Mon enfance a été bercé par plein de moments drôles.
Mon grand père et moi vendions nos pommes de terre directement en faisant du porte à porte, mais à l´époque les villages étaient tous agricoles, aussi nous nous rendions dans les bourgs voisins car c´était l´avènement du monde industriel, bien avant qu´il ne régresse par céder la place au secteur tertaire.
Donc il fallait que nous allions avec notre carriole et notre cheval dans les villes voisines, mais autant en voitre cela dure quelqus minutes, avec un cheval cela durait des heures.
Donc réveil à 4heures 30, il fallait d´abord s´occuper du cheval, le faire manger, lui préparer sa musette pour le retour, le seller et grand mère faisait chauffer du café pour grand père et moi.
Après le café assez frugal nous partions en général vers 5h30.
Nous arrivions à Barr par exemple vers 9H, mais le cheval lui avait déjà quelques heures d´exercice derrière lui et son métabolisme était en pleine activité à ce moment-là.
Et cela ne ratait pas, en général aux premières haltes, le cheval lâchait quelques boulets bien odorants et croyez-moi si vous voulez, cela n´offusquait pas les clientes.
Au contraire, si nous étions à l´arrêt, nous pouvons distinctement voir la ménagère qui appelait son mari en lui disant le prendre la pelle et la balayette, et le pauvre mari attendait sur le pas de sa porte que nous dégagions pour se précipiter et ramasser le fumier de cheval.
Malheureusement le cheval en profitait aussi pour uriner, c´est bien naturel de sa part.
Là non seulement l´odeur est bien plus épouvantable, mais si en plus il avait le malheur d´uriner sur son propre crottin, il était impossible de s´en servir comme engrais pour les fleurs dans les jardinières.
Encore aujourd´hui ma femme est friande de fumier de cheval, nous participons au concours des maisons fleuries et ce n´est pas pour rien que les géraniums sont les rois du balcon.