bon, voici le dernier chapitre. j´espère que vous aurez apprécié mon histoire. En l´écrivant, j´ai voulu rejeter l´idée de la fin tragique et montrer comment je préférais interprété la fin du magnifique jeu qu´est Ico
Ils chevauchèrent longtemps, et toujours droit devant eux, suivant l’astre solaire. De temps en temps, ils s’arrêtaient pour étirer leurs muscles courbaturé, puis ils repartaient. Ils ne s’arrêtèrent que lorsque la lune remplaça le soleil au milieu d’un ciel parsemé d’étoiles. Ico aida Yorda à descendre du cheval, la soutenant afin qu’elle ne se blesse pas. Ils attacha le cheval à la branche d’un arbre. Puis il emmena la jeune fille sous le couvert d’arbres plus touffu. Elle était si belle, la lune se reflétant sur sa peau laiteuse. Elle semblait briller. Elle remarqua que le garçon la regardait. Elle lui sourit. De ce sourire si beau et si pur qui était le sien. De ce sourire qui tentait d’exprimer un sentiment qu’elle même ne comprenait pas. Et Ico lui rendit son sourire. Un sourire qui lui aussi voulait dire « je t’aime » sans qu’aucun d’eux n’en soit conscient. Une fois la jeune fille installée, Ico partit chercher, non sans angoisse de ne plus la retrouver à son retour, de quoi manger. Il trouva quelques fruits dans la nature généreuse qui l’entourait. Quand il revînt, il trouva Yorda en train d’essayer d’attraper un oiseau, mais celui-ci s’envolait systématiquement à son approche. En voyant cela, Ico se mit à rire. D’un rire naturel et joyeux comme il n’en avait pas eu depuis bien longtemps. Depuis sa naissance, sa vie avait été tout sauf joyeuse. Il avait été rejeté à cause de ses cornes. A cause de sa Malédiction. Il n’avait jamais eu d’amis, et c’était tout juste si ses parents ne le rejetaient pas ouvertement. Puis, quand le jour fût arriver, des hommes du village l’emmenèrent dans la Forteresse afin de sauver leur village. On agissait comme cela depuis toujours. Une vieille légende racontait qu’un jour, une femme chercha refuge dans un petit village. Elle avait elle un enfant portant des cornes. Cela intrigua les gens du village, mais la femme et l’enfant furent accepté par tous. Puis un jour, une femme qui semblait faite de ténèbres se présenta. Elle voulait qu’on lui donne l’enfant pour qu’elle l’emmène dans sa Forteresse. La femme refusa. Elle ne voulait pas abandonner cet enfant qui lui était plus cher que tout. Devant sa résistance, la Sorcière de ténèbres détruisit tout le village, ne laissant en vie qu’une poignée de personnes. Et avant de partir avec l’enfant, elle dit aux survivants :
_Désormais, ma Malédiction plane sur vous. Quand un enfant à cornes naîtra, vous devrez me le livrer, ou tout ce qui vous est précieux finira comme ce village.
Depuis, chaque fois que la Malédiction s’emparait d’un enfant, on le livrait à la Sorcière, et on l’enfermait pour l’éternité. Ico, lui avait pu s’échapper. Et il avait rencontrer Yorda. Il l’avait aidée à s’enfuir. Puis il avait combattu la Sorcière. Et il avait cru la perdre. Enfin, ils s’étaient retrouvés sur cette plage. Et après avoir rencontrer, puis perdu l’homme et sa compagne, il avaient galopés. Maintenant, ils étaient seuls. Mais rien ne les empêcheraient d’être ensemble. Ils ne se quitteraient jamais. Ico s’approcha de Yorda et pris sa main. Sa petite main à la peau douce. Il ne savait pas exactement ce qu’il ressentait pour elle, mais ce sentiment l’envahissait avec force dès qu’il posait les yeux sur elle. Il posa son autre main sur la joue de la jeune fille. Elle le regarda avec étonnement, se demandant ce qu’elle devait faire. Elle baisa la tête, une légère rougeur, presque imperceptible, apparu sur ses joues blanches. Ico releva doucement son visage, puis il s’approcha. Il déposa un léger baiser sur se joue. Il était heureux. Enfin. Après tant d’épreuve, il était toujours à ses côtés. Yorda caressa la joue du garçon, puis, ils se couchèrent, dormant l’un contre l’autre. Désormais, ils seraient heureux. Heureux ensemble. Et un jour, ce sentiment si étrange et fort qu’ils ne parvenaient pas à exprimer deviendrait une évidence. Alors, ils connaîtraient le véritable bonheur. Ils s’endormirent sur ces pensées, leur seul souhait étant de toujours rester avec l’autre.
EPILOGUE : Ils avaient chevaucher durant plusieurs jours, ne sachant où aller. Et enfin, ils avaient trouver. Il avaient enfin trouver où être heureux ensembles. Alors que le soleil se couchait, teintant le ciel de rouge, et qu’ils cherchaient un endroit pour dormir, il l’avaient vu. C’était une sorte d’abris en pierre. Il semblait en assez bon état. Et il était abandonné. Il s’y installèrent donc. Une rivière coulait non loin de la maison, et la nourriture ne serait pas un problème. Ico trouverait toujours des fruits ou de petits animaux à chasser. Ils en étaient sur, ils avaient enfin trouver cet endroit où ils seraient heureux.
Ico avait grandi. Plusieurs années s’étaient écoulées depuis leur arrivée dans cette maison qui semblait les attendre. Il dépassait maintenant Yorda d’une tête. La jeune fille, elle, ne semblait pas avoir changer. Elle était toujours la même. Et elle était toujours aussi belle. Et ce sentiment si fort existait toujours entre eux. Mais Ico avait enfin compris ce qu’était se sentiment. Un matin, alors que le soleil se levait et que Yorda baignait dans la lumière, il l’avait embrassée. Et là, ils avaient compris. Compris qu’ils s’aimaient. Et qu’ils s’aimeraient toujours.