Chapitre 4 : Faux espoir
Ils trouvèrent une petite chambre bon marché à l’hôtel quatre étoiles. Il n’y avait que deux salles de bains, un distributeur de glaces, deux lits de taille cent soixante… Cyrielle, Emma et Claire semblaient y trouver leur place.
- Comment pouvez-vous vous trouver confortablement installés ici, dit un jour Everlasting.
Everlasting avait l’habitude du grand luxe, jamais il n’aurait pris cette chambre avec si peu d’options.
- Il serait temps d’arrêter de lézarder ici, les filles, dit Poseidon. Faudrait trouver cette Barbie, nous n’avons plus que quatre jours !
- Hé bien, vas-y, je te suis ! dit Cyrielle.
- Bon hé bien allons-y, tout le monde ! Tout le monde !
Claire flemmardait toujours sur le lit.
- TOUT LE MONDE !
Couloume avait toujours sa Game Boy en main.
- Allez, on y va, dit Poseidon. Nous ne savons pas où elle est, nous avons quatre jours, c’est insuffisant. Alors essayons de récolter des indices.
- Cool, s’exclama Ocelot. T’es le Sherlock Holmes et nous les Docteurs Watson !
- Si tu veux, oui, répondit Poseidon.
Poseidon alla dans le hall d’entrée, et dit à la femme d’accueil :
- D’you know where Barbie lives ?
- What ? dit la femme.
- Oh, vous allez pas commencer, vous aussi ! Je vous ai demandé if you know where Barbie leaves!
- Oh, Barbie! She’s in the second floor, fourth door at right, number ninety-three, répondit la femme, très vite.
- Comment ? demanda Poseidon.
- What ? demanda-t-elle aussi.
- Laisse-moi faire, Poseidon, dit brusquement Everlasting. We’d want to know where Barbie was now, please, dit-il en s’adressant à la femme.
- I’ve just say that, you’re annoying me. She’s here. Second floor, room number ninety-three.
- Here ? Really ? s’écria Everlasting. Thanks ! Venez, vous autres, Barbie est dans l’hôtel !
- Hey, Miss, what’s your name ? demanda Ocelot pendant que les autre partaient en courant.
- Valentine Waenmacariel ! cria la femme. Give me your telephone’s number !
- It’s 8-22-22 ! s’écria Ocelot.
- Bye bye my love! répondit Waenmacariel.
Everlasting prit Ocelot par la peau du cou et l’emmena avec les autres journalistes.
- Nous allons prendre l’ascenseur 14 bis pour aller à sa chambre, dit Poseidon avec joie. Je ne me doutais pas que ce serait aussi facile !
Ils montèrent au second étage, avançèrent, frétillant d’excitation, à travers le couloir… « Number ninety-three ». Ca y est, ils y étaient.
- Bon, ben, je tape à la porte ? demanda Claire.
- Non, non, pas toi, Claire, répondit précipitamment Poseidon. Je vais le faire.
TOC TOC TOC
Des pas se firent entendre de l’autre côté de la porte. Le bruit des verrous maintenant inutiles… La personne derrière la porte l’ouvre et…
- HEIN ? s’étonnèrent les journalistes.
Ce n’était pas Barbie. C’était…
- Joseph ! s’écrièrent Claire, Emma, Cyrielle, Everlasting, Couloume et Ocelot.
- Jopfleger ! s’exclama Poseidon. Que fais-tu ici ?
- Vous croyiez quand même pas que j’allais rester seul aux Etats-Unis ? demanda Jopfleger. Après avoir mangé chez Bush, j’ai téléphoné à l’aéroport le plus proche et le lendemain je suis arrivé à l’hôtel.
- Tu lui as raconté l’histoire du chev…, commença Cyrielle.
- Tu lui as donné des cac…, commença Claire également.
- Pourquoi t’appelles-tu Barbie ? s’étonna Ocelot.
