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fic: AEDSABRETH

sadic_clad
sadic_clad
Niveau 5
15 septembre 2004 à 16:23:15

Voila le 3eme chapitre, il est moin long que les autres, donc j´espére que vous le lirez...et que vous le direz...

Chapitre 3 : Révélation et résistance

Val poussa du pied les débris de la porte et entra dans l’auberge. Le lieu était chaleureux et des lampes à huile donnaient une atmosphère aussi agréable qu’étrange. Devant lui, l’homme était adossé contre une chaise, lui tournant le dos, la tête dans ses mains, il semblait marmonner quelque chose. Val s’approcha mais à un mètre environ du colosse, il marcha accidentellement sur un couvert. Un tintement retentit de la dalle de pierre. L’homme se retourna et bondit sur Val. Celui-ci n’avait pas eut assez de réflexe pour appréhender cette attaque. L’homme noua ses mains de géant autour du cou de Valec et le souleva au-dessus du sol.
« Il va me casser en deux comme une vulgaire brindille se dit Valec ».
Mais l’homme dessera son étreinte aussi brutalement qu’il l’avait faite, et Valec se ramassa lamentablement sur la pierre froide. Il se releva, chancela et regarda l’homme qui était pétrifié. Son esprit devait lui crier de s’enfuir mais son corps était raide et refusait d’obéir.
« Val ! Valec ! réussit-il a articuler après un long silence »
Il se jeta sur Val, celui-ci approcha la main de la garde de son épée mais n’eut pas le temps de le saisir. L’homme l’enlaçait fortement, à lui briser les côtes, que Valec se demanda s’il ne préférer pas la strangulation. Mais quand l’homme enleva enfin son emprise, Val vit qu’il pleurait de joie, il en déduit que l’enlacement était un signe d’affection même s’il se posait des questions pour l’étranglement.
« Valec, je te croyais mort dans la bataille »
« Mais qui êtes vous ? »
« Je suis Breks, résistant depuis que je fus en mesure de tenir une arme »
« Des résistants ? ?? »
« Oui tu te rappelle de ça au moins ? Mais comment es-tu encore en vie ? »

Valec s’assit sur un tonneau et dit à Breks qu’il avait été découvert par un homme, errant à des kilomètres du massacre, à bout de force et maculé de sang. Cet homme le ramena au village le plus proche et arrivé là il lui trouva une famille d’accueil car le pauvre homme n’avait pas la possibilité de s’en occuper. Valec fut donc hébergé durant un mois chez un couple et un matin il partit vers Madret. Valec ne parla pas de la voix qu’il entendait, ni de sa soit disante quête. Mais en évoquant des passages de la bataille, il se surprit à passait sa main sur sa gorge où la lame s’était enfoncée. Il sentit sous ses doigts comme une très fine cicatrice qu’il s’empressa de cacher sous son col de fourrure.

Breks ne pipa pas un mot durant le récit de Valec et restait beat, la bouche entrouverte avec un regard perdu dans le vague. Une fois l’histoire finie il se redressa et marqua un temps avant que son air benet ne retourne à des traits fermes et autoritaires.

« L’ordre des résistants est-il grand ? reprit Val »
« Plus que jamais. Ecoute moi Valec, cette nuit tu dormiras ici et demain à la première heure, nous nous rendrons au siège de la résistance »
« Où se trouve-t-il ? »
« A quelque kilomètre de Madret. Viens, je vais te montrer ta chambre »
« Breks, j’aimerai que vous répondiez à une dernière question : Quel est le but exact de la résistance ? »

