Bande de mauvaises langues
. J´ai fait un effort surhumain, et donc vla la suite. na!
- Le pardon Bloumécien
Il pleuvait.
Les six jeunes mages étaient là, debout, devant les murailles grises de Bloumécia. A leurs cotés se tenaient Tarask, Freyja, le roi Bloumécien et le vieux prêtre.
Tous regardaient le majestueux Eikogarde s’envoler vers le cieux infinis et repartir au delà des montagnes.
Penchée au dessus du bastingage de l’aéronef, la jeune princesse de Lindblum lança un dernier au revoir de la main à ses amis.
Sur la terre ferme, les enfants de Bibi se remémoraient les derniers instants qu’ils venaient de vivre. Alors que Freyja leur comptait les aventures qu’elle avait vécue avec leur père, Eiko était survenue la mine triste. Elle leur avait expliquée qu’elle devait retourner en son royaume, et que eux devaient rester ici. C’était un ordre du roi des lieux. La princesse Carol-Fabre avait dit que dorénavant, ils se trouvaient sous la protection de Freyja et Tarask, et qu’en compagnie de ces deux derniers, ils n’avaient rien à craindre.
Une heure plus tard, et après de longs au revoir, les jeunes s’étaient retrouvés là, au pied de la cité de la pluie éternelle.
Le roi de la cité s’avança alors vers eux pour leur parler.
« En notre cité, et pour des raisons que dame Crescent a due vous narrer, les mages noirs ne sont pas les bienvenus ; commença le souverain. Cependant, le monde change. Ceux qui hier étaient nos ennemis sont devenus de fidèles alliés. Un nouvel ordre est en marche. Un ordre de prospérité et de paix. Et si nous voulons que ce nouvel ordre se mette en place, nous devons évoluer. Nous devons apprendre à pardonner. Jeunes mages ! La cité Bloumécienne vous considère comme les représentants de votre caste et de votre race. Et cette même cité est prête à pardonner ce que les vôtres ont accomplit. Pour cela, vous devez partir en pèlerinage expier vos fautes en leur nom. Montrez vous dignes de vos frères, et, par vos actes, prouvez nous que le peuple des mages est digne de confiance. J’ai dit ! »
Et le roi se tut.
Durant son discours solennelle et plein d’émotions, toute son auréole de pouvoir, de grandeur et de justice avait resplendit. Ses yeux avaient été teintés de la flamme du chagrin, tant le souvenir du carnage des blouméciens par les mages noirs était douloureux. Mais son geste était sincère. Myo, Kokko, Tek, Mytrio, Gomphos et Manag y avaient été sensible, bien que le sens du discours leur avait totalement échappé.
Puis le roi s’approcha de ses deux loyaux sujets, à savoir Freyja et le prêtre. Il leur murmura quelques mots avant de pénétrer en sa cité et d’y disparaître dans le dédale des ruelles.
Freyja s’approcha alors de ses jeunes protégés qui l’assommèrent immédiatement d’une montagne de questions.
« Quoi ? »
« Il a dit quoi ? »
« On doit faire quoi ?»
Une rumeur furieuse s’éleva rapidement. A six, les enfants pouvaient faire autant de bruit qu’en troupeau de phacoches en transe.
« Silence ! » cria Tarask d’une voix forte et autoritaire.
Les jeunes s’exécutèrent.
« C’est simple les enfants, commença Freyja. Le roi veut que vous vous rendiez avec nous à l’ancien tronc de Clayra. Vous vous recueillerez là-bas afin de demander le pardon des morts pour votre peuple. Une fois cela fait, nos deux peuples seront en paix. »
« J’ai toujours rien compris ! » s’exclama Myo.
« Tu n’a rien à comprendre ; le reprit le prêtre albinos. Suis nous. Nous t’expliquerons en chemin. Et une fois à Clayra, laisse parler ton cœur. »
Myo ne répondit rien.
« La seule chose qui m’inquiète, c’est les nombreux monstres qui courent la plaine. » dit Freyja.
« Tu nous crois incapable des les protéger ? » lui demanda Tarask.
Cette parole rassura le chevalier dragon.
« Alors qu’attendons nous ? » continua Tarask.
« Tu a raison, lui répondit Freyja. Les enfants, en avant ! »
Et la petite troupe se mit alors en marche vers de ce qui avait été l’arbre de Clayra.