ARTHUR VICTIME DE SA CURIOSITE.
Arthur est très mal à l’aise.
Cela fait plusieurs jours que le manège se déroule sous ses yeux.
Dans une pièce juste en face de lui, un sinistre bourreau torture des individus pendant de longues minutes.
Arthur est saisi d’effroi devant les instruments de chirurgie du tortionnaire. Scalpels, trousse de couteaux, rasoirs, aiguilles, tenailles, pinces, bec de stérilisation.
Le rituel est toujours le même : la victime est présentée à l’homme, qui oblige la victime à se déshabiller, puis la sangle à un lit rudimentaire, avant de se livrer à des actes brutaux. Ensuite, l’homme dissimule toute trace de son méfait en épongeant le sang qui coule des plaies avant de stériliser ses instruments. Cet homme brutal n’a absolument pas d’états d’âme puisqu’il n’hésite jamais à prendre l’argent de la victime.
Pourtant, Arthur, qui n’a aucun lien avec cet individu patibulaire au comportement si étrange (ni avec ses victimes), ne dénonce pas ces méfaits.
D’ailleurs, quelques jours plus tard, Arthur lui-même est convoqué par cet homme qui lui fera subir les mêmes sévices. Il s’y rendra volontairement, alors qu’il savait pourtant parfaitement à quoi s’attendre.
Pour éviter toute méprise, il ne s’agit pas d’un acte chirurgical. Tout ceci n’a rien à voir avec la médecine, ni de près, ni de loin (on exclut les cabinets d’esthétisme ou les soins du corps par ex). Ni bien sûr de criminalité ou extorsion de fonds. Et je ne vais quand même pas promouvoir une campagne de sadomasochisme.
Comment expliquer le comportement étrange d’Arthur qui finit lui aussi par se rendre chez ce tortionnaire ?