Breks s’arrêta net, après un long soupir il se tourna vers Val, ses traits étaient encore plus tirés que d’habitude.
« As-tu vu ce qui se passe dehors ? » Breks souleva un pan du rideau, découvrant une usine crachant dans le ciel des fumées noirâtres et poisseuses.
« Tout n’est que pollution, on ne peut plus sauver cette planète, tout se meure, il n’y a plus un seul arbre, ni animaux. La mort anticipée de cette planète sera une sorte de cadeau, pour éviter toute souffrance inutile »
« Mais… »
« Connais-tu la légende d’Aedsabreth ? »
« Valec hocha négativement la tête »
« Il fut un temps sur la planète où des forêts sauvages s’étendaient à perte à vue, des barrières de corail décoraient tous les océans, et les animaux vivaient en liberté. Tout était en harmonie et l’entité terrestre nommée Aedsabreth était le créateur de ce monde à la faune et la flore luxuriante. Aedsabreth regarda sa création se développer, ne brusquant rien. Mais suite à une évolution, une nouvelle race fit son apparition. La plus mauvaise, celle des humains. Leur soif de pouvoir se fit vite ressentir et ils commençaient à détruire la nature. Mais celle-ci renaissait de ses cendres à chaque fois encore plus fournie et plus verdoyante. Un homme, plus malin, alla directement trouver Aedsabreth, le tua puis enferma son esprit dans un cristal au centre de la terre. Cet homme se nommait Baruch et il devint le premier dirigeant de l’empire, qui est encore en place aujourd’hui, et le héros de la légende de l’Empire « Celui qui nous sauva de la diabolique emprise d’Aedsabreth ». Les résistants essayent de trouver Aedsabreth pour le libérer, ainsi la nature reprendra ses droits et la terre explosera ».
« Comment le savez-vous ? »
« On le sait, c’est tout. Le problème c’est que le dirigeant actuel de l’empire, Ravac est un fanatique de Baruch et veut retourner sur les pas de la légende afin de voir Aedsabreth et certainement d’en tirer quelque chose. C’est ainsi que le trou de la foreuse fut fait ».
« N’y a-t-il pas un autre moyen que de faire exploser la planète ? Des tas de gens n’ont pas demandé à mourir »
« Ecoute Val, je t’ai dit tout ce que je savais sur le sujet, maintenant sois gentil, vas te coucher, demain sera une importante journée ».

Valec voulait bien sûr poser toutes les questions qui lui assaillaient l’esprit mais tout d’un coup il sentit la fatigue l’envahir, et il se dirigea vers sa chambre sans broncher.

ubhbeb-kpoft
ubhbeb-kpoft
Niveau 10
15 septembre 2004 à 21:09:48

ben . ....bis.

jme comprend

sadic_clad
sadic_clad
Niveau 5
17 septembre 2004 à 19:04:48

:up:

ubhbeb-kpoft
ubhbeb-kpoft
Niveau 10
20 septembre 2004 à 18:02:14

wéééé un lecteur de plus ! !
non le chap suivant devrait pas tarder :-)

ubhbeb-kpoft
ubhbeb-kpoft
Niveau 10
22 septembre 2004 à 22:03:19

pof pof

on m´aurait menti ? !

ubhbeb-kpoft
ubhbeb-kpoft
Niveau 10
27 septembre 2004 à 18:54:17

bon por des raisons techniques, la fic est pas la, mais les chap suivants sont ecrits, enfin manuscrit koi ^^

ubhbeb-kpoft
ubhbeb-kpoft
Niveau 10
30 septembre 2004 à 17:46:39

bon alors le prochain chap arrive d´ici pas lontemps, ( pas apres ce week end normalement ) , et le suivant dans la foulée

ubhbeb-kpoft
ubhbeb-kpoft
Niveau 10
03 octobre 2004 à 00:52:32

et voila le chapitre 4 , c´est moi ki l´ai posté, mais les suivants, ce sra sadic-clad

CHAPITRE 4 : LA FUITE

Lena laissait sa main glisser sur la paroi rugueuse du long couloir inférieur de la base où se trouvait la résistance. Mais des chuchotements vinrent interrompre son errance nocturne. Elle se dirigea vers la porte entrebâillée de laquelle provenaient les voix. Dans la semi obscurité, elle cru distinguer un vieil homme, sans doute s’agissait-il de Scoram, le dirigeant de la résistance ; elle doutait car si cet homme était le chef, peu de résistants l’avaient déjà vu. Il s’adressa à une personne que Lena ne pouvait voir. Un raccrochement de combiné téléphonique se fit entendre.
« _C’était Breks, Valec est encore vivant !
_Comment cela est-il possible ?
_Je n’en sais rien, tout ce que je sais c’est que nous devons le tuer.
_Pourquoi ? questionna une voix avec impertinence dans l’ombre. N’est-il pas le sauveur d’Aedsabreth ?
_ Si mais il est aussi notre véritable ennemi, son doute nous mettra tous en jeu. Notre avenir doit être sûr et stable, il n’y a pas de place pour l’hésitation ! rétorqua Scoram.
_Bien, il sera tué. »
Lena s’écarta vivement de la porte d’où commençaient a sortir les hommes et tapi dans l’ombre du couloir. Elle ne savait pas qui était ce Valec ni ce Aedsabreth mais une chose était sûre, elle n’allait le regarder mourir après avoir entendu ça.

