Voila diebIn essaye d´écrire un livre, lisez ces chapitres et commentez les, j´ai vu qu´il/elle les a poster sur le forum des livres. a vous de voir, moi j´accroche assez même si...
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DiebIn Posté le 06 mai 2004 à 21:19:31
si vous voulez y jeter une coup d´oeil, lui donner une note ( faites pas attention au fautes)...
DiebIn Posté le 06 mai 2004 à 21:22:41
Chapitre I :
Mickey fixa sa montre une seconde fois avant de cracher sa cigarette dans une benne à ordures. Il avait horreur de son boulot. Attendre dans une gare bondée un paquet à la main, rien de réjouissant. Certains auraient tout de suite adopté ce job, ne se fiant qu´au peu de compétences demandées -aussi bien mentales que physiques- et à leurs poches bourrées en fin de journée, mais pas lui. Mickey était un homme d´action, et il ne supportait ni les retards incessants de ses collègues, ni les fermetures imprévisibles de la gare. Tiiiiiiiiiiiiiiitttttttttttttttt ! ! !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Il s´assit sur un banc avant de tirer de son imperméable un portable noir aux touches fluorescentes qui avait entamé pour la sixième fois la célèbre habanera de l´opéra Carmen. Celui-ci affichait désormais un numéros inconnu. Mickey hésita, était-ce encore l´un de ces vendeurs d´alcool ou d´aspirateur? Il détestait être dérangé et ne désirait pas gaspiller un temps qui lui était si précieux à écouter leurs vantardises et les inombrables bienfaits de leurs produits. Mais, voyant -ou plutôt entendant- que l´interlocuteur insistait, Mickey se résigna à appuyer sur la touche écoute. S´il s´agissait d´un de ces " commerçant téléphonique" il n´aurait qu´à raccrocher, voilà tout.
- Hallo? Grézillla une voix à l´autre bout du fil. Ca commençait bien. Mickey détestait cette formule téléphonique stupide.
- Hallo? Mr Jim Colin?
Mickey fut soudainement pris de l´envie de raccrocher. Personne ne l´appelait Jim Colin. Dans son entourage, tout le monde l´appelait Mickey.
- Hallo? Qui est à l´appareil?
- Je crois que c´est une erreur de numéros, au revoir! Dit-il avant de raccrocher. Inutile de savoir à qui il avait eu affaire, ça ne l´interessait pas.
Mickey soupira et rabessa sa casquette sur son front. Cela faisait plus de trois heures qu´il attendait son collègue, mais bon sang qu´est-ce qu´il foutait? Et qu´est-ce que c´était que ce coup de fil? Une blague d´un de ses potes? Ils savaient tous qu´il avait horreur qu´on l´appelle par son prénom. Mickey leva les yeux et scruta l´énorme pendule de la gare. 3H56... Finalement, cet appel n´avait rien d´inquiètant. Sûrement un viel oncle ou un cousin éloigné qui aurait essayé de rétablir un contact... 3H57... Pourquoi se tracasser, on le rappelerait si c´était important... 3H58... Ou peut-être était-ce son boulot? Si c´était le cas il risquerait de se faire virer... Non, il aurait tout de suite reconnu le numéros : 06 / 22 / 44 / 44 / 44. 3H59... Mickey observa les allentours. Ici et là, des voyageurs se bousculaient sur le quai, chargés d´imposantes valises, se précipitant à grandes enjambées vers leurs trains. Il était facile de se perdre dans cet univers de tableaux horaires et d´escalator. Mickey soupira et jeta un bref coup d´oeil vers son mysterieux colis. De nombreuses fois il avait été tenté de l´ouvrir, de prendre connaissance de son contenu. Mais à quoi bon? Les nombreux avertissements qu´il recevait quotidiennement le soulignait bien : Il était surveillé, et s´il ouvrait l´un des paquets qu´on lui avait confié, il y aurait des représailles... 4H00...
FERMETURE DE LA GARE. A TOUS LES VOYAGEURS, VEULLIEZ QUITTER LE QUAI. FERMETURE DE LA GARE. A TOUS LES...
Mickey sortit son portable. Non mais qu´est-ce que c´était que ces conneries? Il ne laisserait pas filer sa paye comme ça! La régle était claire : il avait le droit à 1/5 de chaque revenu -s´il y en avait un- et il avait déjà attendu en vain 5 de ces collègues. Il voulait un motif convenable pour justifier leurs absences, ou alors un supplément d´argent suffisant pour tenir le coup. Mickey avait déjà commencé à taper le numéros de son bureau quand il se ravisa. Inutile de s´attirer des ennuis pour si peu. Après tout, le prochain serait peut-être présent... peut-être...
