UNE INCLINAISON SPONTANEE
Reines et rois, devant toi se mettent à genoux et courbant l’échine se prosternent,
Rimailleurs et muses également, penchant leur tête en acte de dévotion, alternent,
Pourtant tu ne pèses rien quasiment, mais tu abrites le souffle d’une nouvelle vie,
Tu es une élégie au renouveau et à l’espoir, l’attente de jours plus roses à l’envie.
Les séraphins aux joues rembourrées autour de toi embouchent leurs trompettes,
Autour de ce nid douillet veillent les gardiens dont l’or est la couleur des bouclettes.
Une assemblée aussi diversifiée, enchantée, plaçant ses espérances dans l’avenir
Tant d’inclinaisons pour toi qui recèles une graine à peine éclose, en plein devenir.
Qui es-tu, mystère que seule une fée par le charme de sa baguette pourra révéler ?
En tous cas, touché par sa grâce divine, bien des sourires tu vas pouvoir déceler.