Le lendemain, alors qu’il venait de pendre une douche, Valec tomba nez a nez avec son reflet dans le miroir. Cela faisait longtemps qu’il ne s’était pas regardé ; des cheveux d’un noir de jais garnissaient son front, ses yeux d’une couleur verte teintés de gris étaient surmontés de sombres sourcils, son nez était fin ainsi que ses lèvres. Il était pareil qu’avant sa mort, ni plus âgé, ni plus grand.
La voix autoritaire de Breks le tira de son examen. Peu après, ils se retrouvèrent à marcher sur une route de béton.
Après environ une demi-heure, Breks changea d’itinéraire et bifurqua sur un chemin rocailleux. Après une marche une marche plus périlleuse ils atteignirent une carrière de pierre.
« _Regarde ! lança Breks. Le QG de la résistance, creusé a même la pierre. »
Breks se mit à courir vers l’entrée. Valec courait à quelques bons mètres derrière lui mais une forme indistincte lui sauta dessus. Val vit juste une tignasse de cheveux blonds hirsute et il se retrouva plaqué par terre, un rocher pointu lui écorcha le bas du dos. Un cou de feu couvrit le cri qu’il poussa suivit de jurons qui résonnèrent contre les parois de la carrière. Val se débattit et senti le corps de son agresseur sous ses poings.
« _Tiens toi tranquille ! Ils veulent te tuer ! »
Val arrêta ses poings, la voix qui s’adressait à lui était féminine et maintenant, il sentait une jeune fille sur lui, elle était plein de terre argileuse. Val imagina que lui aussi devait être couvert de terre, vu qu’en se battant, ils avaient dû rouler sur une bonne centaine de mètres. La fille se releva.
« _On ferra connaissance plus tard ! Fichons le camp ! »
Elle tendit une main à Valec. Celui-ci ne bougea pas. Mais la mystérieuse voix choisi ce moment pour se manifester.
« Suit la ! »
Valec saisit la main qu’elle lui tendait.

La fille l’entraîna rapidement à travers la carrière. Des jurons et des tirs retentissaient de tous les cotés mais l’épaisse couche de glaise qui les recouvrait devait sans doute les rendre plus difficile a repérer. La fille plongea sous un rocher où se trouvait une petite ouverture où seuls des enfants pouvaient passer.
« Vient, ils ne nous trouverons pas ici ! »
Valec obéit et se retrouva dans une grotte aménagée
« On sortira lorsque cela se sera calmé mais ils vont encore nous chercher pendant pas mal de temps. On va rester planqué ici. Personne ne connaît l’existence de cet endroit à part moi. Si on faisait connaissance ? »
Valec pivota et adressa un regard complice à la fille.

Scoram cracha un juron.
«_Où sont-ils ? ! Trouvez les ! aboya t-il . Il s’agitait nerveusement devant ses troupes.
_Il semblerait que Valec ait reçu de l’aide, dit un soldat.
_D’après ce que nous avons vu, c’est Lena qui a aidé Valec, dit un deuxième soldat.
Scoram entra dans une rage folle.
_Où est Breks ? hurla t-il. Il devait escorter Valec pour éviter ce genre de problème.
Un troisième soldat se mit a parler.
_Apparemment, en courant vers nous, il n’a pas entendu l’intervention de Lena et quand il s’en est aperçu il était trop tard.
_Où est-il ?
_Au niveau inférieur
_Exécutez le !
_Bien
_Trouvez moi les deux enfants et tuez les, ils ne peuvent pas être très loin. Envoyez aussi des troupes fouiller Madret.
_Il sera fait selon vos désirs.
Les trois soldats disparurent dans un sombre escalier. Scoram retourna à son bureau.
_L’enveloppe charnelle ne doit pas rejoindre Aedsabreth. Mais avec cette Lena cela risque d’être plus dur que je ne le pensais… »

« _Donc si je récapitule, tu te nomme Lena, tu est résistante et tu me sauve la vie car les résistants veulent me tuer »
Lena acquiesça d’un signe de tête. Valec se massa le crâne. Il était appuyé contre une des parois humides de la grotte, son autre main compressait un linge sur sa blessure

