Shinobu débordait de travail, à tel point qu’elle ne savait que faire. Elle décida d’aller se promener dans les environs pour passer le temp. Elle s’éloignait petit à petit du camp. La jeune fille marchait d’une allure assez lente. Elle observait la forêt. Ses grands arbres si verdoyants, si sereins. On aurait dit qu’ils étaient sans problème et qu’ils se contentaient de faire danser leurs branches dans le vent. Ces êtres si grands et puissants recueillaient les animaux sous leurs ombres. Tout était en paix dans cette forêt. La jeune fille s’était écartée du camp et était désormais perdu en ce lieu. Elle rejoignit un sentier de graviers blanc et décida d’aller plus en avant à la découverte de terres nouvelles. Les oiseaux chantaient leur mélodieuse musique qui apportait tranquillité, et sérénité. Tout, dans cette étendue sauvage, semblait apporter une chose qui amenait la tranquillité. Il s’agissait d’un véritable écosystème, pas naturel, mais de bonheur. Un sourire se dessinait sur le visage de Shinobu rien qu’en voyant ce qu’elle avait sous les yeux. Elle sortit enfin de la forêt après cette longue marche et elle arriva dans une plaine immense où, seules les fleurs sauvages avaient poussées. Le vent soufflait une douce brise faisant virevolter les herbes et les cheveux de l’étudiante. Le soleil brillait et aucun nuage n’était à l’horizon. La jeune fille observait tous se qui était autour d’elle et un impression de déjà vu apparut. Comme si elle était déjà venue ici. Elle aperçut un objet, ou autre chose au loin. Elle se dirigeait vers ce qu’elle voyait. Elle avait le sentiment qu’il s’agissait de… de… oui, plus elle s’en rapprochait, plus cela se confirmait. Et oui, il s’agissait du village de Toya, le village massacré par les démons. Les impacts de balles et le sang étaient toujours sur les murs. Les bâtiments calcinés étaient toujours couverts de poussières. L’herbe n’avait pas pu pousser sur cette terre stérile. L’eau de la fontaine était toujours croupie. La jeune fille se retrouvait donc sur la place du village, seule, enfin c’est ce qu’elle croyait. Elle regardait tout autour d’elle et elle revivait la scène que Toya lui avait racontée. Elle s’imaginait les cris des enfants égorgés et des femmes éventrées. Ce spectacle l’horrifié alors elle préféra se concentrer sur quelque chose d’autre. Soudain, elle entendit un voix qu’elle connaissait bien, une des voix qu’elle haïssait.
Shinobu : «Tu me suit partout à ce que je vois…
Narya : Oui, car il est tant d’en finir, tu vas enfin venir avec nous puisque Kazuya n’est pas ici. »
Un sourire narquois se dessinait sur la figure de la jeune femme. Et, sortit de l’ombre, apparaissaient Sojiro et Ascendere ainsi que deux personnes encapuchonnées de deux longues capes noires.
Narya : « Voici notre petit groupe d’amis, nous avons tous des intérêts communs.
Sojiro : Bon Ascendere, vas y fait se que tu as à faire. »
L’elfe tendit sa main vers Shinobu et fit semblant d’essayer de la manipuler. Il envoya un message télépathique à la jeune fille.
Ascendere : « [Shinobu, écoutes moi. L’autre jour, c’est moi qui t’ai manipulé.
Shinobu : [J’ai presque tué un ami ! Tu es vraiment stupide, je croyais que tu tenais à moi ! ]
Ascendere : [C’est bien pour cela que j’ai fait semblant de ne plus pouvoir te manipulé ! Je tiens à toi et c’est pour ça que je vais faire semblant de ne plus pouvoir te contrôler ! ]
Narya : Ascendere ? Je trouve que tu mets beaucoup de temps pour une simple manipulation.
Ascendere : Son esprit…je…je…ne peux… plus le contrôler…
Narya : Quoi ?
? ?? : On voit bien que nous sommes avec des amateurs !
? ?? : Oui, et nous, au moins, nous avons une méthode plus radicale ! »
Les deux inconnus commençaient déjà à préparer des sorts réservés à la jeune fille. Ils les lancèrent mais soudainement tout fut stoppé. Les inconnus et le groupe de Narya étaient immobiles comme ci le temps s’était arrêté. La poussière qui volait dans les airs était, elle aussi, immobilisé. Soudain une personne s’avança vers la jeune fille.
? ?? : « Tu te souviens de moi ?
Shinobu : Je ne peux pas t’oublier…
Mephistoé : Ah cela fait plaisir que l’on se souvienne de moi !
Shinobu : Que veux tu maintenant ?
Mephistoé : Même pas un merci pour t’avoir sauvé ?
