UN ETRANGE PROMENEUR
Arthur, un citoyen comme vous et moi, se promène dans Paris.
Paris, capitale de la France.
Tenez, là par exemple il vient du boulevard des Invalides, prend l´avenue de Tourville, traverse la place de l´école militaire, puis la place de la Résistance, celle d´Alma, déboule avenue du Président Wilson, poursuit sa course sur l´avenue Marceau, pour enfin arrêter son élan à l´Arc de Triomphe.
Il faut beau, le soleil inonde la capitale.
Arthur est à pied, habillé comme tout le monde à un petit détail près.
Comme d´habitude, la circulation est dense et le nombre de promeneurs important, chacun vaquant à ses occupations.
Pourtant, et bien que le trajet est relativement long (environ 3 kms), à aucun moment Arthur ne sera vu de l´un des quelconques concitoyens.
C´est d´autant plus étonnant que cela se produit chaque jour.
Indépendamment du temps qu´il fait, de son parcours, de l´heure à laquelle il entame sa promenade.
Le moyen de locomotion n´est pourtant pas du tout différent de celui de ses concitoyens: ad pedes.
Et Paris n´a pas été ravagée par une explosion nucléaire dont les rares survivants s´éviteraient de peur de se contaminer.
Ce phénomène se produirait en ce moment même si Arthur avait envie de faire une petite ballade.
Comment pourriez-vous expliquer que jamais personne ne remarque Arthur?
Sobre au sens économie d´objet, élaboration tactique préalable