« Mais pourquoi veulent-ils me tuer ?
_Je ne sais pas. Ils ont parlé d’un certain Aedsabreth dont tu était censé être le sauveur mais que tu douteras et nous mettra tous en jeu »
En disant cela elle s’était rapprochée et se tenait face a Valec. Il pus un peu mieux la contempler depuis que la boue avait séché et était tombée par plaques. Même si une épaisse couche de poussière la recouvrait encore il vit que de nombreux bleus marquaient sa figure ainsi que ses bras. Valec aurait voulu s’excuser mais il n’avait pas la tête à ça.
« _Ecoute moi Lena, je crois qu’il vaut mieux que tu retourne là-bas et que tu oublie tout ce qui s’est passé.
_Oui bien sûr, tue moi tout de suite dans ce cas, on perdra moins de temps. Leur première tentative a échoué mais ils ne s’arrêteront pas là, nous somme maintenant des fugitifs. » L’évidence frappa Valec en lui provoquant un léger sentiment de malaise. Où qu’il aille, cette fille le suivrait. Il la regarda une dernière fois, elle plongea ses yeux dans les siens. Elle avait des yeux étranges, oranges, rouges et jaunes à certains endroits et dans ce mélange de couleurs fauves, Valec ne sus dire quelle expression il devait lire. De longs cheveux fauves encadraient comme une crinière de feu ce visage.
Valec détourna enfin son regard et s’assit sur une pierre plate placée là pour remplacer un tabouret.
« D’accord tu viens avec moi ! dit-il. Mais je te préviens ça risque d’être dangereux.
_Je n’ai pas peur du danger. »
Cette fois ci Valec pus nettement comprendre dans son regard qu’elle disait vrai.
Lena se dirigea vers l’ouverture par laquelle ils étaient entrés.
« Ca a l’air de s’être calmé dehors. »
Elle s’y faufila. Quelques minutes après c’était au tour de Valec de sortir à l’air libre. La nuit était tombée. Un croissant de lune baignait d’une lumière douce la carrière. Une brise fraîche ébouriffa les cheveux des enfants.
« _Où allons nous ? questionna Lenna
_ Où est la ville la plus proche ?
_C’est Madret mais à l’heure qu’il est des soldats de la résistance doivent déjà nous rechercher. Sinon il y a Cadja derrière ces montagnes.
_Allons y ! »
Lena emboîta le pas à Valec. Celui-ci regarda une dernière fois la base de la résistance. Tout semblait calme. Un sentiment d’appréhension l’envahi, et un frisson couru le long de son échine.

ubhbeb-kpoft
ubhbeb-kpoft
Niveau 10
03 octobre 2004 à 16:46:05

:up:

sadic_clad
sadic_clad
Niveau 5
03 octobre 2004 à 23:02:23

:up: j´en es mare de uper cette fic alor que personne ne la lis...faites un effort svp
par ce que pour le moment, dans tous ceux qui l´on lut(ou du moin mis un commentaire)aucuns n´a trouvé quelque chose a redir a part la longueure, et c´est bien la premiére fois qu´on fait ce reproche a une fic...
DONC LISEZ CETTE FIC GENIALE ! !!!

ubhbeb-kpoft
ubhbeb-kpoft
Niveau 10
05 octobre 2004 à 16:40:16

un ptit up, yen a ptet ke ca interresse . ...

ubhbeb-kpoft
ubhbeb-kpoft
Niveau 10
13 octobre 2004 à 20:48:27

voila la suite tant attendue :snif:

CHAPITRE 5 : ESCALADE MOUVEMENTEE

Lena avançait d’un pas sûr et léger à travers les pierres. Valec éprouvait plus de mal et à plusieurs reprises il fut obligé d’interrompre l’élan de Lena. Les deux enfants n’avaient rien mangés depuis la veille et leurs estomacs se trouvaient victime de crampes.
Au bout d’un certain temps Lena se retourna.
« _Qu’allons nous faire exactement à Cadja ?
Valec prit appuis contre une des parois abruptes de pierre déjà chauffée d’un soleil naissant. Il expira et inspira jusqu’à ce qu’il reprenne un souffle normal.
_Je ne sais pas encore.
_Quoi, tu ne sais même pas pourquoi on y va ? ! Les résistants doivent avoir une bonne raison pour vouloir ta mort, tu as forcément un but.
Valec ne répondit rien et un silence pesant tomba sur l’atmosphère du petit matin.
_Ecoute, reprit-il, au moins on sera loin de la résistance, et puis c’est toi qui a voulu me suivre, donc ne pose pas de questions. Continuons. »
Lena adopta une expression renfrognée, vexée et repri le chemin.

