Le glandeur débordé
Un glandeur débordé est, en apparence un paradoxe. Au contraire, c´est la forme la plus habile de dissimulation de la glande, même si cela lui coûte physiquement, au moins le cerveau se repose. La frontière est parfois mince avec le glandeur agressif, donc une révision peut-être nécessaire.
Pas un instant de libre
Certains ont toujours quelque chose à dire. Le glandeur débordé a toujours quelque chose à faire. Même d´insignifiant. Et surtout sans intérêt, sauf pour lui. Mais qui donne l´impression qu´il travaille. Plusieurs stratégies sont utilisées pour entretenir cette illusion :
utiliser ses jambes. Le glandeur débordé marche beaucoup, court, même. Il multiplie les aller-retours, car pour aller vite, autant voyager léger, même si cela démultiplie la distance à parcourir ;
charger son bureau. Beaucoup s´imaginent encore que bureau encombré est synonyme de grande charge de travail. Le glandeur débordé exploitera sans doute cette illusion. Ceci permet d´autre part d´alimenter son activité de glande, puisqu´il doit désormais partir à la recherche de choses et d´autres, noyées dans le fatras de son bureau, recherche souvent interrompue et recommencée car le bulleur s´est souvenu entre temps d´une autre tâche qui l´attendait ;
finir tard. Afin de donner l´impression qu´il travaille tellement, le glandeur a parfois tendance à prolonger ses horaires plus que nécessaire. C´est presque habile. En finissant par se mettre à bosser vers les 22h, ce qui se traduit par l´envoi de quelques méls ( qui sont datés tard, sinon ça n´aurait pas d´intérêt), il donne l´impression d´avoir bossé toute la journée et d´avoir tellement encore de boulot qu´il sacrifie à ses ennuyeuses heures de solitude chez lui... Les personnes dotées d´un soupçon d´intelligence ou de bon sens chercheront à comprendre le néant d´activité en journée. Et réaliseront que le glandeur n´a effectivement
je suis se glandeur la lol