Prenez place devant l´Aerothéatre.
Les Tantalas dans...
Idylle sur les planches
Markus n’était pas venu au théâtre aujourd’hui pour faire de la figuration ; et pourtant, il ne savait pas que le destin en déciderait autrement. Pour l’heure, il c’était perdu dans un dédale de couloirs tous plus sombres les un que les autres. Lui qui pourtant était un habitué des coulisses, ne s’y retrouvait pas. Autour de lui, entassés ça et là, des dizaine, peut être des centaines de costumes. Des coffres, plusieurs coffres, avec dedans mille et une chimères ; Toutes ces choses dont le théâtre s’habille pour un soir, pour une représentation.
Des décors en carton patte, des tentures, des rideaux, des balais et même des seaux.
Enfin tout ce qu’il faut pour faire un spectacle. Markus ne savait plus où se diriger. Tout à coup, il devina une issue. Peut être de secours pensa t-il…C’était un rideau sombre, d’où sortait un courant d’air, on entendait des bruits de foule, peut être ceux de la troupe ? Et de ce fait il tira promptement le rideau. Et malgré lui, arriva sur les planches du théâtre devant une foule de spectateurs.
– Enfin te voilà Markus, s’écria Cornelia qui restait face au publique.
Markus demeurait sans voix droit comme un as de pique.
Ne l’entendant pas répliquer, Cornelia se retourna vers celui qui restait silencieux.
Quelle ne fut pas sa surprise en constatant que ce n’était pas Djidane pour jouer le rôle de Markus.
Markus la voyant interloquée lui adresse un sourire bien entendu.
- Mais Markus pourquoi ce silence, n’avez donc rien a me dire ?
Se sentant prit de court il lui répondit spontanément.
- Chère Cornelia, j’aurais tant à vous dire ! Si vous saviez…
- Oui je pense qu’effectivement vous avez à me parler. Je ne pensais pas vous voir aujourd’hui.
- Et bien je suis là Cornelia, parlons.
- Parler de quoi, de votre appariation à retardement ? dit-elle ironiquement.
- Voudriez vous accepter mes excuses Cornelia. Je m’étais perdu dans les couloirs. Et où en êtes vous avec votre père, est-il toujours réticent à ce que nous nous fréquentions ?
- Vous savez très bien que oui ! Pourquoi poser toujours la même question ?
- Parce qu’elle me tient toujours à cœur Cornelia, en doutez vous ?
- Bien sure que non, mais de toutes façons, ne nous voyons nous pas en cachette depuis plus d’un an ?
- Effectivement, pour vivre heureux, vivons cachés ; mais j’ai tellement envie de vous crier mon amour sur la place publique.
- Comme vous y allez ! La passion vous égard. Ne devons nous pas être raisonnable ?
- Raisonnable raisonnable, est ce bien raisonnable d’être raisonnable ?
Cornelia s’approche et glisse ces mots à l’oreille de Markus : N’en profitez pas, soyez sérieux pour l’amour du ciel !
Et Markus de répondre haut et fort : Est ce bien raisonnable de me parler de l’amour du ciel, quand mon cœur souffre de ne pas vous faire mienne, devant Dieu et les hommes ! Allons nous nous cacher aux yeux du monde toute notre vie ?
- Toute notre vie ? Questionne Cornelia d’un ton qui se fait plus doux. Avez vous l’intention de passer le reste de vos jours auprès de moi, vraiment ?
- Oui Cornelia, toujours vous avoir près de moi. Vous soulager du fardeau des peines qui vous envahissent si souvent. Jeter du sel sur la neige de vos maux, qui fondraient au soleil de notre renouveau. Avoir du cœur plus qu’il n’en faut, si jamais un jour votre cœur cède. Pour vous, j’ai retenu le beau de chemins inconnus de vous, pour que nous y repassions ensemble. Pour vous, j’ai retenu de romantiques refrains de chansons pour que nous les chantions ensemble. Ah, il me semble que je n’ai rien pour vous séduire. Il me semble que la beauté, l’intelligence me manquent. Ah que ne me changerais-je pas pour un autre, pour que vous me trouviez bien et jamais vous ne me quittiez pour quelques fautes. Oui je suis prêt à recevoir l’amour, votre amour Cornelia.
Cornelia est à son tour sans mot. Markus est sincère, comment en douterait-elle désormais ?
Lui prenant la main doucement, elle lui donne une réplique des plus tendres, une déclaration sans détour.
- Markus, je file de la joie au rouet de mon cœur, tous les jours de ma vie, tous les jours de ma vie, même quand je ne vous vois pas. Qui s’en doute ? Personne. Ah tant mieux pour personne. Passez gens, je n’ai d’âme que pour l’amour, je n’ai d’âme que pour lui, je n’ai d’âme que pour vous Markus. Que mon cœur cède, vous mettrez le votre à la place du mien, ainsi, nous ne serions plus jamais séparés. Allons à vos chemins, respirer les parfums de vos doux sentiments, abandonnés alors. Chantons ces refrains porteurs de joie et d’émotion, dans vos bras je fondrais à notre éternel renouveau.