Sur le coup des onze heures, ils s’arrêtèrent à l’ombre d’un rocher. Ils avaient marché depuis longtemps et maintenant la carrière de pierre ne semblait pas plus grosse qu’un petit caillou parmi tant d’autres. Ils étaient tous deux affamés mais le pire était qu’ils n’avaient pas d’eau et que le soleil commençait à vraiment cogner. Alors que Lena laissait divaguer son regard sur la montagne, elle vit un filet scintillant, une petite clarté presque insaisissable.
« _De l’eau ! s’exclama-t-elle, tirant Val de son repos.
_Laisse tomber elle est polluée, dit-il d’un ton nonchalant.
_Pas celle-ci, répliqua-t-elle, à la hauteur où on se trouve, cette eaux provient directement des neiges éternelles. »
En disant cette phrase, Lena s’était élancée en direction du cours d’eau que Valec ne parvenait pas à voir. Il se redressa, alors qu’il s’équipait, un bruit sourd suivit d’un cris inhumain lui parvint. Il s’élança à son tour, manqua de se fouler la cheville entre deux pierres, un autre cri lui parvint, humain cette fois, Lena. Valec dégaina son épée. Il ignorait ce qui se trouvait près du ruisseau et une angoisse l’envahi quand au cris qu’il venait d’entendre.

Lena avait trébuché sur un rocher, enfin ce qu’elle croyait être un rocher jusqu’à ce qu’un grognement de colère en jaillisse. La pierre roula sur elle-même et dévoila la face qui était cachée contre terre. Quatre membres se dévoilèrent les uns après les autres. Deux solides pattes arrières puis deux bras épais pourvus de trois griffes acérées d’un ivoire éclatant. Enfin une tête hideuse s’extirpa de sous la carcasse, considéra Lena avec fureur et poussa un hurlement qui déchira la tranquillité de la montagne. Lena était incapable de bouger. Le monstre se redressa et avança d’un pas lourd. Les longues et lourdes griffes crissèrent sur les roches quand le monstre se prépara à l’attaque. Lorsque Valec le vit, celui-ci était à trois mètres de Lena, près à assener un coup de griffe meurtrier. Valec ne réfléchi pas vraiment, il dévia sur la gauche où se trouvait un monticule de pierre. Il avait assez d’élan pour atteindre le monstre, arrivé au bord, il sauta de toutes ses forces, brandis son épée au dessus de sa tête. Il atterri sur le monstre et son épée s’enfonça profondément dans la chair de la bête. Celle-ci poussa un autre hurlement, pivota vivement et envoya un violent coup de patte à Valec qui le propulsa à terre. Val eut le souffle coupé par l’impact du choc. Il rouvrit les yeux et vit que la créature affichait maintenant une méchante entaille au niveau de l’échine. Elle se tourna et chargea, les griffes en avant. Valec poussa un hurlement et tendis son bras devant lui. Des convulsions se répandaient dans tout son être, ébranlant ses moindres pensées. Un halo orange apparu autour du monstre qui fut saisi des mêmes symptômes que Valec.
« _Partage ma souffrance ! » hurla-t-il d’une voix qui n’était pas la sienne.
Il referma son poing.
Le monstre hurla une dernière fois et implosa. Val sombra dans l’inconscience.

Lena se releva avec difficulté, étourdie. Elle regarda autour d’elle, des traces de sang sur les rochers témoignaient d’une lutte. « Valec » pensa-t-elle. Elle monta sur un rocher et observa le flanc de la montagne. En peu de temps, elle le repéra étendu sur le sol rocailleux. Elle se dirigea vers lui. Quand elle arriva à sa hauteur, elle s’attendait soit à voir Valec mort, tué par la bête, soit l’inverse. Mais les traces de lutte s’arrêtaient aux pieds de Valec. Elle s’agenouilla près de son corps, pris son pouls. Il était vivant.
Quand Val repris conscience, la première chose qu’il vit ce fut les yeux fauves de Lena.
«_ Ca va ? sa voix sembla raisonner contre les parois du crâne de Val. Attends, ne bouge pas.
Lena passa un linge humide sur le front brûlant de Val.
_Que s’est-il passé, dit Val qui l’étonna lui-même.
_Je ne sais pas, la bête a disparu, tu l’as tuée… Je pense. Le regard qu’elle jeta à Val à cet instant sembla le transpercer.
_Je… ne sais pas.
Lena enleva le linge du front de Val. Celui-ci se releva avec peine et failli retomber avant de se stabiliser.
_Où est mon équipement ? »
Lena désigna une pierre de l’index. Valec s’y dirigea avec une démarche pataude. Se trouvait là son épée, il nettoya la lame où luisait encore le sang noir du monstre et s’équipa, mais son vêtement de cuir épais était lacéré de trois grandes entailles. Une vive pensée lui transperça l’esprit. Il regarda son torse, aucune trace.
« _ Il est bon à jeter, grommela-t-il. »
Il revint vers Lena. Celle-ci nettoyait énergiquement ses genoux écorchés avec l’eau vive du ruisseau. Après s’être rassasié en eau, Val et Lena reprirent le chemin. Valec trouvait bizarre qu’elle ne lui pose pas de questions sur l’affrontement, après tout tan mieux, il ne se souvenait même pas de ce qui s’était passé.

