Salut Naunau
Félicitations pour ton enième titre
Mais celui-là est peut-être le plus important pour toi?
Puis-je encore revenir deux sec´ sur Star Wars?
Le côté obscur de la force pourrait très bien n’être qu’un parti pris de se couper définitivement de tout ancrage, donc de toute faiblesse.
Finalement, comme le rappelle l´Empereur au milieu de l´épisode en un souffle méphitique: «Le bien n´est qu´un point de vue!»
Ce qui est paradoxal, c’est cette double trilogie: aujourd´hui les adultes vivent un second volet vingt ans après le premier, qu´ils ont connu enfants.
Ainsi bien des défauts apparaissent après coup comme le mauvais sens du montage, les plans quasi primitifs, la piètre direction d´acteur.
Lucas ne s´est pas complètement affranchi de certains défauts, ainsi sa directive 66 !
Pour choisir un nom aussi stupide, ce n´est pourtant pas l´imagination qui manque à son équipe.
Il véhicule beaucoup de symboles religieux, aussi.
Star Wars reste fondamentalement chrétien: la tentation, le rachat, le prophète et sauveur.
Ces notions peuvent aussi transiter par d´autres modèles, comme les chevaliers de la Table Ronde, influencés par la chrétienté et le paganisme. Lucas a aussi mélangé les religions: bouddhisme, panthéisme, il n´a jamais caché avoir parcouru des tonnes de bouquins d´anthropologie pour ciseler son univers.
Du coup, on peut se poser la question si la relative simplicité de ce celui-ci explique en partie le succès de la saga?
On peut le voir de deux manières: d’abord comme un cinéma du spectacle pur, un précurseur des jeux vidéos.
Puis, pour cette deuxième trilogie, comme un univers symbolique et narratif en continuelle évolution.
C’est peut être ce second critère qui a entraîné le succès de Star Wars.
Aujourd´hui on ne cesse de parler de «contenu narratif», de regrouper le récit, de donner de l´info sur un monde qui existerait en tant que tel.
Surtout, la série procède d´archétypes narratifs qui permettent de l´universaliser à la façon du conte.
C´est le cas pour la première trilogie, ça l´est moins pour la seconde: là, on constate une volonté de montrer un certain reflet de la société contemporaine ( situation politique et décision des jedi de ne pas intervenir dans le jeu de la démocration, fédération du commerce, embargo, etc) qui renvoie à quelque chose de plus complexe au niveau narratif.