Prison de verre.
Inutile.
Le constat est là, blessant mais criant de vérité. Je suis ce que l´on peut considérer de "marginal", en dehors de la norme imposée par la société des Hommes et de ce fait, inutile à celle-ci.
Cette société a de bon de nous rendre plus forts, plus compétitifs. L´espèce humaine a su s´épanouir d´une façon exceptionnelle, défiant tous les problèmes et s´organisant à merveille. Quand on y regarde de plus près, c´est même tout simplement spectaculaire d´efficacité.
Ne devrions-nous pas être heureux alors et accepter notre sort ? Oui... et non. Cette performance a un prix, celui d´une sélection ardue, compétitive. Homo lupus est. Chaque individu est le rival potentiel de son voisin, car il n´y a guère de place pour tout le monde, et seuls les plus motivés/méritants auront accès à la consécration : trouver sa place dans ce gigantesque micmac.
Nous sommes nés dans cette société de surconsommation, et y avons pris goût. Pourtant, certains d´entre nous n´ont malheureusement pas le profil pour en faire partie (ouf, ils ne sont qu´une minorité !) . Feignant et honnête -un des pires combo qui soit peut-être, je suis de ceux-là.
Que faire dans ce cas ? Peut-on vivre en dehors du système ? Certains s´y essaient. Illusion. Nous sommes des prisonniers cherchant à s´évader, sans échappatoire, des drogués sans came, se retournant la tête pour accéder à la substance interdite, sans aucun moyen ni solution.
Qui peut-on blâmer pour ceci ? Personne. Ce n´est que la sélection naturelle qui s´applique ici. Elle régit la vie comme on la connaît et est garante de l’évolution des espèces, sa nécessité ne fait aucun doute.
Cogito ergo sum ? Haha. A d´autres. On existe seulement si on est utile, et toute chose qui ne l’est pas est amenée à disparaître.
Heureusement pour moi, tout n´es pas perdu. Même si le coeur bien souvent n´y est plus, il y a quelque chose qui me pousse à m´accrocher encore et encore à cette idée d´un jour pouvoir trouver ma place. Enfin quelque chose... quelqu´un plutôt. C´est ´Elle´. Mon ambition. Mon désir. Ma vie.