Val se dirigea vers le ruisseau, coulant paisiblement d’un mont noyé dans la brume. Il mit ses mains dans l’eau vivifiante, se pencha et bu à longues gorgées. Ils avaient marché toute la journée précédente en longeant le cours d’eau pour finalement arriver sur un col. Val jeta un coup d’œil vers ce qui les attendait, une longue et dense pente rocailleuse ( comme tous les paysages). Au pied du versant, les contours d’une ville se dessinaient lentement aux aurores : Cadja. Célèbre ville car c’était de là que partaient les vaisseaux navigant sur l’océan de Saburra, ayant pour particularité d’être fait de sable et non d’eau. J’apprendrais certainement quelque chose sur l’homme que je recherche, se dit Val.
Derrière lui Lena commençait, doucement à se reveiller.

biskit13
biskit13
Niveau 10
13 octobre 2004 à 22:04:04

non sérieux c pas mal c meme tres bien continuez !

ubhbeb-kpoft
ubhbeb-kpoft
Niveau 10
14 octobre 2004 à 18:46:52

merci a toi pour tes encouragement ! !! :-)
jle dirait a galloumarru, il sra content de voir que ya quand même des gens qui lisent sa fic ^^ :oui: :)

sadic_clad
sadic_clad
Niveau 5
14 octobre 2004 à 21:24:49

We c´est tres sympa pour les encouragements, mais juste une precision, cette fic est de galloumarou et uniquement de lui, moi et ubhbeb, on ne fait que mettre sa fic en ligne, et a l´ocasion la recopier.
Donc pour les critiques c´est a galloumaru qu´il faut s´addresser non a moi ou a l´autre dont j´ai la flemme de taper le pseudo par ce qu´il est chiant a ecrir.

ubhbeb-kpoft
ubhbeb-kpoft
Niveau 10
28 octobre 2004 à 19:30:33

un ptit up, juste pour dire que galloumarru a fini d´écrire se fic, ya plus qu´a la taper sur ordi ; la suite pour ce soir au mieu, sinon c pas avant lundi soir

