Une opinion commune peut être vraie ou fausse. Nous avons vu qu'avec une opinion vraie, on sait, mais on ne sait pas ce que l'on sait. À l'inverse, une opinion fausse montre clairement que l'on ne sait pas ce que l'on ne sait pas.
Mais si une opinion que l'on pensait vraie nous apparaît soudainement fausse, peut-on savoir sans vraiment savoir qu'on sait qu'on ne sait pas qu'on ne sait pas et, dans le cas contraire, est-il possible de ne pas savoir qu'on ne sait pas qu'on sait sans réellement savoir qu'on le sait ?
Qu'on sache ou qu'on ne sache pas, nous possèdons tous ce savoir, qui ne demande qu'à nous faire savoir que quelque part dans notre subconscient on sait qu'on ne sait pas, et ce manque cruel de savoir ne peut-il alors pas nous pousser à savoir, car qui ne recherche pas à savoir ne saura jamais rien et restera le pire des imbéciles, pour nous permettre de savoir en sachant ce que l'on sait et en sachant désormais qu'on ne savait pas mais qu'on sait dorénavant que cette absence de savoir qui fait qu'aujourd'hui on sait, nous entraînant vers une pensée véritable et personnelle ?