Et voici la suite!!! dites moi si je n´attends pas assez pour poster la suite. je vais peut-être un peu vite...
Plusieurs jours étaient maintenant passés depuis leur installation définitive chez « Eux ». Ico et Yorda se sentaient de plus en plus proches au fil des jours. Ils ne se quittaient pas d’un pouce. Ils ne se lâchaient la main qu’en de rares occasions. Yorda semblait rayonner de joie. Et elle n’en était que plus belle. Ico, lui, était plus heureux que jamais. Il avait enfin trouvé quelqu’un qui l’acceptait malgré sa Malédiction. Il avait trouvé un toit. Une famille. Et il était avec Elle.
Ce matin là, Ico fut réveillé par une Yorda surexcitée. Elle le secouait, l’appelait et tirait sur ses draps pour le réveillé plus vite. Ico dormait dans un lit étroit, placé à coté de celui de Yorda. L’homme avait dût se résoudre à les laissés dormir dans la même chambre. En effet, quand ce n’était pas Ico qui se levait pendant la nuit pour venir dormir au pied du lit de Yorda, c’était elle qui s levait pour aller retrouver le garçon. Ils avaient besoin d’être ensemble. De sentir la présence de l’autre. Alors, pour éviter toute promenade nocturne, ils dormaient à présent dans la même chambre.
Ico entrouvrit les yeux, se demandant qui pouvait bien le secouer comme ça à cette heure si. Il se leva, puis se laissa entraîner par la jeune fille. Il faisait sombre dans la petite maison. Le garçon en déduit qu’il faisait encore nuit. L’esprit embrumé, avança à la suite de la jeune fille. Elle l’amena à l’extérieur. La lune, ronde et aussi pâle que la peau de Yorda, était en partit masquée par d’épais nuages noirs. Le vent soufflait de plus en plus fort, comme s’il cherchait à déraciner les montagnes. Yorda fixait le ciel anxieusement, ses cheveux et sa robe flottants dans le vent. Une tempête se préparait. Une tempête d’une violence extrême. Ico ne savait pas comment, mais Yorda l’avait sentie. Il fallait agir vite. Il se précipita dans la ferme pour réveiller l’homme et sa compagne. L’agitation s’empara alors de la ferme. Chacun s’affairait afin de se préparer au mieux à la tempête qui s’annonçait. Il y avait une multitude de choses à faire. Il fallait bloquer les volets, attacher tout ce qui risquait d’être emporter, rentrer les quelques bêtes que possédait le couple et vérifier que rien ne traînait dehors. Ico aidait autant qu’il le pouvait, mais ses mouvements étaient gênés par Yorda qui le suivait partout où il allait en lui tenant la main. Les premières gouttes de pluie commençaient à tomber. En un instant, une forte averse balaya la ferme, puis des trombes d’eau s’abattirent sur eux. Des éclairs zébraient le ciel nocturne. Toujours plus nombreux. Toujours plus près. Ils éclairaient par intermittence la petite maison. Il restait encore beaucoup de choses à faire, mais la tempête s’acharnait sur eux. L’homme tentait de renforcer les volets afin qu’ils ne cèdent pas sous la puissance du vent. La femme, quant à elle, s’occuper de rentrer les quelques moutons et le cheval qu’ils possédaient. Ico faisait son possible pour réunir tout ce qui pouvait bien traîner pour éviter que quelque chose soit emporter. Ils étaient à présent trempés. Le vent hurlait à leurs oreilles. Et l’orage se rapprochait. Toujours plus près. Inexorablement. Le garçon regarda Yorda. Elle le suivait toujours. Ses cheveux fins collaient sur sa peau mouillée et sa robe était trempée, laissant apparaître les courbes gracieuses de son corps. Ico la trouvait si belle… Mais il n’avait pas le temps de s’extasier. L’homme et la femme rentraient à l’intérieur de la ferme. Ico et Yorda s’apprêtaient à les suivre, quand tout à coup, le tonnerre retentit puissamment, faisant trembler le sol et les murs fragiles de la ferme. Puis une sorte de cri retendit, résonnant dans l’air. C’était le cheval qui, paniqué par l’orage, c’était échappé. Il ne savait que faire, perdu dans la puissance des éléments qui se déchaînés. Ico voulut lâcher Yorda, puis faire demi-tour pour tenter de le rattraper. Mais elle refusa de lâcher sa main. Elle voulait le suivre, où qu’il aille. N’importe où. Ico hésita, puis il se mit finalement à courir derrière le cheval, entraînant la jeune fille derrière lui. « Eux » les appelaient. Ils leurs disaient de revenir. Mais le son de leur voix était couvert par le bruit de tonnerre, du vent, et de la pluie diluvienne que crachait le ciel. Le cheval partait en direction de la forêt. Ico tenta de le suivre. Lui et Yorda lui coururent longtemps après. Mais il le perdirent de vue. Ce n’était plus la peine de le cherché. Il fallait retourner à la ferme pour se mettre à l’abri. Mais dans quelle direction était la ferme ? Il n’en avait aucune idée. Ils étaient perdus. Il regarda Yorda, ne sachant que faire. Il fallait qu’il se décide et vite. Ils étaient trempés. Et la grêle commençait à tomber. Les arbres les protégés partiellement, mais ce n’était pas suffisant. Ils cherchaient désespérément un abri. Enfin, il trouvèrent une sorte butte sous laquelle il était possible de s’abriter. Ils s’y glissèrent et se blottirent l’un contre l’autre, tant pour se réchauffer que pour se rassurer. Yorda tremblait dans les bras du garçon. Elle se blottit contre sa poitrine. Et elle attendit. Elle attendit que le sommeil vienne. Que la tempête cesse. Que le soleil revienne. Et lui aussi attendit. Quand les deux jeunes gens ouvrirent les yeux, le soleil brillait dans le ciel. La tempête était passée. Et le calme était revenu. Ils sortirent de leur abri Ico étira son dos courbaturé. Il avait dormi dans une position inconfortable, recroqueviller dans un coin pour laisser plus de place à la jeune fille. Il regarda autour de lui. Durant la nuit, il se croyait égaré dans les bois, mais maintenant qu’il faisait jour, il pouvait retrouver son chemin.
Ils marchèrent donc, se tenant toujours par la main, sur le sol détrempé et boueux. Et ils finirent par apercevoir la ferme. Leur maison. Mais quelque chose clochait. Ils ne voyaient qu’en partie la maison, celle-ci étant cachée par les derniers arbres de la forêt. Un mauvais pressentiment envahit le garçon. Ils avancèrent encore un peu. Et là, l’horreur les frappa. Un des grands arbres qui se trouvaient non loin de là, déraciné par la puissance du vent, c’était écrasé. Et pas n’importe où. En plein sur la petite ferme. Là où Ico et Yorda avaient vu l’homme et sa compagne pour la dernière fois.