Je profite qu´il y ait un aéropage aussi fourni d´excellents énigmeurs pour vous en livrer une autre.
Pour ceux qui aiment les romans policiers.
LA PAUSE DEJEUNER DE LEA, C’EST SACRE
Léa se promenait tranquillement dans son square préféré.
Elle était en train d’observer la volière, toujours animée en ces jours d’été, lorsque son portable a sonné.
C’est Charlie, son boss.
‘’Excusez-moi de devoir vous déranger durant votre pause de midi’’, bafouille Charlie, dans ses petits souliers.
Léa fait contre mauvaise fortune bon cœur : ‘’Bonjour, Charlie. Je vous rassure, vous ne me dérangez pas. Je préfère m’extirper du bureau pendant la pause déjeuner, j’ai rarement faim, aussi j’aime bien venir nourrir les petits fennecs à l’orangerie puis m’attarder un peu devant l’oisellerie. En quoi puis-je vous être utile ? Vous savez que je suis actuellement un dossier à propos du gang des postiches, et que tout le service est sur les dents ! ’’
Charlie : ‘’Je vous avoue que je suis très embêté. Une énorme vedette du show bizz bien d’être retrouvée étranglée et Monsieur le Ministre de la Culture me charge de résoudre l’enquête dans les meilleurs délais. Or, je sais bien que parmi mes détectives préférés du Quai des Orfèvres, vous êtes la star incontestable.’’
Léa n’a que faire des flagorneries de son supérieur.
Néanmoins, elle est extrêmement attentive aux règles de la politesse.
‘’Je vous rejoins sans tarder, Charlie. Ma bicyclette est à quelques encablures d’ici, et par chance j’ai mis mon pantacourt. Car j’ai des gros défauts, Charlie. Ainsi, j’oublie régulièrement d’emmener mes pinces à vélo. Mais dites-moi au moins son nom ? Cela ma permettrait déjà de réfléchir pendant que je pédale’’
‘’Son nom ? Ah oui, pardonnez-moi. En fait, je ne le connais pas encore. Mais on m’a dit qu’il s’agit d’une danseuse vedette, une ballerine de Londres, actuellement en villégiature sur la Côte d’Azur’’.
‘’Je ne la connais pas personnellement, mais je me rappelle avoir vu un article la concernant dans un magazine people’’ répond Léa, qui a des lectures très éclectiques.
Léa poursuit : ‘’Personne ne lui connaissait d’ennemis, elle vivait comme sur un nuage. Et vous dites qu’elle a été assassinée ? ’’
‘’Oui, ce matin, votre collègue niçois, Arsène GaiLupin, a été appelé sur les lieux. Bon, je sais qu’il n’est pas aussi doué que vous, mais il pense qu’elle a probablement été étranglée dans sa voiture, à l’aube. Il aimerait que vous le rejoigniez pour rapidement élucider l’enquête’’.
‘’J’ai toujours aimé la Côte d’Azur, Charlie. Je saute dans le prochain avion. Croyez bien que nous mettrons les bouchées doubles, vous pouvez d’ores et déjà rassurer le Ministre.’’
Mais curieusement, Léa rentre chez elle et pour tout bagage, n’emmène que sa collection de maillots de bain ainsi que ses plus beaux paréos.
‘’Voilà une enquête vite bouclée. Bien que je sache quasiment rien à propos de la défunte, il est évident qu’il ne s’agit ni d’un suicide, ni d’un assassinat. Les derniers indices qui me permettront d’élucider sa mort, je les trouverai immanquablement sur le lieu du décès. Mais puisque mon chef me permet de passer quelques jours à Nice aux frais du contribuable, je ne vais pas m’en priver. Cela fait trop longtemps que la grisaille s’est installée dans la Capitale, et mon hâle commençait à ternir’’.
Seriez-vous aussi perspicace que Léa et deviner à distance quelle était la cause de cette mort, et quels sont ces fameux indices dont Léa est certaine de deviner l’existence ?