Je trouve tes propos contradictoires Krys29.
Tu as frôlé la mort, et tu semble regretter de ne pas l´être, car tu as commencé à " ressentir des trucs", comme la femme dans l´expérience que tu décris. Alors pourquoi ne pas quitter la vie tout de suite ? Si tu continue à vivre, c´est bien qu´au fond de ton esprit une partie encore doute qu´il y a " quelque chose après". C´est le côté le plus désespéré, celui qui dit " et si après tout il n´y a plus rien après la vie?"
Pour l´expérience de la patiente " réellement morte", je rapelle qu´un seul fait ne garanti pas qu´il va toujours ce reproduire, et qu´un " vrai" scientifique doit pouvoir renouveller une expérience avant de formuler des hypothèses.
Et puis les instruments peuvent-ils vraiment déceler qu´aucune transmission ne se produit dans le cerveau? Pour une opération du coeur, on ne passe pas une IRM du cerveau. Donc il est très possibles que certains réseaux aient continué à fonctionner.
Je pense que toutes les expériences décrites sont éprouvées par des personnes " à la limite de la vie" ( même dans l´exprience de la femme), mais toujours du bon côté. Si on est vraiment mort, il n´y a pas de retour possible. On ne connait encore presque rien du fonctionnement intime du cerveau, et on ne peut pas encore trancher entre ma version et la tienne. Ce sont juste deux hypothèses qu´il convient d´explorer pour déterminer laquelle est la bonne.
Nous ne pouvons dissocier le corps de l´esprit, car notre cerveau est connecté au corps. C´est par lui qu´on éprouve les sensations. Si on n´avait aucun de nos 5 sens, on ne pourrait jamais penser, car on ne pourrait jamais rien éprouver. C´est parce que notre corps nous fait prendre conscience du monde, parce qu´on peut grâce à lui échanger des sensations, communiquer, que l´homme à pu évoluer ( avec les mains notamment). Concevoir l´esprit sans le corps me parait ( mais c´est moi que çà concerne!) difficile à admettre. L´esprit tout seul n´éprouve plus de sensation, car le corps ne lui transmet plus rien.
Et puis à propos de Dieu et de la sauvegarde de la vie. Croire en Dieu c´est croire justement en une vie après la mort, thèse que tu défends avec brio! Et tu dis que la vision judéo-chrétienne fait du mal au monde ? ??
L´important pour moi c´est de sauvegarder la vie, pas ma vie.
Je pense que la vision du Paradis est effectivement un leurre. Je ne vis pas dans l´espoir de gagner la félicité éternelle ou un " monde meilleur", hypothétique. Mais j´aimerai qu´un jour " de la vie" puisse être sûre d´exister à jamais. Même, moi, simple être humain qui ne parvient pas à trouver des réponses aux questions qu´il se pose, j´ai conscience de la valeur de la vie, et que d´autres êtres dans le futur pourront l´apprécier et la défendre encore mieux que moi.
Et puis si la vie après la mort de la façon dont tu en parle existe, alors pourquoi foudrait-il qu´on en soit les seuls bénéficiaires, nous et les êtres du passé? Pourquoi d´autres êtres vivants du futur seraient condamné à ne pas vivre et vivre après la mort, parce que toute la vie aurai disparu? Si la terre explose demain, les êtres qui allaient naître dans deux ans ne sortiront jamais du néant. Es-ce juste?
Pour l´attitude face aux morts, je peux me dire que de toute façon moi aussi je le serai, il n´y a pas à être triste ou joyeux. Leur vie pour leur propre plaisir n´a servi à rien, comme la mienne pour mon propre plaisir.