Bravo, Yamiyugi07.
cf: Les cahiers de l´histoire:
Le 8 novembre 1920, les députés ont voté à l´unanimité la loi suivante :
Article 1.
Les honneurs du Panthéon seront rendus aux restes d´un des soldats non identifiés au champ d´honneur au cours de la guerre 1914-1918.
Article 2.
Le 11 novembre 1920, les restes du soldat inconnu seront inhumés sous l´Arc de Triomphe.
Il restait à choisir la dépouille du soldat inconnu.
Huit corps de soldats ayant servi sous l´uniforme français mais qui n´avaient pu être identifiés ont été exhumés dans les huit régions où s´étaient déroulés les combats les plus meurtriers :
- en Flandres,
- en Artois,
- dans la Somme,
- en Ile-de-France,
- au Chemin des Dames,
- en Champagne,
- à Verdun
- en Lorraine.
Le 9 novembre 1920, les huit cercueils de chêne ont été transférés à la citadelle de Verdun, dans une casemate où ils ont été plusieurs fois changés de place pour préserver l´anonymat de la provenance de chacun d´entre eux.
Le 10 novembre, les cercueils ont été placés sur deux colonnes de quatre dans une chapelle ardente dont la garde d´honneur fut confiée à une compagnie du 132ème régiment d´infanterie.
André MAGINOT, ministre des Pensions, s´est avancé vers un des jeunes soldats qui assurait la garde d´honneur, Auguste THIN, engagé volontaire de la classe 1919, fils d´un combattant disparu pendant la guerre, pupille de la Nation.
Il lui tendit un bouquet d´oeillets blancs et rouges, et lui exposa le principe de la désignation : le cercueil sur lequel ce jeune soldat allait déposer ce bouquet serait transféré à Paris et inhumé sous l´Arc de Triomphe.
Partant par la droite, Auguste THIN a fait un tour, puis il a longé les quatre cercueils de droite, a tourné à gauche, est passé devant le 5ème et s´est arrêté devant le 6ème cercueil sur lequel il a déposé son bouquet et s´est figé au garde-à-vous.
Il me vint une pensée simple.
J´appartiens au 6ème corps.
En additionnant les chiffres de mon régiment, le 132, c´est également le chiffre 6 que je retiens.
Il a donc choisi le 6ème cercueil.