Ce qui s´impose à moi, c’est donc qu´il n´est pas question d’imposer une vision.
Juste de la livrer, brut de fonderie.
Car quiconque développe des idées philosophiques doit expliquer que c’est son image, et encore un instantané.
Bien évidemment, ce constat que chaque penseur fait est une injure à sa propre intelligence, il est très amer de devoir en prendre acte.
Il est donc évident que tout philosophe essayera de dégager des idées force pour extraire la quintessence de sa conception, afin d’en livrer la ‘’substantifique moelle’’ pour citer Rabelais. C’est logique que chacun ait envie d’évaporer l’eau dans son écuelle pour n’en retenir que la sublimation.
Alors cela peut donner des théories extrêmement séduisantes pour un esprit fort, telle cette idée du surhomme pour Nietzsche qui s’élève au dessus de sa propre condition.
Tous les philosophes arrivent à peu près à cette notion centrale, de placer l’esprit humain au dessus de nos contingences, de montrer en quoi l’homme est original, unique.
Chacun veut montrer que dans toute homme, il y a une part d’éternité.
D’autres l’appellent universalité.
D’autres encore introduisent un raisonnement par rapport à une référence extérieure et l’appellent la spiritualité.
Les hommes sont frères en quelque chose qui dépasse le cadre individuel et qui les transcende.
Un trop plein en quelque sorte, que l’on pourrait appeler l’amour de Dieu pour les enfants de sa création.