Messieurs dames voila un nouvel opus!
en espérant que celui ci soit dans la lignée des précèdent!
« Merry Christmas »
Noël, voila une période que Knight appréciait tout particulièrement. Il aimait à flâner dans les rues de Nantes, en regardant les décorations, installées pour l’occasion. Toutes ces lumières, ces sapins parés de leurs plus beaux atouts et les devantures des magasins couvertes de guirlandes provoquaient chez lui un émerveillement sans pareil.
C’était comme si chaque année à cette époque l’enfant qui sommeillait en lui revenait à la surface pour profiter de ces instants de fête et de bonheur.
Ce moment il l’avait attendu par delà le quotidien, le temps qui passe et les journées de galères.
Chaque année noël était pour lui une récompense, un aboutissement qui clôturait une tranche de vie et en débutait une autre.
Le contraste du coté festif de cet évènement avec la monotonie de l’hiver lui plaisait. Cette saison dont le froid est le messager et la nuit sa muse, n’inspire habituellement aux gens que du désespoir. La nature se voit mourir et les beaux jours s’enfuient.
Mais à noël, tout ce processus macabre et déprimant, s’interrompt pour laisser place à la joie, à la féerie. Comme si pendant un petit lapse de temps l’homme en rouge avec sa petite barbe blanche tenait entre ses mains toute la peine et la souffrance des hommes et parvenait à la contenir en y substituant en lieu et place un pur moment de partage et d’allégresse.
Certes, Knight savait bien que rationnellement l’idole des jeunes enfants ne pouvait pas exister, mais cela ne le gênait pas. Pour lui, l’important c’était la foi que l’homme pouvait développer à l’égard d’une simple croyance. Cette faculté qu’on les gens à soudainement faire abstraction du reste pour pérenniser la légende et surtout l’influence de ce phénomène culturel sur la foule.
Knight, pensait bien au-delà de l’opération marketing, à l’impact de noël, son effet sur l’état d’esprit, le moral et ces incidences dans le déroulement de la vie.
A ses yeux, le monde était différent. Quoi de plus apaisant que de sentir les tensions, la haine et le courroux retomber. Les velléités guerrières et les antipathies ancestrales misent de coté.
Comme si pendant un court moment, le monde entier faisait une trêve dans son interminable descente aux enfers. Comme si pour une fois, tous les peuples se traitaient avec de réelles considérations, sans hypocrisie et condescendance et tout cela dans l’unique objectif de faire de noël un instant inoubliable pour les enfants et agréables pour les grands enfants.
Pour toutes ces raisons et parce que quelques part noël était la seule conviction dont il avait la certitude, Knight se promit cette année encore, de revêtir le costume qui l’avait tant fait rêver et de poursuivre le mythe à sa façon, en clamant haut et fort sa raison d’être : « Joyeux Noël »
PS : Pour toi jérem ! 