La vie pour moi c´est d´abord un foisonnement et un émerveillement sans fin.
C´est la richesse, la diversité et la vitalité.
Je suis passionné d´astrophysique et de ce fait, on est le témoin privilégie de plein de choses que l´on observe, que ce soit par la vision directe ( Super Novae par ex) ou par la diffraction de la lumière ( analyses spectrographiques, détection de la constante de Hubble par ex) ou encore par les observations indirectes ( occultations par ex lors de collisions ou d´éclipses).
Cela nous a permis ( à partir de règles complètement simples telles la constance de la vitesse de la lumière et les règles fondamentales dans le vide ( Action = Réaction par ex), d´élaborer des théories qui doivent " coller" aux observations.
Première chose: on se doit d´être très humble car toute théorie est d´abord intellectuelle et si un fait observé contredit une théorie, aussi belle soit-elle, il faut la revoir ou carrément l´abandonner.
Deuxième chose: on ne peut qu´être émerveillé devant l´ampleur de ce qu´on voit. On voit jusqu´aux confis de l´univers grâce aux quasars qui sont des sources énergétiques phénoménales, les objets les plus lointains observables, à environ 10 milliards d´années lumière, sachant que l´univers a entre 12 et 15 milliards d´années d´existence.
Troisième chose: de cet extraordinaire surabondance de mouvements, la vie a forcément DU apparaître. Probablement sous une forme extraordinairement primitive, sûrement qu´il a fallu que certains atomes se combinent pour créer un noyau, ces noyaux formant une molécule puis une base puis un acide aminé, ces bases au fil du temps se protégeant en formant une enveloppe ce qui leur a permis de s´isoler de l´environnement extérieur qui aux origines était bcp plus hostile ( très chaud, des gaz toxiques crachés par les premiers volcans perçant la croûte terrestre au moment où la terre perdant de son énergie ( elle est fille du soleil).
La vie a du apparaître inévitablement dans l´eau qui seule a permis la rencontre de différentes molécules ( la soupe primitive), les effets de houle et de marée accentuant ces mouvements. La terre est bien trop hostile à l´apparition de la vie, les premières molécules ne sachant pas se déplacer par elles-mêmes.
Ces atomes ont fini par s´agglomérer au pont de former de vraies molécules, mais à ce moment on ne peut pas encore parler de vie.
Seule la division cellulaire et donc le mécanisme de la reproduction ont permis ensuite à une simple molécule de se reproduire.
Mais là on ne bouge pas encore, car pour moi la vie c´est la chaleur et le mouvement ( indissociables, la preuve c´est qu´il existe un froid absolu, moins 237° kelvin, car le froid absolu c´est l´immobilité absolue. On ne peut pas être plus immobile qu´immobile.
Il a donc fallu que tout ceci s´anime, et donc que cette molécule devienne plus complexe.
Ila fallu attendre l´apparition des premières amides, avec des molécules ayant un noyau, un cytoplasme et donc une enveloppe avec un liquide nourricier en son sein qui a permis à la machinerie cellulaire ( la fameuse double hélice ADN que l´on trouve au sein de tout organisme vivant) de commencer à se fabriquer et aussi à fabriquer des doubles de soi.
Et là on est encore très loin des êtres vivants, ce sont les premiers protozoaires, les tous premiers minuscules corpuscule, mais le pas est franchi, et la nature va faire le reste.
Comme au même moment ce phénomène se produit partout, on assiste à un foisonnement et à une éclosion perpétuelle.
Imaginez le nombre d´erreurs, d´aberrations génétiques jusqu´à obtenir des plantes puis les ancêtres aquatiques ( les têtards) et enfin l´apparition d´espèces plus nobles.
Mais ce n´était que le début du combat, car il a fallu résister à l´environnement pour arriver à se rencontrer et à se perpétuer.
C´est là que le concept darwinien prend tout son sens. Seuls les cellules puis les amides puis les microorganismes ayant eu la capacité de s´adapter à un environnement changeant ( la journée était brûlante et la nuit glaciale, et il n´y avait pas encore d´atmosphère qui est née du dégazage des premiers volcans lorsque la croûte terrestre s´est formée puis a craquelé en se refroidissant.
