REGARDEZ ATTENTIVEMENT CE QUE VOUS JETEZ DANS UNE DECHARGE
Bien que personne ne s´aviserait de désigner cela comme devant être ramassé par une benne à ordure, d´une certaine manière il s´agit bien de déchets.
Ces résidus représentent environ 7 millions de tonnes par an, dont il faut se débarrasser avec beaucoup de soin.
Les techniques d´enlèvement sont classiques à priori: la plupart du temps, les gens amènent ces déchets dans des endroits réservés à leur élimination ou à leur enfouissement.
Le recyclage est rarement possible, mais lorsque c´est le cas, on fait appel à des techniques sophistiquées, mises en œuvre par des spécialistes.
Bien que le matériau à éliminer ne représente aucun danger pour l´environnement, et que cette pollution ne risque en aucun cas de s´étendre, (sauf circonstances exceptionnelles peu probables dans des pays "high-tech" comme les nôtres), le traitement de ces déchets a généré une véritable institution. Les gens spécialisés dans la gestion de ces résidus sont un peu comme des intendants qui ne font en général que ce métier-là, métier qui a ses exigences, notamment en ce qui concerne la tenue vestimentaire et l´attitude convenable à adopter.
De plus, avant que ce type de déchet ne puisse être déclaré comme tel, un autre spécialiste sera alerté et lui seul pourra déterminer si le résidu peut être mis au rebut. Ce professionnel devra, à son tour, observer une attitude digne, conforme aux règles du bon maintien. Il est hautement qualifié pour ce job, et ne se déplace pas sans tout l´attirail nécessaire à l´exercice correct de sa fonction.
Une fois ces conventions strictes observées, on procédera à l’élimination formelle. Celle-ci exigera la présence de nombreux témoins. Cette élimination ne peut pas être qualifiée de définitive, puisque régulièrement ces témoins se retrouveront devant le lieu d’élimination en observant à chaque fois une contenance de bon aloi.
Les rares cas où les témoins n’observent pas ces règles de bienséance et se laissent aller à l’exubérance relèvent de la pathologie.
Mais pourquoi tant d’empressement pour un résidu ?