Bonjour
Comme cette énigme a stagné 3 jours sans avancer d´un pouce, voici la réponse: (LES CRISES DE FOU RIRE D’ARTHUR)
Arthur connaît le langage des sourds muets. A l´époque, les acteurs mimaient les conversations, mais ne prononcaient pas le texte qui apparaissait en sous-titrage à l´écran.
Arthur était donc bien le seul qui arrivait à lire sur les lèvres des acteurs les conversations qui portaient sur l´air du temps ou la percée des dents du petit dernier, (il fallait bien que les acteurs discutent entre eux pour passer le temps), tandis que les autres spectateurs s´épouvantaient du scénario.
TERRIBLE DECONVENUE AU FAN CLUB D’ARTHUR
Arthur est désabusé. Il vient de revendre ses parts dans la société Endemolle.
Arthur a différentes raisons de se comporter ainsi.
Il est écoeuré de passer ses journées à envoyer ses techniciens espionner des gens et mettre des émissions en boîte (Big brother, Loft Story, Nice People). Il est ébranlé par des querelles intestines dans la grande chaîne publique dont il était un des présentateurs vedette. En plus, certaines rumeurs couraient à l’intérieur de la société Endemolle, laissant transpirer des situations un tant soit peu équivoques.
Trucages de notes de frais, sous prétexte qu’il fallait trouver une solution pour renflouer une caisse noire destinée à couvrir les menus frais des invités prestigieux à qui il faut bien passer quelques caprices, lettres de corbeau à propos des relations très suivies entre le directeur de la rédaction et une secrétaire, Blondy, nouvelle engagée aux avantages proéminents, photos coquines prises dans les loges aux heures de grand spectacle, admission imprévue du directeur de la rédaction dans un grand hôpital parisien pour une cirrhose inexplicable, bref les ennuis s’accumulaient dans ce microcosme, et Arthur a donc décidé de larguer les amarres avec le PAF (Pharisaïsme Autocratique Franchouillard) pour s’engager dans de nouvelles aventures. Il s’en explique dans son blog, car il ne peut pas oublier l’armée de fans toujours abasourdie par sa gouaille de bonimenteur et son sens de la répartie.
Le voici en ville, bien décidé de passer sa journée le plus agréablement possible. Il recherche inlassablement les lieux les plus fréquentés, parcourant de long en large les centres commerciaux par exemple. Mais sans jamais aborder les gens. A ceux qui le reconnaissent, il prétend qu’ils se trompent, qu’il existe de nombreux sosies d’Arthur, que lui personnellement a horreur des polos et ne se promène qu’en veston et cravate.
Le plus drôle, c’est qu’Arthur ne peut pas passer devant un photomaton pour se faire tirer le portrait.
Ce genre d’appareil l’attire irrésistiblement.
Evidemment, connaissant son goût pour le perfectionnisme, Arthur est rarement satisfait de son premier cliché.
C’est ainsi qu’il lui arrive d’insister, jusqu’à ce qu’il soit satisfait de sa bonne bouille souriante. Arthur attache un soin particulier à avoir une peau bien satinée, il ne néglige ni les crèmes ni les massages. C’est incroyable comme il en a passé de la pommade. De même qu’il prend beaucoup de plaisir à entretenir un corps d’éphèbe, préservant son capital osseux et des articulations en bon état de fonctionnement par des gélules à base de cartilage de requin.
Mais le plus drôle, c’est qu’Arthur ne garde aucun cliché.
C’est ainsi qu’il déchire toutes les photos, même la dernière, celle où il estime qu’elle rend particulièrement justice à son visage souriant et à sa corpulence athlétique.
Et le manège se poursuit inlassablement. Dès qu’Arthur considère que la photo est particulièrement réussie, il déchire tous les clichés et s’empresse de changer d’endroit.
Comment expliquer le comportement plutôt incompréhensible d’Arthur ?