Salut Darth, ça me fait personnellement beaucoup de peine que tu ne puisses plus venir nous voir, mais je ne dois pas être le seul.
Ce qui fait la différence avec les autres jeux, c´est
- Le scénario ( merveilleux, des personnages charismatiques, dans des rôles qui les dépassent et les obligent à se sublimer, j´adore Sephiroth passant de longues nuits blanches au manoir à Niebelheim, le prof Gast, les Cetras, l´évolution des persos, Aeris et Lulu, le passé de Clad, a-t-il été vraiment membre du soldat, les références aux mutants, les cellules de Genova, le groupe Avalanche, chaque personnage a une histoire, un passé et une évolution dans le jeu)
- Les sous-quêtes ( l´élevage de chocobo, la sous-quête de Youffie à Utai, la sous-quête de la Foret Ancienne, les quêtes des méga-matérias)
- Les combats contre les Armes Emerald et surtout Ruby
- Les challenges inépuisables ( nomateria challenge / ressortir de la grotte nord dans le plus court laps de temps / avoir des chocobos de toutes les couleurs à vmax ( 176) / battre les Armes en nomateria mais avec 1 perso / avoir tous les talents ennemis sur au moins 3 des 4 talents / mastériser toutes les matérias de magie, matérias de commande, matérias d´invocation / le low level challenge / le time challenge/ avoir Barret à 7777 en maxHP/...)
- Les innombrables astuces ( avoir Barret à 7777 en maxHP / comment frapper à 9999 au début du jeu, comment avoir ses limites très vite, et après apprendre à se passer de tout ça, ne plus s´occuper des matérias, ne plus faire de magie ni d´invoc, aller bcp plus vite)
- Le système de combat et le fait de pouvoir rester en ATB: Actif, c.à.d. que l´ennemi peut attaquer en même temps que toi, te paralyser, te jeter des sorts, mais aussi en partie régulière les matérias et ses incroyables combinaisons, et pas seulement Attaque finale + Phénix ou invocationW + Chevaliers ou Chevaliers + Absorbe HP, mais des combis plus savantes en associant Attaque surprise ou Supervitesse etc De toute façon, les combis de matéria donnent bcp trop de puissance aux persos et rendent trop faciles les combats contre les armes Ruby spécialement
- Le charme suranné des décors et les défauts des personnages ( des rectangles à la place des mains), car c´est comme de s´asseoir dans une berlinette Alpine 1600S, les cadrans sont vieillots, chromés, les boutons sont à bascule, mais dès qu´on démarre le moteur qui fait trembler toute la caisse, quel pied)
- Le Gold Saucer et ses jeux ( moto / snowboard / speed / courses de chocobo / battle square...)
- Les incroyables références au mythe de Gaïa ( personnellement je la trouve belle mais je n´y crois pas du tout) et à l´astrophysique ( puis-je en dire un peu plus)?
Gaïa est le nom de la déesse de la Terre dans la mythologie grecque. Dans d´autres religions plus récentes, on retrouve également des divinités féminines équivalentes qui, comme Gaia, peuvent être douces, maternelles, protectrices mais aussi cruellement dures et impitoyables envers ceux qui transgresseraient ses règles.
La théorie scientifique de Gaïa envisage la Terre comme un système physiologique vivant ou tout au moins comme un ensemble dont le climat, la composition physique et chimique s´autorégularisent pour maintenir la vie.
La théorie de Gaïa prétend que la Terre, considérée comme un être vivant global, est régulée par un processus d´évolution qui dépend de chacune des espèces qu´elle contient et qui affectent son environnement.
Cette théorie a une tradition ancienne. Déjà en 1785, James Hutton parlait de la Terre comme d´un superorganisme. Depuis beaucoup de scientifiques ont considéré l´étroite dépendance des êtres vivants et de leur environnement.
Gaïa est aussi une Métaphore
Gaïa est également devenue une métaphore pour désigner la nouvelle pensée philosophique et éthique qui met en valeur la Nature comme le berceau de l´humanité et sa source de vie. Dans ce cadre, la civilisation humaine s´intègre et dépend directement de la Nature.
Gaïa est aussi un Mouvement
Ce qui était usuellement appelé " mouvement pour l´environnement" a rapidement été intégré dans le mouvement Gaia, vision plus large qui dépasse celle des environnementalistes traditionnels. Le mouvement Gaïa appelle à un changement de priorités dans le développement de nos civilisations en se basant sur le respect de la Nature et des diversités culturelles.
Gaïa: c´est aussi un Modèle
Développée dans les années 70 par le biochimiste James Lovelock et le microbiologiste Lynn Margulis, l´hypothèse Gaïa suggère que les process de la vie régulent de façon permanente les conditions thermiques, atmosphériques, géographiques de notre planète. La vie et la Terre poursuivent leur évolution comme une seule entité et un ensemble inter-dépendant.
( Notes personnelles) Au début des années 70, James Lovelock, médecin, ingénieur et conseiller de la NASA, se demanda pourquoi la Terre différait à ce point des autres planètes intérieures du système solaire, Mars et Vénus. Elle possède une atmosphère riche en oxygène ( 21 %), elle est couverte aux trois quarts d´océans et sa température moyenne n´a varié que de quelques degrés depuis des milliards d´années. Mars ne possède qu´une atmosphère ténue, pauvre en oxygène et peu ou pas d´eau apparente tandis que Vénus est un enfer torride sous un manteau de gaz carbonique.
L´idée vint à Lovelock que la Terre différait aussi des autres mondes par un aspect très particulier : elle porte, depuis près de quatre milliards d´années, de la vie. La richesse en oxygène et en eau et la température relativement stable de notre planète pourraient être directement liées à la présence de la vie et à son interaction avec l´environnement physique terrestre.
Ainsi naquit l´hypothèse Gaia, au moment où savants et écologistes s´interrogeaient sur l´avenir de notre monde et sur les blessures que nous lui infligeons.
Métaphore ou hypothèse scientifique, Gaïa renoue avec une mythologie ancienne, celle de la Terre considérée comme un être vivant. Les scientifiques s´insurgèrent contre un point de vue aussi mystique qui prêtait des intentions à Gaia, considérée comme un seul être immense.
James Lovelock montre que, si la Terre n´a pas toujours eu le visage que nous lui connaissons, c´est qu il y a eu plusieurs âges de Gaia, correspondant à la dominance d´espèces très différentes : d´abord les anaérobies s´alimentant de méthane, puis les aérobies ( dont nous sommes) qui consomment de l´oxygène, poison violent pour les premiers.
James Lovelock nous décrit l´histoire de notre Terre dans une perspective globale, très différente de celle qui sépare sans appel géologie et biologie. il conclut à notre responsabilité: en trois siècle l´humanité a davantage modifié le visage de Gaïa que l´évolution naturelle en des centaines de milliers d´années.
Lovelock ne doute pas que la Terre - Gaïa retrouvera un équilibre, mais cet équilibre à long terme sera-t-il favorable aux êtres humains ?
J. Lovelock, La terre est un être vivant, Ed. du Rocher, 1986.
J. Lovelock, Les âges de Gaia, R. Laffont, 1990.