- Arrivé à Bloumécia
L’Eikogarde avait repris sa route. Il volait rapidement, fendant les cieux.
Sur le pont et dans les salles c’était l’effervescence. Les mécaniciens poussaient la machinerie à fond. Il fallait rattraper le retard pris lors du combat contre le silverdragon.
Dans la cabine de pilotage, Erin était aux commandes.
En même temps quelle pilotait, elle faisait son rapport à la princesse de Lindblum.
Elle expliqua comment, en un coup d’œil, Tek avait analysé et compris le fonctionnement des tourelles à canon.
Elle raconta que, en quelques instants, il avait localisé la panne et l’avait réparée ; augmentant au passage la précision et la portée des canons.
Finalement, elle avoua quelle n’avait touché le monstre qu’à l’aile alors que le jeune mage noir l’avait eu en pleine tête.
Eiko, après cette mise au point, retourna sur le pont auprès des enfants. Ces derniers jouaient tranquillement.
« Eiko ! » s’exclama Kokko à la vue de l’invokeuse.
« Venez me voir ! ; fit cette dernière. Les enfants, d’abord je vous remercie de nous avoir sauvés, l’équipage, le vaisseau et moi. »
« De rien !! » dirent les jeunes en cœur.
« Bien, reprit Eiko. Nous allons bientôt arriver à Bloumécia. Là bas nous rencontrerons des amis à votre père. »
L’Eikogarde arriva en vue du royaume.
Les enfants découvrirent une vaste plaine. Au bout de cette plaine, un désert. De l’autre coté, une cité bâtie aux pieds de la montagne. Cette cité était grise de loin, à cause des murs fortifiés en pierre qui en faisaient le tour. Les toits de tuile rouge des habitations étaient les seules taches de couleur de ce tableau.
L’aéronef amorça sa descente.
Le temps se couvrit alors. Il plut.
« On arrive le mauvais jour... » bougonna Myo avant de resserrer sa veste. Ses frères et sa sœur en firent de même.
« C’est normal, commença Eiko. Bloumécia est appelé ville de la pluie éternelle. »
« Une ville éternellement arrosée par les larmes du ciel. Il a dû se passer de nombreux drames ici. » murmura Kokko.
Eiko pensa qu’elle avait raison, mais elle ne répondit rien.
Et ils restèrent là, silencieux, à contempler ce spectacle.
Le majestueux vaisseau de la flotte lindblumienne se posa finalement, et la petite troupe mit pied à terre. Elle tomba alors face à un colosse, un géant. Un homme à la peau pâle et aux cheveux rouges. Un homme fort, grand et fier.
Les jeunes mages n’étaient pas rassurés.
Myo, guidé par son instinct de leader et de combattant se tint face à l’homme, comme par défi. Il était aussi devant sa famille, comme pour la protéger.
« Eiko, tu arrive enfin, fit l’homme. Et je vois que tu nous apport ceux qui doivent être les enfants de Bibi. »
« Hé oui Tarask ! Et ça t’étonne pas plus que ça ? » dit Eiko, cherchant à provoquer le guerrier.
« Non. » répondit froidement ce dernier.
« Les enfants, je vous présente Tarask Le Rouge. Il a combattu au coté de votre père. » enchaîna la princesse.
« Maintenant que les présentations sont faites, suivez moi ; fit Le Rouge. Nous sommes attendus. »
Il se mit alors en marche, Eiko à sa gauche. Les enfant suivaient.