Puisque je suis avec deux maîtres dans l´art de manier l´ironie, une énigme fort à propos:
ARTHUR, BOUFFON A LA COUR DU ROI
Arthur ( un nom bien connu en chevalerie, également en animateur télévisuel) est un bouffon.
Il adore faire le pitre, ses mimiques, sa gouaille, son habileté à faire des tours de passe passe amusent beaucoup le Roi, qui ne peut plus se passer de sa compagnie.
Depuis quelque temps, Arthur a rajouté une nouvelle corde à son arc: il s´amuse à imiter les courtisans et autres flagorneurs qui gravitent autour du Roi et de son épouse.
Tout en singeant leurs manières et en prenant leurs intonations, il parvient par son ironie subtile à parfaitement mettre en avant leurs travers, leur vanité et leur frivolité.
Il le fait de manière très fine, presque imperceptible, bien souvent les gens rient à gorge déployée sans même comprendre qu´une flèche les avait visés.
Le Roi qui est un esprit malin prend beaucoup de plaisir à ce talent si divertissant.
Un jour il sollicite son saltimbanque et lui demande d´exercer son art de la raillerie à ses propres dépends.
Arthur refuse, il est prudent, il connaît trop bien les humeurs à la cour, il sait que la Roche Tarpéienne est proche du Capitole. Il invoque donc le fait qu´il est un fidèle de Sa Majesté et qu´il ne saurait ironiser à propos de Son Excellence.
Le Roi se fait pressant, ce qui pose un énorme embarras à Arthur, car il est impossible de se soustraire à une sollicitation du Roi.
Alors il a une idée géniale, qui lui permet par une simple phrase, à la fois de contenter le Roi, d´ironiser tout en légèreté, tout en obtempérant à sa demande.
Sauriez-vous dans une situation analogue vous dépêtrez d´une situation aussi embarrassante et deviner la courte phrase qu´a dite Arthur qui lui vaudra un sourire déridé de Son Excellence?