Je me dépêche de réparer un oubli, j´avais demander à expliquer ces proverbes:
- C´est la vache qui fait vivre les Dieux, la vache qui fait vivre les hommes; la vache, c´est tout ce qui est, tout ce qui regarde le soleil.
Réponse: Un proverbe hindou.
Il était temps, enfin, de parler un peu d´Inde ici : les hindous croient que la vache est l´incarnation de tous les dieux du panthéon, qu´en elle réside l´ordre divin, qu´elle est issue de la " mer de lait primordiale".
Ils ont tout compris, car la vache est en chacun de nous.
- Quand il tonne en mai, les vaches ont du lait.
Réponse: Le mois de mai est certainement un des mois de l’année qui a le plus inspiré nos anciens, amateurs de proverbes et autres adages, qui les fabriquaient pour se rassurer sur la météo ou les aléas de la vie.
Selon Daniel Chevalier, un éleveur québécois qui envoie régulièrement à Paquerette des lettres d’amour, ce proverbe est également connu sous la forme : «Pluie de mai, vache à lait».
Ainsi, comme vous le constatez, pas de problème de compréhension ou d’interprétation, ce proverbe est très facile à interpréter : plus il pleut en mai, et plus les vaches donnent du lait.
Et même si cette lecture peut prêter à sourire ( le proverbe sert ici à rassurer : «d’accord, bon . .. il pleut beaucoup . .. mais au moins, on a plein d’lait»), Paquerette est ici prête à défier quiconque lui prouvera que l’augmentation de la pluviométrie n’augmente pas la quantité de lait produite !
D’ailleurs, Paquerette a, concernant le mois de mai, une proverbe bien à elle. Elle le considère d’ailleurs, à juste titre, comme absolument véridique, irréfragable, indubitable, et incontestablement indiscutable :
«Pluie en mai . ... avril est passé».
- Chacun son métier, et les vaches seront bien gardées.
Réponse: Là, il faut dire que nous séchons un petit peu, pour vous livrer notre interprétation de ce proverbe... Veut-il dire : «Occupez-vous de vos oignons, et respirez par le nez, ça ne vous empêchera pas de pleurer» ?
Ou alors, le sens de ce proverbe apparemment anodin ne serait-il pas plutôt : «Allez vous faire cuire un oeuf, on préfère garder nos boeufs» ? ( à ne pas confondre avec le très célèbre «Qui gobe un oeuf...»)
Ou tout simplement : «Chacun à sa place... et chacun à sa place» ?
Difficile d´interpréter aujourd´hui, dans ce monde pétri de modernité, ce qu´ont voulu dire nos ancêtres qui, il faut bien le dire, ne s´exprimaient pas toujours très clairement...
Ne dites pas du mal de vos ancêtres, je serai le prochain à rejoindre Saint Pierre, et j´ai déja assez à raconter avec tout ce que vous m´a fait fait subir jusqu´à présent ( Mon infirmière viendra me donner une piqûre apaisante).