Mickey rangea son téléphone et marcha à pas lent vers la sortie. Il contempla une nouvelle fois son paquet. On disait souvent que la curiosité était un vilain défault, ce qui n´était pas totalement faux... Et s´il s´était souvent demandé ce qu´il transportait, il n´avait jamais osé le vérifier. Bon, d´accord il y avait des menaces au cas où il le ferait, mais il n´était pas dans un film. La contrebande et tout ça, les gens manipulés qui transportent drogues, cigares, alcools, bombes et flingues en tout genre sous la menace d´un patron dingue ça n´existe pas. Du moins, pas dans les grandes villes et surtout pas dans les gares bondées du matin au soir. Et comment ferait-on pour le surveiller avec toute cette foule? Il s´arrêta pour regarder autour de lui. C´était stupide mais bon... Mickey courru jusqu´aux WC ( d´accord, il y avait mieux comme planque ! ! !) et s´y enferma. Il fixa le paquet mystère pendant quelques centaines de secondes, s´interrogeant toujours sur ce qu´il pouvait contenir. Il glissa un doigt sous le noeud du précieux colis pour le défaire puis retira avec empressement le papier craft qui l´enveloppait tel un paquet cadeau...
DiebIn Posté le 06 mai 2004 à 21:23:15
Chapitre II :
Mickey observa la porte, le regard vague, toujours intrigué par sa découverte. L´horloge accrochée à l´unique fenêtre du café affichait désormais 8H45.
Il bâilla avant de s´asseoir sur un canapé vert fluo entièrement rongé par les mites. A la télé, un animateur commentait un match de foot que Mickey avait déjà dû voir une dizaine de fois ( encore une rediffusion!).
France contre Brésil. 1-1.
Certains clients au fond du bar s´exitaient, pariant sur un vainqueur en hurlant leur mise. 200 € pour une tête de Zidane, 330 sur la disqualification de Trezeguet, 152 pour 3 buts encaissés par Bartez.
Mickey esquissa un sourire. Il aurait volontiers parié une grosse somme sur les résultats du match qu´il avait déjà en mémoire mais non. Bien sûr, ce n´était pas par peur de prochains remords pour avoir duppé les rares acheteurs du " Friends-resto" -ça il s´en fichait- mais seulement parcqu´il avait d´autres choses à faire. Mickey aimait notamment observer les clients autours de lui, les critiquer.
Ah ouais, il adorait aussi foutre le bordel...
C´est vrai que dans le genre c´était le meilleur, que ce soit pour envoyer des virus par internet ou pour faire croire aux flics qu´il y avait eu un vol au bout de la rue.
En fait, Mickey aimait tous ce qui était illégal.
Oh, ce n´était jamais bien méchant. Après tout, est-ce que quelqu´un allait mourir juste parcqu´il y avait affiché sur l´écran de son ordinateur le message " Error : système endômagé -> virus! " suivit d´une page de chiffres bizzaroïdes qui s´étalaient de haut en bas sur l´écran et enfin par la coupure presque immédiate et irréversible de la machine ? Il en doutait...
Des hurlements le tirèrent de son demi-sommeil. Les clients du bar tapaient sur leur table, injuriant la demoiselle aux paupières rose fushia qui avait interrompu le match de foot pour dire à quel point elle était contente de sa nouvelle lotion pour cheveux. Mickey jeta un coup d´oeil à sa montre. 9H00.
Il aurait dû, par logique, se réjouir de sa prime.
Alors pourquoi n´était-ce pas le cas? Peut-être parce qu´il avait l´impression que son job le prenait pour un con...
Un courant d´air frais balaya la pièce. Il y avait à peine quelques heures qu´on la lui avait proposé contre son " silence". Un silence bien payé d´ailleurs...
Mickey ferma les yeux, essayant en vain de se détendre. Depuis qu´il avait pris connaissance du contenu de son paquet, il était sans arrêt envahis par le stress et la peur de se faire coffrer...
-"Vous avez le colis?" Mickey sursauta, il n´avait pas vu son client arriver. C´était un jeune homme d´environ 36 ans au physique d´athléte, un de ceux qu´on disait ironiquement " gonflé à la pompe à vélo". Il désigna l´objet d´un rapide coup de tête.
-"Payez d´abord."dit Mickey, encore sur le qui-vive. L´homme sortit un porte-feuille noir. D´après son volume, on pouvait laisser supposer que son propriètaire n´avait pas de problème d´argent... Celui-ci retira quatre billet de 500 € que Mickey analysa longuement avant de lui céder le précieux paquet.
L´homme repartit avec empressement, laissant Mickey seul à ses pensées... des pensées assez floues, car il était épuisé et las de ces incessants allés et retours...
( pas finis)