- Judicieuse question, Gautier, répondit Jopfleger. Sachant que vous n’alliez pas vous faire un sang d’encre pour moi, je me suis inscrit sous le nom de Barbie, se doutant bien que vous alliez le demander. Mais trêve de bavardages, partons, il nous reste quatre jours, comme le disait Guillaume.
- Comment le sais-tu ? demanda Poseidon, soupçonneux.
- C’est cette gentille femme à l’accueil, Valentine, répondit Jopfleger, qui m’a donné un objet capable de recevoir les paroles de personnes jusqu’à une distance de 500 mètres. Vous en avez mis, du temps, pour vous décider de partir à la recherche de Barbie. Mais, ma foi, cela m’a permis de regarder la télé écran plasm…, commença-t-il.
- Oui, bon ça va, ça va, Jopfleger, dit Poseidon. Allez, venez vous autres ! On a eu un faux espoir… et je déteste ça ! Allez, on y va, et repartons A LA RECHERCHE DE LA VRAIE BARBIE ! Pas de cet imposteur…
Et nos huit amis continuèrent leur chemin… jusqu’au hall d’accueil.
- Valentine ! s’écria Ocelot. You did’nt give yours !
- 8-12-12, my love !
- Thanks, my dear!
- I love you, Ken !
- Ken ? s’écrièrent les autres journalistes.
- Euh, non, elle est dans son délire, hein ! répondit Ocelot, gêné.
- Gautier, tu ne serais pas Ken, par hasard ? demanda Everlasting.
- Oh, Valentine, regarde dans quel histoire tu m’as menée ! Bien sûr que non, je ne suis pas Ken, je suis Gautier Ocelot, journaliste pour le News news ! Je m’appelle autant Ken que Joseph s’appelle Barbie !
- Carte d’identité, dit froidement Everlasting.
- Mais, puisque je vous dis que… oh et puis !
Il fouilla dans sa poche intérieure droite, sortit sa carte d’identité et la donna à Everlasting.
- Nom : Ocelot, commença Everlasting. Prénom : Gautier. Date de naissance : 28/03/ ? ?... Comment ça se fait que l’on ne connaisse pas ta date de naissance ? demanda-t-il.
- J’ai droit à mon intimité, déclara Ocelot.
- Valable jusqu’au : 05/04/2013, reprit Everlasting. Délivré le 05/04/2003. Bon, ça va, t’es pas Ken !
- Mais puisque je vous le disais ! s’écria Ocelot.
- Tu n’es pas à la hauteur de Barbie, comment Barbie aurait-elle pu te choisir, sommes-nous bêtes ? dit Poseidon.
- Oui, grogna Ocelot.
Ils se dirigèrent alors vers la sortie. Sauf Ocelot, qui alla voir la femme d’accueil.
- Regarde dans quel pétrin vous m’avez mis ! lui dit Ocelot.
- C’était marrant, je trouvais, répondit Valentine Waenmacariel.
- Mais… vous parlez français ? demanda Ocelot, de ses gros yeux.
- Oui, mais c’était rigolo de vous voir parler anglais avec un accent aussi mauvais, répondit Waenmacariel, avec un petit rire gêné.
- Hé bien, voilà ce que j’en fais de votre numéro de téléphone.
Et Ocelot déchira le petit bout de papier où était inscrit le numéro de Valentine.
- Hey, Gautier ! s’écria Cyrielle, hors de l’hôtel. Qu’est-ce que tu fous ?
- J’arrive, j’arrive ! répondit Ocelot. Je ne veux plus jamais vous voir, ajouta-t-il à la femme.
Et il rejoignit ses collègues dans la rue.
- Alors, où se dirigeons-nous ? demanda Claire.
- Aucune idée, répondit Poseidon. Mais partons de Londres quand même. Je serais tenté d’aller au Manoir des Baskerville, au sud-ouest de l’Angleterre. Ce serait typique d’un endroit où Barbie habiterait.
- Si tu le dis, allons-y ! dit Couloume.
Et nos amis arrêtèrent une voiture, façon Tommy Vercetti.