LE VERRE A MOITIE PLEIN OU A MOITIE VIDE
Arthur est perdu dans le désert.
A un carrefour, il tombe nez à nez avec une jolie touriste, Estelle, blonde comme des épis de blé, mais tout aussi désemparée que lui.
Leurs gourdes sont vides, mais le soleil est encore haut dans le ciel.
Il leur faut de l‘eau.
Soudain Arthur aperçoit un petit flacon dans une crevasse.
Il s’en empare, enlève le bouchon, mais à sa grande surprise, un génie en sort.
Le génie est si heureux de pouvoir enfin un peu respirer de l’air frais qu’il est prêt à exaucer un voeu de ses compagnons qui viennent de le libérer.
Estelle demande un grand verre d’eau.
Arthur dont l’eau n’est pas la boisson favorite mais qui en l’occurrence ne veut pas mécontenter Estelle, réclame également de l’eau.
Le génie ne veut ni tourmenter Estelle, ni indisposer Arthur.
Son problème, c’est qu’il ne peut exaucer qu’un seul souhait.
Il leur propose une solution :
‘’Imaginez que je vous donne un verre d’eau plein. Comment pourriez-vous le partager très exactement entre vous deux ? Réfléchissez et si vous me donnez la bonne solution, je vous accorderai un autre voeu, par exemple de vous transporter instantanément à l’oasis la plus proche’’.
Si vous étiez perdu dans le désert, sous outil de mesure à portée, sans possibilité de poser le verre sur une surface plane, sans le moindre instrument de mesure, sans deuxième chope, sauriez-vous comment procéder pour partager équitablement votre verre plein d’eau ?