Melvin soupira, puis s´asseya contre un mur, froid. Il avait le dos endolori, les jambes le lançaient, des courbatures. mais quelle heure pouvait-il être, il se sentait fatigué, avait la tête dans le brouillard... il avait dû dormir longtemps, en croire son visage mal rasé. peut être une journée, et demi tout au plus. Il tourna son regard vers Maylis.
"- tu sais maylis, je pense que cela fait un petit temps que nous sommes ici... regarde moi, je suis mal rasé, ça aurait pas eu le temps de pousser en quelques heures.
Maylis soupira, elle aussi, ils étaient tous comment dire... fatigué, ayant plus ou moins le cafard, ils étaient comme un lendemain de cuite.
- Oui, je sais Mel, je pense qu´on nous à drogués puis amenés ici.
Norenji s´avança lui aussi tant bien que mal, et dit d´une voix rauque.
- Alors les tourtereaux! on va faire uoi maint´nant!
- que veux-tu qu´on fasse Nono,t´as vu les murs? ils ont au moins 1 mètres d´epaisseurs, on est tout simplement dans une sacrée merde mon pote!"
C´est alors que la porte s´ouvrit, et qu´un petit mage noir entra dans la pièce, tout en se dandinant.
Il leur expliqua vite fait bien fait qu´ils allaient mourir, que son papa laisserait pas les humains détruire le monde, et que zêtes tous des méchants.
Il partit aussi sec qu´il était rentré, laissant derrière lui des visages inquiêts, et surpris. Ils n´avaient sans doûte pas tout compris, de quoi parlait ce petit mage?
Les écoles universitaires ne prenaient évidemment pas le soin d´expliquer le but véritable des missions aux élèves, agissant dans un système proche d´une lobotomisation. Les élèves n´étaient-ils pas les meilleurs soldats qu´ils pouvaient avoir? Toujours vouloir faire au mieux, ne pas poser de questions, bien dociles bien nourris, les élèves oeuvraient contre ce groupe de "terroristes" comme ils étaient communément appelés durant chaque briefings, sans connaitre les occupations de ceux-ci, de bons moutons de panurge. Et les "militants" qui se battaient idiotement contre les humains faisant de chaque chose une généralitée, ce ui est pourtant bien propre aux humains, ne faisaient eux non plus aucun bien à la nature... triste monde.
Melvin se remit à parler avec maylis, tout bas, pendant que les autres faisaient une partie de solitaire.
"- Eyh, chuchota Melvin à l´oreille de Maylis, je... tu crois que... hum, c´est un peu délicat à expliquer.
Maylis se mit à sourir, le regardant droit dans les yeux, voulant le manger du regard comme un de ces gros gâteau à la crème que sa mémé lui faisait tant, autrefois.
- Dis moi Melvin!
- Bhein, aprés nôtre conversation d´hier soir, je ne savais s´il fallait que je te le dise ou non, je... ha, je ne sais pas si je devrais...
Maylis s´écria.
- Si tu le dois! moi aussi je t´aime!
Et elle sauta au cou de melvin, l´embrassant langoureusement et l´enlaçant luxurieusement.
- Eyh mais tu fais quoi!
s´écria Melvin à la fois surpris et gêné.
- mais, que se passe t-il, lui répondit méchamment Maylis, vexée, j´avais cru comprendre que... tu m´aimes, non?
- Mais je ne voulais pas dire ça, je te parle d´autre chose Maylis, lança t-il dans un râlement d´exasperation et d´énervement.
- Ha, alors tu ne m´aimes pas, répondit Maylis dont la voix maintenant se rapprochait au murmure d´un oiseau, les larmes aux yeux.
- Non, ce n´est pas ça, je... je ne veux pas aller trop vite, j´ai besoin de temps, j´ai l´habitude d´être seul...
Maylis ne répondit rien.
- Je... Je ne suis pas indifférent, mais j´ai besoin d´un peu de temps, sois gentille.
Un demi sourire apparu sur le visage de Maylis en même temps heureuse et déçue."
Le temps pressait, ils ne savaient pas réellement ce qu´il allait advenir d´eux, ni où ils étaient. Melvin se depêcha donc d´expliquer ce qu´il essayait de dire à Maylis, en outre qu´il possedait une chimère.
" Mais... mais ce n´est pas possible mel! Il n´y à plus d´invoqueurs depuis longtemps! s´écria t-elle, surprise, excitée, mais assez sceptique.
- Et c´est pourtant la vérité Maylis, et je peux te le montrer! Je pensais demander à Ifrit de nous faire sortir d´ici, je sais pas, il pourrait tout casser.