Anthem
Assieds toi et entends ce refrain
Au milieu d’une nuit sans fin un cri
En ces lignes se trouve l’histoire de quelqu’un
Qu’importe à quoi ressemble celui-ci
Ni nom, ni âge, ni sexe, ni patrie, ni religion, il n’est rien
Que le prolongement anonyme de deux
Parmi tous les autres un simple humain
Mais ses choix le rendent unique à mes yeux
Par la fraternité, la tolérance, le respect, l’égalité
L’amour, l’amitié, tout ce faux qu’on lui a vanté
Tout ce qui n’existait qu’en mots, écoeuré
Fuyant de toute son âme leur société
Cherchant une barrière à briser, à s’echapper de sa prison
Enfermé par la monotonie, la futilité, le non sens
Courant dans le couloir infini et étroit de leur raison
Mais il forme un cercle, pas d’issues, plus aucune chance
L’oiseau étouffe dans sa cage, elle l’accable
Il refuse d’être condamné à un destin semblable
Qui écrase tous les autres, qui rien ne peuvent dire
Tous ceux qui en silence se regardent mourir
La haine et la rage montent, il ne peut que taper sur les murs
Cependant il se retient et se referme sur lui-même
Il cherche encore cet autre monde mais rien ne dure
L’alcool, la drogue, le sexe, la télé… seul compte le carpe diem
A l’aube d’une nuit sans fin vient le crépuscule
Il étend son ombre sur le monde
Le sol se dérobe sous ses pieds, s’ouvre la tombe
Oiseau blessé, ramené soudainement sur Terre, il recule
Mais depuis la nuit la plus profonde apparaît un frère
Le seul qui ait toujours été présent et qu’il n’avait jamais vu
Il lui montre une porte d’où s’échappe de la lumière
Il s’y engouffre mais il n’y a là rien d’extraordinaire il est déçu
Pourtant son cœur lui dit de regarder mieux
Et il découvres un endroit où souffle un vent nouveau, différent
Quelque chose le pousse à toujours revenir en ces lieux
Ce refuge semble si petit mais il y existe un esprit défiant le temps
Autour de lui des gens vont et viennent, reviennent
Dans cette autre vie qui est maintenant aussi la sienne
Ils partagent tout et rien, il s’y plaît, devient un des leur
Ville souterraine resplendissant d’un soleil intérieur
Univers paralèle, antipode équilibrant le premier
Sommet d’un rêve fragile, tu t’y donnes entier
Rencontres, tu apprends à te connaître
Tu ne cherche plus à devenir, tu es, être
Autant heureux que tu étais malheureux
La foi revient et tu remercies Dieu
Tu fais partie de la communauté
Plus rien d’autre ne compte désormais
Tu ne jures plus que par ce temple sacré
À la gloire des valeurs qui ne faisaient
Alors que flotter dans un palais de mirroirs glacés
Sans que tu puisses jamais en attraper les reflets
Ici les pseudos ont la même couleur
Chacun lui donne une dimension rare
Chacun selon ses envies y met du cœur
Chacun donne ce qu’il a envie de recevoir
Intégration au rythme des rires, délires
S’accordent aux discussions plus noires
Tu t’envoles en même temps que la peur de mourir
Ailes de cristal car tout est fragile dans ce dôme
Tu dois te battre pour défendre ton royaume
Déprimes, départs, désespoir l’assiègent
Ce qui ne le tue pas le rend plus fort
A travers le temps il survit malgré les pièges
Le forum jamais ne dort
Regarde le futur sans oublier le passé
Profite du présent au maximum
Car rien n’est éternel même sur un forum
Ne le rend pas éphémère, fais le exister