Il est que sur le blog mais je vais le mettre ici alors.
Disons que la nuit ou je l´ai écris j´étais pas mal dans cet état d´esprit oui.
Elle
Ya un truc qui cloche chez moi. Je pense tout le temps à elle. J´ai beau savoir qu´elle ne veut pas de moi, qu´elle ne voudra même jamais de moi, assurément, j´ai quand même envie de croire que ça reste possible, jouable. À chaque veste je redouble d´effort. Suis-je complètement débile ( ça y ressemble en tout cas ) ? Ou simplement masochiste ( oui car ça fait assez mal tout de même ) ? Je me le demande. J´ai du mal à choisir entre les deux.
Je ne pensais jamais en arriver là, ma timidité m´ayant toujours empeché de tenter quoique ce soit sans que ça soit joué d´avance. Pourtant j´y suis. Et je continue. Est-ce la le véritable amour ? Celui qui désoriente nos sens et nous pousse à faire des choses pourtant contre nature ? Est-ce que tous les êtres humains marchent de la même façon ? Passant des heures et des heures à se torturer soi même ?
Je ne sais pas. Je ne crois pas.
J´ai passé ma soirée à regarder des gens s´amuser. Il yavait de la musique, à boire, des filles... Qu´est ce qui m´empechait de m´amuser comme tous ceux que j´ai regardé ? Suis-je un être à part ? Peut être. Peut être pas après tout. Peut être que dans notre solitude et notre miséricorde nous ne voyons que ce à quoi nous aspirons. J´ai envie de faire la fête mais je suis seul, donc la seule chose que mon esprit capte serait des gens qui s´amusent, rient ensemble ? Des gens qui auraient leur " elle" auprès d´eux ?
Se puisse-t-il que nous soyons si masochiste que ça ? Car des gens seuls et tristes il devait y en avoir aussi. Sommes nous si sournois et sadiques avec nous même au point de ne voir que ce qui nous fait mal ? Ou est-ce seulement moi qui fonctionne de la sorte ?
Cela parait pourtant si simple de prendre un verre, lever son cul et aller s´amuser parmis les autres. Se pourrait-il que je me plaise dans la solitude ? Que je reste à l´écart dans le seul but de pouvoir ensuite me plaindre de ma condition, de me sentir lésé, d´avoir l´impression que tout ça me tombe dessus sans que je ne puisse rien y faire, d´avoir une excuse finalement ? Est-ce la le stade ultime de ma fainéantise, qui me pousserait à me faire croire à moi même que l´effort serait inutile, que le destin seul est responsable de mon malheur ?
Je ne sais pas. Ca serait trop bête. J´écris... J´écris et je ne sais toujours pas. À quoi bon écrire alors ? Se puisse-t-il que cela aussi fasse parti du subterfuge ? Extériorisation illusoire de ma peine, pour mieux l´accepter ensuite et continuer ainsi ?
Je ne sais pas. Je ne sais toujours pas... Il ya une seule chose dont je sois sûr au fond de moi. Cette chose même qui résoudrait tout le problème en fait.
J´ai seulement besoin d´elle.