C'est vrai que dans ME 1 et 2, c'est presque plus "fun" de jouer pragma au final (laisser le "Dieu biotique volus" attaquer, balancer le mercenaire par la fenêtre, frapper cette saleté de journaliste, et j'en passe) à l'exception de quelques situations qui ont déjà plus d'impact personnel, comme la reine Rachni ou la fin du projet Suprématie (où je me suis mordu les lèvres au moment de tuer la reine ou de laisser David à son taré de frère scientifique), mais c'est vraiment dans ce troisième opus qu'on en prend plein la gueule si on joue full pragma....
Et encore, grâce à la Réputation, on peut se permettre de faire quelques actes conciliants sans se retrouver avec une option grisée parce qu'on a pas assez de pragmatisme, mais y a un paquet d'événements qui nous remettent à notre place.
La prière de Kolyat qui dit "Pardonnez-le, car son coeur est pur, mais empli de méchanceté, et de doute", avec mon Shepard qui lui dit naïvement que Thane est mort héroïquement, et qu'il ne comprend donc pas cette prière, et le Drell qui lui répond "Cette prière n'était pas pour lui. Elle était pour vous", ça a aussi le don de nous rebalancer dans la réalité de notre alignement.
Pour tout dire, ça fait deux jours que j'ai fini Mass Effect 3 après m'être englouti la trilogie d'un seul coup, donc moi qui me disait "allez, je joue Pragmatique, ça doit être assez classe, comme le côté obscur dans The Old Republic", ça fait tout drôle, mais bordel, c'était peut-être des claques dans la gueule à chaque mort ou dialogue profond, mais ça rendait le tout encore meilleur
Fin bon, y a pas eu que des mauvais moments.
Ce qui m'a tué, c'est que dans Mass Effect, à chaque fois je faisais mon rapport au conseil, et je me déconnectais dès que le turien commençait à me gonfler, et dans ME 3, j'ai Joker qui m'envoie un "Je regrette un peu de plus devoir faire des rapports, vous savez, quand on contactait le Conseil pour mieux leur raccrocher au nez, c'était le bon temps", j'étais plié 