Mince, Burns, j´ai commis une erreur magistrale!
En effet, ces vers ne sont pas les premiers!
En 1894, il sera élu à l´Académie française.
Le texte reconstitué, dans son intégralité :
La mort de l´aigle
Quand l´aigle a dépassé les neiges éternelles,
A ses larges poumons il veut chercher plus d´air
Et le soleil plus proche en un azur plus clair
Pour échauffer l´éclat de ses mornes prunelles.
Il s´enlève. Il aspire un torrent d´étincelles.
Toujours plus haut, enflant son vol tranquille et fier,
Il plane sur l´orage et monte vers l´éclair,
Mais la foudre d´un coup a rompu ses deux ailes.
Avec un cri sinistre, il tournoie, emporté
Par la trombe, et, crispé, buvant d´un trait sublime,
La flamme éparse, il plonge au fulgurant abîme.
Heureux qui pour la Gloire ou pour la Liberté,
Dans l´orgueil de la force et l´ivresse du rêve,
Meurt ainsi d´une mort éblouissante et brève !