonté même de croire, sur le rapport entre l'acte de créer et d'aimer, et sur le rapport entre fiction et réalité? Personne, tout simplement. Voir Desmond finalement rencontrer et toucher Penny puis se réveiller, c'est, par rapport aux dernières transitions flash-sideways/île des épisodes précédents, plus qu'une façon de traiter des rapports et des conséquences de camp entre les mondes, c'est celui de traiter l'intériorité et l'extériorité, dans le sens où un choix intérieur, car émanant d'un monde replié sur lui-même et engourdi, nous permet de trouver le seul point de ce monde nous permettant d'en sortir, d'accéder à l'extérieur, et donc à l'autre en tant que tel. En gros, comment parler parfaitement de l'amour tout en évoquant avant tout une lutte biblique entre deux mondes opposés l'un à l'autre, l'un intérieur, celui d'un homme renfermé, enfermé, opaque à tout sentiment, et l'autre extérieur, où les hommes s'aiment, se font souffrir, et permettent ainsi à une île mouvante de rester à la surface. Et on se dit alors que la prise de conscience passe par la constante et par simplement le fait, pour nos survivants, de passer du temps ensemble jusqu'au fait de pouvoir montrer à l'autre ce qu'il est vraiment, et ce qu'il peut être... de mieux. Et en gros, et bien oui, c'est là de la philosophie de bas étage, mais puisqu'on voit beaucoup de miroir dans cette saison, j'en profite pour le dire; ce que nous dit Happily Ever After, c'est que le miroir, c'est l'autre, évidemment.

Et ce que tend à dire Lost, d'une manière plus générale, c'est que ces mondes existent, et qu'il en revient à nous d'y croire ou pas, et que nous faisons notre propre monde. Cela est certes plus ou moins attendu et convenu, mais il y a cette idée passionnante que la fiction devient réelle lorsqu'on accède à quelqu'un, et qu'il y a avant cela deux parties de nous-même, une rêvée, celle qu'on croit être, une réelle, celle qu'on est, et qu'en fonction des agissements et des choix de l'un et de l'autre, une fusion des deux peut être atteint, représentant cette partie qu'on voudrait être. La finalité de tout ça, c'est donc clairement une fusion des deux mondes. Et Hawking le laisse sous-entendre lorsqu'elle dit à Desmond « You're not ready yet ».

Ce qui est intéressant, et je conclus sur ça, c'est que Desmond est en fait passé de l'autre côté. Où nous analysions les choix des losties et leurs conséquences dans l'autre monde, on voit le contraire avec Desmond, et c'est illustré avec ce contact avec Penny, opposé à celui entre Sun et Jack dans le dernier épisode. Desmond est devenu un infiltré de l'autre monde, et il semble donc tout à fait logique que ce soit pour ce monde sans souffrance qu'il milite. Parce que c'est ce que Desmond voulait déjà faire dans Flashes Before Your Eyes, que lui, il veut rien avoir à faire avec toute cette série, de toute façon, et que là-bas, il vient de rencontrer Penny, il peut tout recommencer depuis le début, et en plus il est désormais le gendre idéal aux yeux de Widmore. Il suit donc Sayid tranquillement (on peut supposer d'ailleurs que, comme suite à son expérience dans Flashes Before Your Eyes, Desmond a de nouvelles visions -- « you're gonna die, Sayid, even If you're already a zombie! »), mais l'intérêt de tout ça et ce sur quoi ce referme l'épisode, c'est que Desmond, suite à ce passage dans l'autre monde, a transporté une petite étincelle de notre monde, son amour pour Penny donc. Et c'est cela qu'il compte montrer aux autres. Et c'est ainsi que les deux mondes vont fusionner, parce qu'en répandant son amour dans cet autre monde et en révélant progressivement celui des losties, les souffrances vont suivre, et où ces sentiments avaient permis au vol 316 de retrouver l'île et de s'y écraser, on peut désormais supposer que cela va permettre à l'autre monde de retrouver son île, remontant à la surface. Et là, sur le coup, j'ai même pas envie d'exiger la suite, tout ça est déjà bien assez satisfaisant.

fin du :spoiler:

Arbuste_en_chef
Arbuste_en_chef
Niveau 26
07 avril 2010 à 13:16:14

Y'a juste un truc sur lequel je ne suis pas d'accord, c'est que cette relation de souffrance et d'amour avait déjà été introduite par Jack dans Lighthouse, dans sa relation avec son fils, ou même par Sawyer dans celle qu'il vit avec Miles.

Je dirais plutôt qu'on assiste à un éveil, tout au long de cette saison, une prise conscience, de plus en plus brutale. Ça avait commencé avec une cicatrice, maintenant on a carrément droit à des hallucinations... Mais Desmond n'est l'instigateur de rien.

solic
solic
Niveau 10
07 avril 2010 à 13:19:57

:spoiler: 6x11

Oui et d'ailleurs c'est ce qui donne de l'intérêt aux autres épisodes. maintenant que c'est de plus en plus clair, les signes apparents se font plus symbolique et prennent de l'ampleur. Là où les gens disaient que c'était trop facile de faire revenir des personnages connus, c'est devenu la raison d'être des FS.

D'ailleurs la fin de l'épisode me donne franchement bien plus envie de voir la suite des FS que la suite sur l'île!

:spoiler: 6x11

Angous_Elric
Angous_Elric
Niveau 9
07 avril 2010 à 13:25:57

j'ai pas compris au final

killerbob a aimé ou pas? apparamment non :(

Arbuste_en_chef
Arbuste_en_chef
Niveau 26
07 avril 2010 à 13:29:12

Toujours plus loin dans le ridicule, hein ? :-)))

solic
solic
Niveau 10
07 avril 2010 à 13:31:29

Angous, il a aimé, il le répète au moins 4 ou 5 fois dans son pavé!

Angous_Elric
Angous_Elric
Niveau 9
07 avril 2010 à 13:33:08

apparamment c'est un mauvais episode donc :-(

tant pis la saison 6 est foutu :-( lost est foutu :-(

meme le tome 23 de fma que je viens d'acheter est a chier :-(

Sous forums
  • Musique
  • BD - Mangas - Comics
  • Télévision & Séries
  • Livres
  • Photographie
  • Animation
  • Cinéma
La vidéo du moment