Moi, je pense que comme c´est une fiction, tu devrais encore plus en rajouter, histoire de faire pâlir les lecteurs.
Exemple: Pau-Strasbourg
" Je commence le match titulaire, j´enchaîne 12 points dans les six premières minutes, j´été en feu. Mais l´autre équipe a compris que la menace venait de moi. Ils ont alors fait rentrer une remplaçant à la place de leur arrière titulaire, avec pour mission de me chauffer grave.
Comme j´ai le sang chaud, arriva ce qui arriva. Après un début de bagarre général évité de justesse -avec des spectateurs descendus sur le parquet en nous vidant leur verre de Gatorade sur le coin de la gueule- j´écopé de ma quatrième faute, alors que le premier quart temps n´était pas encore fini. Le coach, avec une moue dépité, a choisi l´option de me remplacer par l´autre branleur -j´ai oublié son nom, désolé.
Bref, des fourmis dans les jambes, et une envie de tanner l´arbitre, le coach et l´arrière remplaçant adverse, je m´asseois sur le banc malgré moi.
La suite fût un cauchemard, digne de Loft Story 4 ou d´une nouvelle émission de Christine Bravo. Mon remplaçant -je vais l´appeler Tony, finalement- prenait les trois quarts des shoots, et en ratait le même pourcentage. Notre pivot de 2M 21, mal remis de sa blessure, et après un attentat commis par l´ailier adverse, non sanctionné par les arbitres, se froissaient les ligaments externes et internes de sa cheville droite. Bilan: 16 mois d´indisponibilités.
L´autre équipe commenceait à recroire à son étoile. Mené de 24 points après le premier quart temps -lorsque j´étais sur le terrain- ils sont revenus à hauteur, puis nous ont dépassés, àla faveur de nombreux lancers-francs non justifiés. Et pour couronner le tout, notre coach se fait exclure après être rentré sur le terrain, dans un accés de rage -c´est le cousin de Gerg Popovich- et après avoir craché sur les deux arbitres -c´est aussi le cousin germain de Barthez. Les arbitres décident alors de donner 9 lancers-francs pour cette faute technique. L´arrière remplaçant, qui shoote, en réussit 7, ce qui leur fait une avance de 38 points, à moins de 7 minutes de la fin du match.
Le coach n´étant plus là, je prends les choses en main, en tant que capitaine. Je sors mon remplaçant, et je re-rentre sur le terrain. Je force notre pivot, malgré sa blessure, à rejouer pour contenir le jeu à l´intérieur.
En moins de 5 minutes, on leur inflige un 32-6, grâce à une adresse diabolique à 3 points. Je prends peu de shoot, me contentant de 8 passes, 6 rebonds et 6 points ( 2/2 à 3 points). J´en profite au passage pour me faire vengeance tout seul, et j´assène, dans le dos de l´arbitre, un coup de boule monumentale à Arsène -le joueur adverse qui n´arrêtait pas de m´enbêter. En dépis de la contestation des 43000 spectateurs présent, les arbitres complétement dépassés par les événemnts, décident de fermer les yeux. Comme Arsène, d´ailleurs, mais pas pour la même raison.
Pour revenir au match, on est à -12, et il reste 2 minutes et 08 secondes pour égaliser. Je prends un temps mort, et je motive mes gars, qui sont comme des morts-vivants morts de faim.
Dès la remise en jeu, ils appliquent une tactique simple qui laisse leur pivot tout seul, grâce à deux écrans parfaitement réussis. Notre pivot -qui joue sur une cheville, je le rapelle- est à la rue. Je délaisse alors mon gars, et au monment où leur pivot veut dunker, je sors un contre de mammouth, qui envoit le ballon frôler le panneau de score du plafond, puis redescendre, comme par miracle... dans le cercle adverse, pile au milieu. Ce petit élément de chance supplémentaire nous donne encore plus confiance, et l´équipe adverse commence à douter. Sur la remise en jeu, j´intercepte la brique qu´ils s´étaient envoyés, et j´allume la salle avec un alley-oop de folie, pour notre pivot, bien entendu, qui décolle de son seul pied valide et qui nous colle un dunk qui casse le panneau. Nous voilà à -7.
Pendant le changement de panneau, je laisse les gars s´auto-gérer, et j´en profite pour accoster une pom-pom-girl, Cindy, ma futur femme. Mais chut, je ne vais pas tout vous dévoiler. Le match reprends après une interruption de 1 heure et 13 minutes. Notre pivot en a profité pour se faire opérer à l´hôpital, et même s´il est encore dans le coltard, il peux jouer.
La minute suivante voit les arbitres siffler trois fautes contres nous. Heureusement, Pau loupe 3 des 6 lancers-francs, et nous -enfin moi- on marque 8 points ( deux trois points et un deux points). Si vous avez suivi, et si je ne me suis pas trompé, nous voilà revenu à deux points.
Il reste moins de 27 secondes à jouer, et leur coach leur geule de jouer la montre et de laisser couler le temps avant de prendre le shoot. Ils prennent le shoot à 6 secondes de la fin, mais le ballon fait le tour du cercle et ressort. Notre pivot, dans un dernier effort, saute le plus haut et chope le rebond. Il me fait une petite passe avant de s´affaler sur le plancher et de se tordre l´autre cheville. Voyant que leur défense n´a pas eu le temps de se replacer, je ne prends pas de temps morts, et j´efface un joueur, puis un autre. J´ai alors 3 solutions, alors qu´il reste 2 secondes de jeu. Faire une passe à un partenaire, prendre le shoot à trois points, ou sprinter comme un dératé pour le lay-up. C´est cette dernière option que je choisi, et je fonce droit vers le panier. Je passe entre les jambes de leur pivot, j´enrhume leur ailier-fort, et je lance la balle alors qu´il reste moins de 3 dixième de temps de jeu. La balle monte, monte, évite un contre de justesse, mais reste coincé sur le haut du panneau. Heureusement, c´était celui qui avait été remplacé, donc il n´était pas complétement droit. Après des secondes qui m´ont semblés des leurres, la balle a recommencé à prendre de la vitesse, pour tomber à la verticale, pile dans le cercle. J´avais égalisé. Prolongations. On pouvait encore gagner le match et le championnat.
Mes stats du match, avant les prolongs:
28 points, 14 rebonds, 16 passes, 9 interceptions, 4 contres, 4 fautes en 13 minutes
Je suis passé près du quadruple-double, je suis dégoûté. Ce sera pour les prolongations, je parie."
Voilà, là, c´est vraiment irréel à 100% !