La cleptomane n´est pas une poupée, Dog
C´est toujours la même personne
Et cette blague est inspirée d´un fait réel
LES VETERANS AUX SPORTS D’HIVER
Pourquoi un vieillard rachitique, toussotant et lourdement handicapé fut-il immédiatement interné alors qu’il venait de lui arriver un accident de ski ?
Heureusement il n’avait pas d’os brisés, juste quelques bleus qui mettraient néanmoins une infinité de temps à disparaître.
Quant aux skis, ils étaient bons pour aller à la casse, ainsi que les bâtons.
Le vieillard avait pourtant toute sa tête.
L’accident était réel, mais ni ses facultés mentales ni ses organes vitaux n’avaient été atteints.
Il n’avait pas commis d’erreur.
Il n´avait rien d´un casse-cou, il est plutôt sage comme une image.
D’ailleurs il ne se trouvait même pas en villégiature dans une station de sports d’hiver.
Il n’était même pas dans un magasin d’articles de sport.
Il n’essayait même pas un équipement dernier cri que ses neveux venaient de lui offrir en pensant que s’il se cassait un col du fémur, cela faciliterait leur accession à l’héritage.
Deux secondes avant que l’accident n‘arrive, il feuilletait le magazine télé dans son salon, pour savoir à quel jour la finale de Celebrities Cottage aurait lieu.
De plus, dehors il n’y avait pas de neige, puisqu’on est en Angleterre au mois de juin, the traditional month of the finale of Celebrities Cottage.
Pourtant à peine l’accident fut-il connu qu’il fut immédiatement emmené dans un asile psychiatrique et mit un certain temps avant de pouvoir prouver au personnel spécialisé qu’ils venaient de commettre une grave erreur.
Finalement, ils le relâchèrent pour le ramener chez lui
Hélas ils ne pouvaient pas se douter qu’il tyrannisait une infirmière dévouée et très compétente.
Sauriez-vous démêler cette étrange histoire et innocenter ce centenaire qui ne demandait rien à personne, à part un peu de tranquillité ?
FAITES VOS COURSES EN PASSANT PAR LES PETITES ANNONCES
Jules passe une annonce dans un journal local.
Jim lui répond.
Peu de temps après, Jim rencontre Jules dans un magasin.
Les deux gars ne se connaissant pas, chacun d’entre eux porte une veste gris clair et une pochette gris sombre pour se reconnaître.
Ils passent une heure dans le magasin, achètent quelques broutilles, puis se séparent amicalement.
Douze mois plus tard, Jules et Jim se retrouvent devant un autre magasin.
N’étant plus sûrs de se reconnaître depuis tout ce temps, chacun d’entre eux porte une veste gris sombre et une pochette gris clair pour se reconnaître.
Cette fois encore ils passent une heure ensemble, sans rien acheter d’autre que des banalités comme lors de la première entrevue.
Ils n’ont aucun projet commun, et leur rencontre n’a aucun autre but que de s’acheter des bricoles dans les boutiques.
Tout le reste de l’année, ils ne se téléphonent jamais, n’échangent pas de courriers, ne se voient pas.
Et le scénario est immuable : tous les ans à la même époque ils se donnent rendez-vous à l’entrée d’une échoppe.
Deux hommes tout ce qu’il y a d’honnête, et qui aiment une fois dans l’année faire les courses ensemble, alors que le reste du temps, ils ne sont pas du tout en contact.
Ils n’ont aucune passion commune, leurs loisirs sont très différents, leurs goûts aussi.
Bien entendu, cette énigme n’est en aucun cas une allusion à la luxure ni à la débauche, ces deux hommes sont mariés, ont respectivement des épouses et des enfants adorables, et n’envisagent pas leur bonheur autrement qu’avec les conjoints actuels.
Leur seul bonheur c’est le plaisir du chalandage.
Ils ne sont ni terroristes, ni comploteurs.
Professionnellement, ils sont très dissemblables aussi.
Jules est spationaute à l’ESA, il aimerait bien faire partie du premier équipage entièrement français à se poser un jour sur la lune.
Jim lui est agriculteur et pratique la monoculture du tournesol.
Comment expliquer cette curieuse attirance mutuelle une fois l’an pour le shopping ?