Shinobu : Eh bien tu sais je suis capable de me débrouiller…
Mephistoé : Fais très attention, c’est deux personne sont plus forte que toi et moi aussi, j’ai progressé depuis la dernière fois !
Shinobu : Je m’en fiche, allez répond moi ! Que veux tu ?
Mephistoé : Tu vois, toi et moi, sommes liées que tu le veuilles ou non.
Shinobu : Comment ça ?
Mephistoé : C’est vrai que cette histoire et un peu complexe, donc je te propose un voyage dans le temps, enfin, je veux dire que tu vas revoir certaines scènes dont je me souviens ! Tu comprendras une fois là-bas !
Shinobu : Qui a dit que je voulais venir ?
Mephistoé : Qui a dit que tu avais le choix ? Et de toute façon te faire voir se qu’il s’est passé et une phase de mon plan.
Shinobu : Une phase ?
Mephistoé : Tais toi ! »
Mephistoé tendit une main vers la jeune fille et une étincelle explosa dans la main de la femme et un grand flash blanc aveugla la jeune fille. Elle se retrouvait à flotter dans un immense espace blanc où sa voix résonnait. Elle était seule, lorsque Mephistoé apparut en un éclair devant elle. Et l’instant d’après elles se retrouvaient à flotter dans un endroit où les oiseaux chantaient gaiement, où l’herbe était grasse et verte, où le ciel était bleu. Un homme vêtu d’une grande toge blanche, avec une longue barbe et des cheveux grisonnants se dressait devant une jeune femme, elle aussi vêtu d’une longue toge blanche, mais elle avait de longs cheveux châtain clair. Les deux possédaient de magnifiques et grandes ailes d’un blanc immaculé, il devait donc s’agir de deux anges. Ils discutaient.
Mephistoé : « Je tiens à te dire que dans cet dimension nous sommes comme des spectres, ils ne peuvent ni nous entendre, ni nous voir.
Shinobu : D’accord.
Homme ange : Alors que voulais tu me dire ma fille ?
Femme ange : Eh bien, j’ai une nouvelle à vous annoncez père.
Homme ange : Et quel est elle ?
Femme ange : J’aime quelqu’un.
Homme ange : Mais c’est magnifique et de qui il s’agit ?
Femme ange : C’est là que vous n’allez pas être content.
Homme ange : Pourquoi cela ?
Femme ange : Il s’agit d’un démon. »
Le visage si doux et souriant de l’homme devint rouge écarlate, il était fou de rage. La jeune ange était légèrement effrayée.
Homme ange : « Un démon ? Le mariage entre ange et démon est formellement interdit !
Femme ange : Je le sais bien mais je l’aime !
Homme ange : Je n’en n’ai rien à faire ! Je t’interdis de le revoir !
Femme ange : Pourquoi ? Je te déteste ! »
Elle partit en larme et l’homme restait sur place regardant sa fille partir. Celle-ci se plaça sur un des balcons d’un manoir fait de pierre blanche. Dans ce monde tout était blanc, enfin presque. Il s’agissait vraiment du paradis car les autres anges s’amusaient, chantaient et riaient aux plaisirs d’être un ange et de pouvoir vivre dans un lieu si merveilleux. Soudain un soldat vêtu d’une armure d’or et armé d’une lance à la lame en or et sertit de pierres précieuses entre autre des rubis, des émeraudes et autres saphirs. Lui aussi avait de magnifiques ailes.
Soldat : « Que dois je faire monsieur ?
Homme ange : Bien, tuez le démon je vous pris.
Soldat : Comme vous voudrez.
Mephistoé : Bien, changeons de lieu pour voir une autre scène.
Shinobu : Bien, mais je vois pas pourquoi il fallait que je vois cela.
Mephistoé : Tu verras le lien plus tard. »
Le décor du paradis disparut pour laisser place à un décor sombre où on voyait des flammes sortir d’un gouffre. Des spectres voletaient par ci par là. Plusieurs personnes discutaient aussi ici. Il y avait un femme assez âgée, un homme d’environ du même âge et un jeune homme. Ils avaient tous une apparence normale mais ils avaient tous des cornes noires et courbées. Ils ne semblaient pas affectés par l’extrême chaleur.
Femme : « Alors tu as pris ta décision ?
Homme : Tu es sur de ton choix ?
Jeune homme : Oui… je suis désolé…
Femme : Bien, si tel est ton choix…
Homme : … Alors nous nous ne reverrons jamais. Car aimer un ange chez les démons provoque le bannissement du démon des enfers…
Jeune homme : Oui, mais je l’aime et sachez que je vous aimerez toujours.
Femme : Adieu, mon bébé.
Homme : Au revoir fiston, toi aussi tu seras toujours dans notre cœur.
Jeune homme : Adieu… »