En me lançant ce sujet, Prauron a excit éma curiosité et j´ai fait quelques recherches. cf:
Le texte qui suit est extrait d´un article de Michel MOUZE paru dans le numéro 11 du journal " AERIAL" aux Editions Glénat presse.
Records absolus
Extraordinaires d´abord par les distances parcourues.
Beaucoup d´oiseaux, qui ne pèsent parfois que quelques dizaines de grammes. parcourent ainsi discrètement. chaque année, plusieurs milliers de kilomètres, de jour ou de nuit, par-dessus des contrées immenses qu´ils ne connaissent pas.
De nombreux dangers les guettent: prédateurs affamés, obstacles naturels ou un peu moins naturels ( pylônes électriques, chasseurs), conditions météo catastrophiques, impossibilité de se poser ( océans), absence d´abri ou de ravitaillement ( déserts).
Et encore, ce ne sont là que quelques échantillons de tout ce qui attend ces aventuriers emplumés.
Le record de vol sur la plus grande distance en non-stop est détenu par le courlis de Tahiti. Cet oiseau de la taille d´un gros pigeon migre en plusieurs étapes sur 10 000 km. La plus longue de ces étapes s´étire sur 3 300 km sans aucune possibilité d´interruption, faute d´île où se poser.
Un trajet qui ne nécessite pas moins de 250 000 battements d´aile en continu.
Pour les distances parcourues annuellement, c´est la sterne arctique qui détient la palme.
Au milieu de l´été, après avoir profité du jour continu qui règne au-delà du cercle polaire où elle niche ( Groenland ou Spitzberg) pour pêcher et nourrir sa couvée, elle commence à descendre vers le sud.
Après avoir suivi les côtes de l´Europe et de l´Afrique pendant quatre mois, la famille arrive en Antarctique pour y passer d´agréables fêtes de Noël.
Elle profite des 24 heures de jour de l´été austral pour pêcher la friture, puis elle entreprend son voyage de retour.
Ainsi, la sterne arctique parcourt environ 40 000 km par an ( sans compter les détours).
C´est sans doute le seul animal au monde qui voit autant le soleil au cours de son existence.
Toutes proportions gardées, certains oiseaux mouches, gagnés eux aussi par le virus des voyages, réalisent des performances tout aussi extraordinaires.
Ainsi le " colibri à gorge rubis", un oiseau d´à peine six ou sept grammes qui passe l´été au Québec et l´hiver en Amérique centrale, réussit-il à traverser d´une traite le golfe du Mexique sur plus de 1 000 km en moins de 24 heures.
Enfin. en ce qui concerne les altitudes de vol, la plupart des oiseaux évoluent entre 100 et 1 500 mètres, ce qui les rend quasi invisibles du sol.
Certaines oies d´Asie n´hésitent pourtant pas à franchir la chaîne de l´Himalaya en volant à plus de 9 000 mètres, réussissant pour la plupart à surmonter tous les problèmes dus aux températures extrêmes ( -40 à -50C) et à la raréfaction de l´air ( portance diminuée, donc aussi moins de traînée, et beaucoup moins d´oxygène pour la carburation).
En fait. au cours de tous ces voyages au long cours, les oiseaux ont à résoudre deux problèmes majeurs : disposer de suffisamment de carburant, et ne pas se perdre en route.