Chapitre 2 : Les malheurs d’Ocelot
Edition du vendredi 30 février n°1299
NEWS NEWS
Page 2 : Accident : La tragique mort d’un rat qui traversait la rue.
Page 14 : Actualité : Geoffrey Gamergeo refait une quatrième fois le tour du monde en patins à roulettes.
Page 34 : Politique : Jacques Chirac est assassiné ! Bernadette pense que c’est un coup de Sarkozy.
Page 49 : Guerre : Aux Etats-Unis, une guerre locale à la Maison Blanche. Bush ne veut plus de biscuits apéro chez lui.
Page 62 : Sport : OM : 0 ; PSG : 0
Page 6 : Météo : La canicule absente est toujours présente.
Page 7 : Horoscope : Sachez comment vous serez aujourd’hui !
Extrait : La mort de ce rat nous choque tous. Alors qu’il traversait la rue, Ratt le rat est écrasé. Le sang a giclé, les boyaux sont sortis, ses yeux se sont gonflés puis sont partis comme un bouchon de vin. « Mon rat… ( pleurs) », nous raconte Pierre-Marie Pmeu « Mais nan, mon nom c’est Pm mais ça se prononce Péème, pauvre andouille ! » Voici la déclaration faite du maître du pauvre Ratt. « Ce rat, Ratt, était aux yeux de tous l’être le plus cher au monde, tant par sa gentillesse, sa générosité, sa beauté, son humour, sa bonne humeur, ses goûts gastronomiques, ses… » Oui, bon passons ! C’était le curé avec qui nous avons enterré l’animal au cimetière du Père-Lachaise.
Extrait : Hé oui ! Pour la quatrième fois en quatre jours, Geoffrey Gamergeo, dit « le timbré », fait le tour du monde en patins à roulettes. « Je ne m’en lasse pas », nous confie-t-il. Il partira de Paris, pour aller en Galice, ensuite Lisbonne, Barcelone, Avignon, Nice, Rome, Naples, Croatie, Grèce, Ukraine, tout le littoral d’Afrique, il passera ensuite par les montagnes de l’Himalaya, il traversa le détroit entre la Russie et l’Alaska en patins à roulettes, il suivra les Montagnes Rocheuses, la Cordillère des Andes, et repartira de Buenos Aires à Bordeaux en patins à roulettes. « Il suffit de savoir rouler sous l’eau », nous dit-il. Son ange l’accueillera avec du Champomy à son retour, une récompense bien méritée.
Extrait : L’assassinat de Jacques Chirac s’est produit hier soir, aux douze coups de minuit. Bernadette Chirac pensait au début que c’était un loup-garou qui l’avait tué, car ils avaient entendu des hurlements. Mais elle pensa à Nicolas Sarkozy, ex-Ministre de l’Intérieur et futur président de la République. « Jamais je n’aurais fait ça à mon grand ami », dit-il. « Je préfèrerais me tuer plutôt que de l’assassiner. » Mais tout le monde connaît ses intentions. « I am the France’s Republic’s President ! » l’avons-nous tous entendu dire en haut de la Tour Eiffel ! « Oh, j’ai bien envie de lui donner un bon vieux gauche-droite », nous confie Bernadette, en parlant de Nico Sarko.
Extrait : Pendant un apéritif entre Georges Dobelyou Bush et sa femme, le président prend une cacahuète, histoire de faire plaisir à Mathilde Ampariada, une de ses amies. Hélas ! Ou plutôt, excusez-nous : Heureusement ! Un morceau de cacahuète reste dans la gorge de Georges(« What is in my throat ? »), fait tousser ( « Heu, heu, heu ! »), étouffe ( « Oh, my God ! »), demande de l’aide ( « Help ! Help ! »), demande à sa femme de le taper sur le dos ( « Can you pat on my back ? ») et éjecte enfin la cacahuète ( « Well, it was damned annoying »). Georges ne veut plus voir de biscuit apéro de sa vie ! Voilà qui ne va pas faire plaisir à Olric Fandeblitz !
Extrait : Les deux équipes, OM et PSG, ont joué leur plus beau match. Le score s’est élevé au cours de la soirée à 0-0 ! Pour une fois, il n’y a pas eu de score négatif ! « Le ballon a été beaucoup plus dur à rattraper, mais j’ai réussi », nous dit le gardien. L’arbitre n’a eu aucun carton rouge à sortir, juste des cartons jaunes pour chacun des joueurs de chaque équipe. « C’est le plus beau match auquel j’ai assisté de toute ma vie ! », nous raconte l’arbitre. Le match est très serré, mes amis. Un 0-0, ça mérite du Champomy !
Extrait : La canicule absente fait rage en ce moment sur la Bretagne et Dunkerque. Le thermomètre atteindra les 30°C, alors fermez vos volets, surtout, ne vous privez pas de boire, et ne bougez pas beaucoup. Partout ailleurs, un 29°C, mais profitez donc du soleil, allez à la mer !
Horoscope : Ecrivez-moi ce qu’il s’est passé chez vous aujourd’hui et je vous raconterai demain votre horoscope de la veille.
Annonce : Pour un meilleur journal, votre journal préféré, le News news, ne sera pas publié pour une semaine. En attendant, relisez les précédentes éditions !
- C’est parfait, déclara Poseidon. Cette édition est très bien, tout le monde se l’arrachera. Bon, hé bien, partons à l’aéroport. Ceux qui vont chercher Blaine vont en Australie, ceux de Barbie vont quelque part en Angleterre et ceux de Ken vont aux Etats-Unis.
Le trajet vers l’aéroport se fait sans encombre, les huit journalistes parlant dans la Smart de service. Puis, à l’aéroport, Cyrielle demanda à Poseidon :
- Tu as réservé ?