Mais ce n´était que le début du combat, car il a fallu résister à l´environnement pour arriver à se rencontrer et à se perpétuer.
C´est là que le concept darwinien prend tout son sens. Seuls les cellules puis les amibes puis les microorganismes ayant eu la capacité de s´adapter à un environnement changeant ( la journée était brûlante et la nuit glaciale, et il n´y avait pas encore d´atmosphère qui est née du dégazage des premiers volcans lorsque la croûte terrestre s´est formée puis a craquelé en se refroidissant) ont peu survivre.
Aujourd´hui on visite un parc, une forêt, et l´on foule aux pieds un monde d´une diversité extraordinaire. Sans se douter qu´il a fallu environ 4,5 milliards d´années pour que se révèle cette richesse.
Alors que dire de l´Homme?
Il est apparu très tard à cette échelle du temps, si on prend comme échelle 1 an pour le début de la vie jusqu´à l´homme, il apparaît le 31 décembre 1 heure avant minuit.
L´Homme n´est en rien différent des autres animaux, son matériel génétique est quasiment le même que celui d´un cochon ou d´un grand singe, il est donc hautement probable qu´il est fils de la nature.
Comme toutes les autres espèces dotées de la capacité de se mouvoir, donc aussi de se rencontrer et aussi de se reproduire.
La nature en plus a inclus ( hasard total) que cette hélice s´ouvre et accepte des parties d´autre autre hélice qui s´ouvre en même temps. Ce qui est fondamental. Car cela permet la diversité. Sinon chaque être ne serait que le clone de lui-même et les apports extérieurs seraient impossibles.
L´Homme n´est pas seul, il partage cette planète avec plein de congénères, et il est loin d´être le seul à réfléchir et à savoir s´abstraire dans la réflexion ou la contemplation.
Par contre, il a la chance ( que les grands singes partagent sûrement avec nous, les bonobos en premier) de se voir lui-même dans son environnement et donc il peut s´en abstraire et par la réflexion prendre le recul nécessaire et ses choix qui au début étaient exclusivement liés à la recherche de nourriture et à la recherche d´abris et de moyens de se protéger contre le froid et la chaleur sont devenus d´un autre ordre.
Pour moi la question de la vie c´est d´abord l´intime conviction que nous ne sommes pas seuls sur cette planète, qu´elle doit garder un équilibre que nous ne connaissons pas mais qu´elle a fini par forger au bout de ces 4.5 milliards d´années.
Et mon premier émerveillement c´est d´abord la nature.
Ensuite je me rends compte que mon environnement est agréable, je supporte assez bien la chaleur et je sais m´adapter au froid.
En fait, c´est qu´on a une chance ( encore un peu d´astrophysique) d´être assez proche d´une étoile ( le Soleil), mais ni trop proche sinon l´eau sur terre serait volatilisée depuis longtemps comme c´est le cas sur les autres planètes, ni trop éloigné sinon la vie n´aurait jamais pu apparaître ( la glace interdit tout mouvement).
Autre phénomène à l´échelle de la terre: son orbite est incliné par rapport au plan de l´écliptique du soleil, cela permet les saisons, l´alternance de périodes froides et chaudes, la mousson et les grands phénomènes météorologiques tels le Gulf Steam par ex. qui permet d´avoir des zones de poisson extrêmement abondantes.
Alors en tant qu´être humain, je me dis qu´en plus on a de la chance.
La chance de pouvoir se mouvoir, arrivé si tard sur cette planète, avec tant d´atouts en main, alors je me dis qu´il faut que je fasse tout de mon côté pour que cela continue et que toute cette longue gestation ne finisse pas en queue de poisson.
Voilà les principes fondamentaux qui au fond de moi impriment toutes mes décisions:
- un respect éminent pour la vie
- la richesse et la diversité totalement indissociables
- la chance de pouvoir se voir dans notre propre environnement
- la chance d´avoir un cerveau et de se dire qu´il faut en tirer correctement parti
Après cela sous-tend tous mes actes, c´est vraiment le fondement de tout ce que je fais.