Je pris alors le long manche à deux mains. Le lycanthrope continuais de me fixer de son regard pénétrant. Ainsi, il voulait ma souffrance éternelle ? Il ne savait que c´était sa propre mort qu´il était venu chercher... Je fis un pas dans sa direction. Lui, ce mit à grogner. Je m´élançai alors. La faux s´abattit alors dans le cou de l´animal, lui arrachant un cri. Il résonnant longtemps, se répercutant sur les parois circulaires du conduit. Il était alors étendu sur le sol, sa tête roulant dans le liquide au sol, éclaboussant les parois d´un mélange de sang, d´eau, et autre liquides dont on ne pouvait connaître l´origine. Je le regardait alors, gisant sur le sol. Une éternité de souffrance l´attendait.
Alors je me mis à sourire, la faux entre mes mains. Je regardais la longue lame, tachée de sang. Une goutte se forma à son extrémité, tomba dans la mare au sol. Alors que je le regardais ainsi, un sentiment bizarre naquit en moi. Je n´avais jamais ressenti cela auparavant. Un sorte de bien-être inexplicable. Le sang qui coulait me faisais alors presque saliver. Une envie de recommencer s´empara de moi. Alors sans comprendre se qui m´arrivais, je sortit mon couteau de ma poche. Je mis alors à poignarder le corps déjà inerte. Je ne sais combien de coups je lui asséna, mais j´étais moi-même couvert de sang quand je me relevai. Je me remis alors en marche.
Je ne sais combien d´heures j´ai erré dans le labyrinthe de tuyaux, mais lorsque je me suis arrêté, la faim commençait à me faire souffrir. Je m´arrêtai alors, m´asseyant dans un des conduits. Alors j´attendis. Je m´étais habitué à la sensation de faim depuis que j´avais quitté « le clan ». Les seules sources de nourriture dans les sous-sols sont certaines espèces de mousses et les rats. Le problème avec ses derniers, c´est que soit vous les mangez, soit ils vous mangent. Je n´eus pas à attendre longtemps avant qu´ils arrivent. Tout d´abord ce sont une paire d´yeux qui vous épient. Puis une autre et ainsi de suite. Avant même que je ne m´en aperçoivent, il y en avait des dizaines autours de moi. . Je devais me trouver dans les lieux que les hommes appellent la terre des rats.