- Tiens, maintenant que tu m’y fais penser, non.
Il prit son portable, puis s’arrêta :
- Je ne connais pas le numéro de l’aéroport.
Soudain, un homme habillé de jaune apparut.
- Pages jaunes.fr, à votre service, dit-il.
- Je voudrais le numéro de téléphone de cet aéroport, s’il vous plaît, répondit Poseidon.
- Alors, voyons…, chercha l’homme. C’est le 1. Au revoir !
Puis il se volatilisa aussi vite qu’il apparut.
- Le 1 ? s’étonna Claire.
- Oh, tu vas pas recommencer avec ton écriture en italique, hein ! Alors, le 1 !
Il tapa le 1 sur son téléphone portable.
- Allo, bonjour, aéroport de France, à votre service, dit une voix féminine.
- Bonjour, je voudrais réserver trois places pour l’Australie, trois places pour les Etats-Unis et deux places pour n’importe quelle direction en Angleterre.
- Pour les avions de quel jour ? demanda la voix féminine.
- Hé bien, le temps qu’on arrive devant l’avion… Pour les avions qui partent dans cinq minutes.
- C’est noté, merci, au revoir.
Poseidon raccrocha.
- Voilà, nous avons les places, annonça-t-il.
Tout le monde le regardait avec des yeux ronds, sauf Couloume qui avait emporté sa Game Boy.
- Hé bien, quoi ? demanda Poseidon. J’ai les places, c’est ce qui compte. Bon allez, vite, il nous reste quatre minutes.
De toute façon, il était devant la femme que Poseidon avait appelée.
- Rebonjour, monsieur. Bonjour mesdames et messieurs.
- Oui, bon, allez, les tickets ! s’impatienta Poseidon.
- Les voici, répondit la femme. Faites vite, le pilote fait déjà chauffer le moteur. Ils vont bientôt enlever l’escalier.
Aussitôt dit, aussitôt partis.
- Courez, Monsieur, courez ! cria la femme.
Nos héros coururent sous la pluie, la grêle, le vent, le tonnerre, les éclairs, ils se battaient contre les éléments. « J’y arriverai, j’y arriverai », se dit Poseidon. « L’avion n’est qu’à cent mètres ». Une fois que les journalistes soient près des avions, Poseidon s’écria :
- Cyrielle, Emma et Everlasting, dans cet avion ! Jopfleger et Couloume, dans celui à côté. Claire et Ocelot, suivez-moi, notre avion n’est pas loin.
Il fallait tout de même cent mètre à courir et en plus sous l’orage. L’avion avait déjà commencé à rouler sur la piste.
- Allez, courez ! s’écria Poseidon. Faites comme moi ! Attrapez l’aile droite de l’avion et couchez-vous dessus. Ensuite, on verra.
Poseidon était déjà sur l’aile de l’avion. Claire était en train de monter, Ocelot aussi, mais il avait du mal.
- POSEIDOOON ! AIDE-MOI !
- This is your story, dit Poseidon, sa main en bandoulière. Euh, non, excuse-moi. Bien sûr que je vais t’aider ! Oups excuse-moi, j’ai mis mon pied sur ta main par mégarde ! Mais ne te tiens pas qu’avec ton petit doigt, pauvre idiot, tu vas tomber !
- Roooh, tu es exaspérant, Poseidon, dit Claire. Laisse-moi faire !
Elle prit dans ses mains celles de Ocelot, prit Ocelot sur le dos et l’amena au centre de l’aile.
- Wouah, Claire, quelle force ! s’exclama Poseidon.
- Et tu n’as pas tout vu ! répondit-elle.
Elle mit ses ongles dans la fissure entre la fenêtre et l’avion, et l’arracha avec son ongle du petit doigt.
- Tu vas nous être d’une grande utilité pendant le voyage, je crois, lui dit Poseidon.
- Passe dans l’avion, Poseidon, au lieu de bavarder.
Poseidon se hissa dans l’avion, la tête, les épaules ( « Oulà ça fait mal ! »), les jambes… et tout y est !
- A toi, Claire ! dit Poseidon.
Claire entra dans l’avion sans problème.
- A ton tour, Ocelot ! dit Claire.
Ocelot essaya d’entrer, mais resta coincé à la hauteur des épaules.
- Boarf, c’est pas grave, dit Poseidon. On avait pas vraiment besoin de toi.
Une hôtesse de l’air passa à côté d’eux.
- Excuse-moi, mademoiselle. Un clandestin s’est invité dans l’avion, pourriez-vous nous en débarrasser ? dit Poseidon en montrant Ocelot du doigt.
- Bien sûr, répondit la femme.
Elle prit les deux bras d’Ocelot, le tira, le tira avec tant de force qu’il s’écrasa sur Claire et Poseidon.
- Allez, hop, à la soute ! s’écria la femme.
- Ouf, merci bien, dit Poseidon, sans scrupule.
Et le voyage parut très vite, Ocelot était parti. Puis, m’arrivée étant proche…
- Tiens, je ne savais pas qu’il y avait Big Ben en Australie, s’étonna Poseidon.
Puis une voix féminine dans un interphone dit : « Vous êtes bien arrivés à Londres. »
- Londres ? répétèrent Claire et Poseidon.
- Ah, tu vois, tu aimes bien l’écriture en italique ! s’écria Claire, en triomphe.
- Je le fais parce que j’avais déjà un point d’avance sur toi, répondit Poseidon, sur un ton de défi. Mais là n’est pas la question, nous sommes dans l’avion qui va aux Etats-Unis, nous irons donc chercher Ken. Je me demande où sont les autres…
- Allez viens, Poseidon, s’impatienta Claire. Allons chercher Ocelot et on sort de l’avion.