ARTHUR, L’ANIMATEUR OUVRE BOITE DE TF1
Tout le monde connait Arthur, l’animateur ouvre boîte de TF1 qui pendant de si longues soirées a animé les festivités avant le 20H.
Il faut reconnaître qu’Arthur est une véritable boîte à idées, jamais aucun des jeux qu’il a imaginé s’est mis à boiter bas: A prendre ou à laisser, Star académie, Loft Story, Les enfants de la télé, Nice People... Quel étalage de talent, quel art de la mise en boîte.
Ne soyons pas trop critiques vis-à-vis d’Arthur : son but ce n’est pas d’inventer une nouvelle philosophie transcendantale, mais comme l’a dit avec des mots fleuris son patron, « de vendre du temps de cerveau disponible ».
Voilà pourquoi Arthur se donne tant de mal à nous divertir : notre cerveau étant détendu, il devient vacant pour des messages comme « Courez vite à votre frigo pour attraper un dernier soft drink à teneur réduite en sucres » ou « Messieurs les hommes, voyez comment faire tomber en pâmoison ces demoiselles avec cet after-chèvre au parfum de bouc ».
Ce matin-là, Arthur arrive de bonne humeur dans l’immeuble de TF1.
Bien décidé à prouver qu’il fait tout pour préserver une forme olympique, Arthur ne prend pas l’ascenseur. Il grimpe par l’escalier en montant les marches 2 par 2.
Au même moment, il croise Hardy RosseLeMac, la nouvelle coqueluche de toutes les ménagères de France.
Il faut dire qu’Hardy énerve passablement Arthur, avec sa prestance qui laisse entrevoir des pectoraux aussi bien dessinés que ceux des centurions de la légion romaine.
Arthur étant un farceur invétéré, décide de donner une leçon à Hardy.
Comme ils se retrouvent tous deux sur l’escalier en béton, Arthur propose à son confrère et néanmoins ami un petit jeu de son cru.
Il demande à Hardy de grimper au dernier étage, et d’attendre sur la dernière marche.
Pendant ce temps, Arthur redescend l’escalier et s’arrête lui sur la toute première marche.
Puis il propose à Hardy de sauter en l’air à pieds joints et de retomber sur la même marche.
Arthur fait de même tout en bas.
Les deux s’exécutent et font tant de bruit que les occupants de l’immeuble de TF1 se demandent ce qui se passe.
Arthur soumet une petite devinette à Hardy.
Connaissant la vitesse de propagation du son dans le béton (3100m/s), sachant que le son se propage dans un milieu homogène indifféremment dans toutes les directions, il serait normal qu’Arthur et Harry, à partir du moment où leurs sauts sont synchrones, entendent l’écho dans le béton parfaitement en même temps.
Et pourtant, Arthur lui prétend que c’est lui qui sera toujours le premier à l’entendre, légèrement avant Harry.
Sur cette affirmation arrive Léa, une jeune commissaire qui vient postuler pour une nouvelle série de la police scientifique. Il faut la comprendre la pauvre Léa, elle n’arrête pas de subir les humeurs ombrageuses d’un vieux chef commissaire bougon dont les années de planque ont martyrisé le dos et ankylosé les jointures.
Léa est dotée d’un physique au-dessus de tout soupçon, mais également d’une intuition très aiguisée.
Sans même se donner la peine de grimper les marches, sans avoir examiné l’escalier ni avoir parlé à Arthur ou Harry, elle se met à sourire et se dit qu’Arthur est décidément un farceur impénitent.
Sauriez-vous faire preuve du même bon sens que l’apprentie commissaire ?