En voici encore une:
Ode à Cassandre
Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avait déclose
Sa robe de pourpre au soleil
A point perdu cette vesprée
Les plis de sa robe pourprée
Et son teint au vôtre pareil
Las, voyez comme en peu d´espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las, las, ses beautées laissés choir
Ô, vraiment, marâtre nature
Puisqu´une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir
Donc, si vous me croyez, mignonne
Tandis que votre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez votre jeunesse
Ou comme a cette fleur la vieillesse
Fera ternir votre beauté.