Le singe dans la médecine traditionnelle
Intelligent et sociable, le singe sait utiliser certaines feuilles de la forêt pour se préserver et se guérir lui-même de ses maladies. Les ethologistes ont observé qu´ils pouvaient ingurgiter certaines feuilles pour traiter des maux, depuis les blessures jusqu´aux brûlures, en passant par les vers ou les maladies de peau. Au Vietnam, la médecine traditionnelle utilise depuis longtemps certaines parties du singe pour soigner des infections. Le livre Nam duoc thân y du célèbre praticien Tuê Tinh, qui date du XVIIe siècle, vante les mérites de la gélatine de crâne et du calcul biliaire ( hâu tao) de singe. Ce dernier a un goût âpre, un peu salé ; il a la vertu de rafraîchir, de désintoxiquer et de faire disparaître les crachats. La population utilise plutôt les os pour en faire une mixture qui peut, paraît-il, revigorer les os et les tendons de l´homme, guérir l´asthénie, les rhumatismes articulaires, le rachitisme et l´hypothrepsie. Toujours selon la médecine traditionnelle, le sang de singe s´avère aussi très tonique et efficace dans le traitement des troubles de la menstruation, du rachitisme, de la carence en vitamine D. Ces remèdes sont des expériences populaires, dont certaines ont été corroborées scientifiquement.