ubhbeb-kpoft
ubhbeb-kpoft
Niveau 10
28 octobre 2004 à 22:40:21

vous l´atendiez impatiament, voici le 6eme chpaitre

Chapitre 6 : Embarcadère

La puanteur de la mort envahi nos narines. Depuis combien de temps de cadavre gît-il au pied du lit ? Nous sommes trois orphelins de quatre jours. Je m’appelle Valec. Des cheveux noirs recouvrent mes yeux. A côté c’est Lena, avec ses étranges cheveux fauves qui lui obstruent la vue. Et enfin il y a Shadee dont les cheveux verts lui influent la même punition. Nous voilà tous les trois, nos têtes encastrées les unes dans les autres et nos corps tendus comme les branches d’une étoile, étendus sur un lit, les bras et les jambes emprisonnés par de solides liens, aveuglés. Une personne entre dans la pièce sombre, tel un fantôme. Rien ne se passe jusqu´à ce que je sente un vide, une chaleur en moins. Quelqu’un prend Shadee, le plus vieux d’entre nous nous quitte. Lena ressent aussi ce vide et elle et elle se met à sangloter de plus en plus violemment, je sanglote aussi. La porte se referme et les nausées dues à l’odeur reviennent. Le lendemain c’est Lena qui part. La plus petite. Je suis seul maintenant, j’ai froid, la mort gisant a mes pieds. Je ne m’inquiète pas pour Shadee mais pour Lena, fragile et petite. Un courant d’air frôle mes cheveux. Une main me prend et détache mes liens en prononçant quelque chose que je ne saisi pas. Je suis blotti au creux des bras de l’inconnu. Une de ses mains glisse sur mon front et dégage mes yeux. Aveuglé par le soleil, je vois juste des ombres dont deux étendues au sol, morts : mon père et ma mère. Mes sanglots ne franchissent pas ma gorge et forment un nœud dans mon ventre. La personne qui me tient m’emporte.
J’ai peur je baigne dans mes excréments et l’étranger me berce, puis me dépose sur quelque chose de moelleux au milieu d’une maison. Je ne sais pas où je suis. Cinq personnes sont penchées sur moi. Soudain un cri me brise les tympans, ça vient d’une salle à l’autre bout de la maison. Tout le monde s’y précipite sauf moi. Peu de temps après, de la petite pièce sort une femme tenant dans ses bras un paquet rose qui pousse des cris. Puis elle le dépose délicatement devant moi. C’est un bébé, un bébé qui vient de naître et qui crie aussi fort qu’il le peut. Je me souviens avoir entendu son nom. Pénola. Je m’appelle Valec, j’ai un an, orphelin de cinq jours maintenant et pour la première fois je vois clair. Et ce nom résonne comme une musique dans ma tête Pénola, Pénola, Pénola…

Val sorti d’un état de transe, bâtit des paupières. Il avait une affreuse migraine, comme à chaque fois qu’il faisait ce rêve. Il ne se souvenait de rien à part d’être avec deux enfants du même âge qui lui et qu’ils disparaissaient en le laissant seul. Et juste une odeur, infecte, émergeant dans ses souvenirs en même temps que ce souvenir. Une odeur qui l’a marquée à vie : celle de la mort ( Dieu a le sens de l’humour se dit-il).

Ils avaient enfin atteint Cadja et avaient passé la nuit à l’auberge. Lena dormait encore paisiblement, ses cheveux lui cachant le visage. Val eut comme un étrange sentiment. Mais il l’oublia et descendit prendre un petit déjeuner.
Les enfants entreprirent à une heure plutôt avancée de la matinée. Ils achetèrent un peu de nourriture. Les économies de Val diminuaient rapidement. Ils tombèrent face à une affiche vantant les mérites de l’Empire. Plutôt sobre, elle portait comme titre : « Tout est dans l’Etat. Rien d’humain ou de spirituel n’est en dehors de l’Etat. » Et en dessous de ce slogan se tenait Ravac, chef de l’Empire. Grand homme sombre avec un air sauveur, regard déterminé vers un avenir maîtrisé. C’était lui, l’homme qui l’avait tué et qu’il devait maintenant tuer. Comme si le choc ne suffisait pas, la douleur recommença. C’en était trop, toutes les provisions tombèrent lamentablement par terre. Val émis un gémissement et se prit la tête, se courba, saisi de vertige devant ce qu’il voyait. Son esprit enfiévré se perdait en conjecture. « Je… je sais où il se trouve ! » dit Val a demis mots. Il se retourna vers Lena, perplexe. « Un nouveau puit a été creusé, nous devons y aller ! Il se trouve après Suburna. Trouvons quelqu’un qui puisse nous y amener ! » Lena ne compris rien de ce que venait de dire Valec. Celui-ci ramassa la nourriture et repris le chemin vers le port. Lena le suivi sans un mot, mais son cerveau était encombré de questions. Dans la rue personne n’avait prêté attention au malaise de Val.
Le port était un endroit malsain et sale. Des quais en métal noir plongeaient dans le sable de l’océan. De chaque côté deux ou trois vaisseaux étaient amarrés, en suspension dans l’air. Lena s’intéressa à une pancarte qui indiquait une traversée de l’océan pour un prix très avantageux. Du bateau qui se trouvait derrière la pancarte sorti quelqu’un.
« _ Alors ? Intéressés ? »
Val et Lena le dévisagèrent. Il s’agissait d’un garçon à peine plus âgé qu’eux. Il avait des cheveux verts, des yeux noirs, un pansement sur un nez déjà cassé et une longue écharpe rouge autour du cou. Lena acquiesça. L’enfant tendit une main amicale vers Val, qui la serra en disant froidement :
« _ Je me nomme Valec et voici Lena.
_ Enchanté, moi c’est Shadee. »

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