Bonjour Poséidon, je suis ravi que tu aies émergé.
Je te croyais définitivement tapi dans les profondeurs sous-marines, je me disais que tu te sentais probablement menacé de disparition au même titre que les crevettes roses. Mais j’avais oublié que tu étais tombé dans un bain d’huile de foie de morue lorsque tu étais petit, ce qui t’a doté d’une cuirasse cliquetante, mais aussi d’une ouïe attentive, avec comme seul inconvénient une fragrance légèrement persistante. Aussi ai-je fait des sauts de carpe lorsque j’ai vu que tu recommençais à buller, je suis ravi que tu reviennes à la source pour frayer et que tu ne sois pas resté muet.
Accepte mes vœux de bonne année, n’oublie pas le proverbe « Petit poisson deviendra grand pourvu que Dieu lui prête vie », et puisque tu as l’âge de faire le permis, évite de faire des queues de poisson.
Sois attentif au thon à employer et pose des questions haddock. Si tu sens qu´il y a anguille sous roche, file droit et n’essaie pas de noyer le poisson. En revanche, si on te tend une perche, sort de sa coquille et met le turbo. Plancton stylo et laisse t´écailler dans ton sac : ce n´est pas le lieu pour prendre des notes (en plus, l´encre ne sera jamais seiche).
Gardon tout cela entre nous. C´est un tel panier de crabes, ici !
Eh, eh, eh ! Il n´est pas encornet celui qui nous fera boire le court bouillon.